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Intelligence Artificielle

L’intelligence artificielle (IA) transforme de nombreux secteurs, de la santé à la finance, en passant par l’éducation et la sécurité. Explorez comment l’IA est utilisée pour automatiser des tâches, augmenter l’efficacité et créer de nouvelles opportunités de marché.

Nos discussions incluent également les défis éthiques et les implications sociétales de l’adoption de l’IA, fournissant une perspective équilibrée sur ce développement technologique clé.

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OpenAI lance ChatGPT Work, un agent IA capable de gérer des projets complets

OpenAI lance ChatGPT Work, un agent IA capable de gérer des projets complets

À peine la famille GPT-5.6 officialisée, OpenAI enchaîne avec une nouvelle annonce majeure. L’entreprise dévoile ChatGPT Work, un agent d’intelligence artificielle pensé pour dépasser le simple rôle d’assistant conversationnel. Sa mission : prendre en charge des projets complets, coordonner plusieurs applications et exécuter des tâches complexes avec un minimum d’interventions humaines.

Avec ChatGPT Work, OpenAI franchit une nouvelle étape dans sa vision de l’IA agentique, où les modèles ne se contentent plus de répondre à des questions, mais deviennent de véritables collaborateurs numériques.

ChatGPT Work : Décrire un objectif plutôt qu’une succession de tâches

Le principe de ChatGPT Work repose sur une approche simple : l’utilisateur définit le résultat attendu, tandis que l’agent détermine lui-même les différentes étapes nécessaires pour y parvenir.

Propulsé par GPT-5.6, le nouvel agent peut se connecter aux applications et aux documents que l’utilisateur choisit de partager, récupérer les informations utiles, puis produire un résultat final plutôt que de simples recommandations.

Selon OpenAI, il peut notamment rédiger un rapport complet, créer un tableau de calcul, concevoir une présentation et développer une application web simple. L’objectif est de limiter les allers-retours permanents entre différentes applications et les multiples séries d’instructions habituellement nécessaires avec un chatbot classique.

Des workflows qui s’étendent sur plusieurs applications

OpenAI indique que ChatGPT Work est particulièrement adapté aux tâches professionnelles longues et complexes. L’entreprise cite plusieurs exemples d’utilisation :

  • analyser les dépenses d’une entreprise
  • préparer un dossier avant une réunion avec un client ;
  • synthétiser des retours clients
  • élaborer une stratégie marketing
  • générer les contenus associés puis les adapter à plusieurs publics.

Pendant l’exécution, l’utilisateur conserve le contrôle. Il peut observer les différentes étapes, répondre aux questions de l’agent, modifier la direction du projet ou valider certaines actions avant leur lancement.

Un agent qui continue de travailler en arrière-plan

La fonctionnalité la plus marquante est sans doute Scheduled Tasks. Grâce à ce système, ChatGPT Work n’interrompt pas nécessairement son activité lorsque l’utilisateur ferme l’application.

L’agent peut continuer à fonctionner en arrière-plan afin de surveiller des services connectés comme Slack ou Microsoft Teams, mettre automatiquement à jour des documents ou des présentations et signaler aux collaborateurs lorsqu’un changement important intervient. OpenAI imagine ainsi un scénario dans lequel un utilisateur lance un projet avant de quitter son bureau et retrouve, quelques heures plus tard, un travail déjà largement avancé.

Cette capacité rapproche davantage ChatGPT d’un véritable agent logiciel que d’un assistant conversationnel traditionnel.

Une nouvelle application de bureau unifiée

En parallèle, OpenAI déploie une nouvelle version de son application ChatGPT Desktop pour Windows et macOS. Cette mise à jour rassemble dans une interface unique ChatGPT, ChatGPT Work et Codex.

L’application est disponible sur l’ensemble des formules, y compris la version gratuite.

En revanche, l’accès à ChatGPT Work reste réservé, dans un premier temps, aux abonnés Pro, Enterprise et Edu.

Les utilisateurs Plus et Business devraient y avoir accès dans les prochains jours.

OpenAI accélère sa transition vers les agents IA

Avec ChatGPT Work, OpenAI confirme une évolution profonde de sa stratégie. Après avoir longtemps perfectionné les capacités conversationnelles de ses modèles, l’entreprise concentre désormais ses efforts sur des agents capables de planifier, coordonner et exécuter des tâches complexes sur plusieurs applications.

Cette approche reflète une transformation plus large du marché de l’intelligence artificielle. Les utilisateurs n’attendent plus seulement des réponses rapides, mais des systèmes capables de prendre en charge des processus entiers tout en restant supervisés par l’humain. En combinant GPT-5.6, des intégrations avec les principaux outils professionnels et des tâches exécutées en arrière-plan, ChatGPT Work illustre cette nouvelle génération d’assistants qui se rapprochent progressivement d’un véritable collègue numérique.

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Anthropic lance « Reflect » : Claude analyse désormais votre manière d’utiliser l’intelligence artificielle

Anthropic lance « Reflect » : Claude analyse désormais votre manière d’utiliser l’intelligence artificielle

Après les récapitulatifs annuels de Spotify, YouTube ou encore Uber, le concept de la rétrospective personnalisée s’invite dans l’univers de l’intelligence artificielle. Anthropic vient de présenter Reflect, une nouvelle fonctionnalité pour son assistant Claude qui propose aux utilisateurs une analyse détaillée de leurs habitudes d’utilisation sur un mois, trois mois, six mois ou une année complète.

Plus qu’un simple tableau de bord statistique, Reflect ambitionne d’aider chacun à comprendre la place que l’IA occupe dans son quotidien.

Claude Reflect : Un tableau de bord centré sur vos habitudes

Accessible depuis les paramètres de Claude, Reflect dresse un portrait de la manière dont chaque utilisateur interagit avec le chatbot. L’outil met notamment en évidence les principaux sujets abordés avec Claude, les types de tâches les plus souvent confiées à l’assistant ou encore les périodes de la journée où son utilisation est la plus intensive.

Anthropic indique également préparer l’affichage du temps total passé avec Claude, afin de fournir une vision encore plus précise de l’utilisation réelle de son assistant.

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Encourager une utilisation plus réfléchie de l’IA

Reflect ne se contente pas d’afficher des statistiques. Le tableau de bord invite régulièrement l’utilisateur à prendre du recul grâce à des questions de réflexion. Parmi les exemples donnés par Anthropic figure notamment : « Quelle est la chose que vous souhaitez continuer à faire vous-même, même si Claude pourrait l’accomplir plus rapidement ? ».

L’objectif affiché est d’encourager une utilisation consciente de l’intelligence artificielle plutôt qu’une délégation systématique des tâches.

Une fois la question posée, Claude propose ensuite… d’en discuter avec l’utilisateur afin d’approfondir sa réflexion.

Des conseils personnalisés

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Le système met également en avant certains comportements observés au fil des conversations. Il peut par exemple remarquer qu’un utilisateur retravaille systématiquement les brouillons d’e-mails générés par Claude avant leur envoi et élabore lui-même une stratégie avant de déléguer les tâches d’exécution à l’assistant.

Anthropic présente ces observations comme un moyen d’aider chacun à développer des compétences lui permettant de conserver sa créativité et son esprit critique malgré l’utilisation de l’IA.

Cette approche s’inscrit dans la stratégie de communication de l’entreprise, qui positionne Claude comme un collaborateur intellectuel davantage qu’un simple outil d’automatisation.

Des fonctions pour mieux gérer son temps

Reflect introduit également plusieurs outils de bien-être numérique. Les utilisateurs pourront notamment définir des heures de pause pendant lesquelles Claude cessera de solliciter leur attention ou encore des rappels invitant à faire une pause après une certaine durée d’utilisation.

Ces fonctionnalités rappellent les outils de gestion du temps déjà présents sur de nombreuses plateformes numériques, désormais adaptés aux assistants conversationnels.

Des limites sur les données analysées

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Anthropic précise que Reflect ne parcourt pas l’ensemble des données accessibles via les intégrations de Claude. Ainsi, le tableau de bord ne lit pas directement les contenus présents dans les e-mails ou les fichiers connectés, ignore les conversations réalisées en mode Incognito et exclut les échanges liés aux intégrations de santé.

Concernant les sujets sensibles, l’entreprise indique que ceux-ci peuvent apparaître dans les analyses uniquement sous une forme très générale, sans reprendre le détail des conversations.

Disponible dès aujourd’hui en version bêta

Reflect est proposé en version bêta. La fonctionnalité est accessible aux utilisateurs gratuits de Claude, aux abonnés Pro et aux abonnés Max. Elle nécessite toutefois que la fonction Memory soit activée afin que Claude puisse analyser l’historique des conversations.

Anthropic précise également que Reflect sera prochainement intégré à Claude Cowork, son environnement destiné aux tâches collaboratives et aux agents IA.

Une nouvelle étape dans l’évolution des assistants IA

Avec Reflect, Anthropic illustre une évolution intéressante du marché de l’intelligence artificielle. Jusqu’à présent, les assistants conversationnels se concentraient essentiellement sur la production de réponses ou l’automatisation de tâches. Désormais, ils commencent également à analyser leur propre utilisation afin d’aider leurs utilisateurs à mieux comprendre leurs habitudes numériques.

Cette approche marque un changement de perspective : l’IA ne cherche plus uniquement à accomplir davantage de travail, mais aussi à accompagner une réflexion sur la manière dont elle influence nos méthodes de pensée et d’organisation. Une ambition cohérente avec la vision d’Anthropic, qui tente depuis plusieurs années de positionner Claude comme un véritable partenaire intellectuel plutôt qu’un simple générateur de contenu.

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OpenAI lance GPT-5.6 : Sol, Terra et Luna misent sur des agents IA plus autonomes

OpenAI lance GPT-5.6 : Sol, Terra et Luna misent sur des agents IA plus autonomes

OpenAI poursuit le rythme soutenu de ses lancements avec une nouvelle génération de modèles d’intelligence artificielle. L’entreprise vient de présenter la famille GPT-5.6, composée de trois déclinaisons : GPT-5.6 Sol, GPT-5.6 Terra et GPT-5.6 Luna. Disponibles dans ChatGPT, Codex et l’API OpenAI, ces modèles ont un objectif commun : réduire le nombre d’interactions nécessaires pour accomplir des tâches complexes.

Plutôt que de répondre à une seule requête à la fois, GPT-5.6 entend gérer des workflows complets de manière plus autonome, une évolution qui reflète la transformation progressive des assistants IA en véritables agents numériques.

GPT-5.6 Sol, le modèle le plus ambitieux de la gamme

Au sommet de cette nouvelle famille se trouve GPT-5.6 Sol, le modèle le plus performant développé par OpenAI à ce jour. Selon l’entreprise, Sol est conçu pour les tâches exigeantes comme le développement logiciel, les recherches approfondies, l’analyse de grands ensembles de données et les projets nécessitant plusieurs étapes de raisonnement.

OpenAI affirme également que le modèle accomplit davantage de travail tout en consommant moins de tokens que ses prédécesseurs, un point important pour les entreprises et les développeurs qui utilisent massivement son API.

Ultra : plusieurs agents IA travaillent en parallèle

La principale nouveauté de GPT-5.6 Sol est l’introduction d’un mode baptisé Ultra. Au lieu de confier l’intégralité d’une tâche à un seul modèle, Ultra répartit le travail entre plusieurs agents d’intelligence artificielle qui collaborent simultanément.

Cette architecture permet notamment de séparer différentes fonctions comme la recherche d’informations, la rédaction, la vérification des faits et la relecture. OpenAI estime que cette approche améliore à la fois la rapidité d’exécution et la qualité des résultats sur les projets les plus complexes.

Terra et Luna visent un meilleur rapport performances/prix

Toutefois, tous les utilisateurs n’ont pas besoin d’une puissance maximale. C’est pourquoi OpenAI lance également deux modèles plus accessibles :

  • GPT-5.6 Terra, destiné aux usages polyvalents ;
  • GPT-5.6 Luna, optimisé pour les scénarios nécessitant rapidité et faible coût d’exécution.

Selon OpenAI, ces deux variantes offrent un excellent compromis entre performances et coût, avec des résultats supérieurs à ceux de plusieurs modèles concurrents dans leur catégorie.

Elles ciblent principalement les développeurs souhaitant intégrer l’IA dans des applications professionnelles sans supporter les coûts d’un modèle haut de gamme.

Une IA capable d’agir avec davantage d’autonomie

La famille GPT-5.6 introduit également une évolution importante du comportement des modèles. Plutôt que d’attendre une nouvelle instruction après chaque étape, ils peuvent désormais écrire de petits programmes, utiliser différents outils, analyser des données, contrôler leur propre progression ou encore décider de la prochaine action à entreprendre.

Cette autonomie supplémentaire vise à fluidifier des tâches comme le débogage d’un programme, la rédaction d’un rapport ou l’organisation de recherches complexes.

Un mode Max pour privilégier la précision

Pour les utilisateurs qui privilégient l’exactitude plutôt que la rapidité, OpenAI introduit également un mode Max. Celui-ci accorde davantage de temps au modèle afin qu’il puisse explorer plusieurs pistes de raisonnement, vérifier ses réponses et comparer différentes solutions avant de produire un résultat.

Le mode Ultra pousse cette logique encore plus loin en combinant cette réflexion approfondie avec plusieurs agents IA travaillant en parallèle.

Une sécurité renforcée

OpenAI indique avoir soumis GPT-5.6 à son programme de tests de sécurité le plus complet à ce jour. L’évaluation combine des exercices de red teaming réalisés par des experts humains et des batteries de tests automatisés destinées à détecter d’éventuels usages malveillants.

L’objectif est d’améliorer la résistance des modèles aux détournements tout en conservant leur utilité pour les usages légitimes.

Déploiement mondial en cours

La famille GPT-5.6 est disponible à partir d’aujourd’hui dans ChatGPT, Codex et via l’API OpenAI. Le déploiement mondial devrait se poursuivre progressivement au cours des prochaines 24 heures.

Avec GPT-5.6, OpenAI poursuit une évolution qui dépasse le simple gain de performances sur les benchmarks. L’entreprise cherche désormais à réduire le nombre d’interactions nécessaires entre l’utilisateur et son assistant en donnant au modèle davantage d’autonomie pour planifier, exécuter et vérifier son propre travail.

Cette orientation reflète une tendance plus large du secteur : l’intelligence artificielle ne se limite plus à répondre à des questions, mais aspire à prendre en charge des projets complets. Si les promesses d’OpenAI se confirment dans les usages quotidiens, le principal bénéfice de GPT-5.6 ne résidera pas uniquement dans sa puissance de calcul, mais dans sa capacité à faire gagner un temps précieux en limitant les allers-retours entre l’utilisateur et la machine.

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OpenAI rachète Northslope pour accélérer le déploiement de l’IA dans les entreprises

OpenAI rachète Northslope pour accélérer le déploiement de l’IA dans les entreprises

OpenAI poursuit son offensive sur le marché des services aux entreprises. L’éditeur de ChatGPT a annoncé l’acquisition de Northslope, une société spécialisée dans l’intégration de solutions d’intelligence artificielle au sein des organisations. Les conditions financières de l’opération n’ont pas été dévoilées et la transaction reste soumise aux autorisations réglementaires.

Au-delà de cette acquisition, OpenAI confirme une évolution stratégique majeure : vendre non seulement des modèles d’IA, mais également l’expertise nécessaire pour les intégrer durablement dans les processus métiers.

Une deuxième acquisition en quelques mois

Le rachat de Northslope intervient peu de temps après la création de OpenAI Deployment Company, une nouvelle division lancée en mai afin d’accompagner les entreprises dans le déploiement opérationnel de l’intelligence artificielle.

Il s’agit déjà de sa deuxième acquisition.

Quelques semaines auparavant, OpenAI avait intégré Tomoro, une autre société spécialisée dans l’accompagnement des entreprises vers l’adoption de l’IA. Cette nouvelle structure dispose d’importants moyens financiers. OpenAI l’a dotée d’un budget de 4 milliards de dollars, destiné principalement à financer des acquisitions et à renforcer ses capacités d’accompagnement auprès des grands comptes.

Des ingénieurs intégrés directement chez les clients

Le principal intérêt de Northslope réside dans son équipe de forward-deployed engineers, un profil encore peu répandu, mais devenu particulièrement recherché dans l’industrie de l’intelligence artificielle. Contrairement aux consultants traditionnels, ces ingénieurs travaillent directement au sein des entreprises clientes.

Leur mission consiste à comprendre les processus métiers, adapter les modèles d’intelligence artificielle aux besoins spécifiques de l’organisation, développer les outils nécessaires à leur intégration et accompagner les équipes jusqu’à leur adoption opérationnelle.

Ils jouent ainsi un rôle d’intermédiaire entre les équipes techniques et les métiers, afin de transformer des modèles d’IA généralistes en applications réellement exploitables.

Une stratégie inspirée de Palantir

Cette approche n’est pas nouvelle. Elle a largement contribué au succès de Palantir, qui déploie depuis plusieurs années des ingénieurs directement chez ses clients afin de construire des solutions adaptées à leurs opérations. Le parallèle est d’autant plus évident que les fondateurs de Northslope sont eux-mêmes issus de Palantir. En acquérant la société, OpenAI récupère non seulement des compétences techniques, mais également une méthodologie éprouvée dans les grands projets de transformation numérique.

La bataille de l’IA se déplace vers les services

Cette acquisition reflète une évolution plus profonde du marché. Les performances des grands modèles d’intelligence artificielle tendent progressivement à converger. Dans ce contexte, la différenciation ne repose plus uniquement sur la qualité des modèles, mais sur leur capacité à produire des résultats concrets au sein des entreprises.

L’adoption devient désormais le véritable enjeu.

Les organisations cherchent moins un modèle plus performant qu’un partenaire capable de garantir son intégration, sa sécurité et son retour sur investissement.

Une concurrence déjà bien installée

OpenAI n’est pas seul sur ce terrain. Microsoft développe également ses propres équipes dédiées au déploiement de solutions d’intelligence artificielle auprès des entreprises. De son côté, Anthropic a récemment lancé une structure similaire afin d’accompagner les entreprises de taille intermédiaire dans leurs projets IA.

Tous répondent à une même réalité.

Après l’engouement suscité par les modèles génératifs, les entreprises deviennent plus exigeantes concernant les coûts des projets, la protection des données, la sécurité et les bénéfices opérationnels réellement obtenus.

Le véritable marché de l’IA ne se limite plus aux modèles

Avec l’acquisition de Northslope, OpenAI confirme que la prochaine bataille de l’intelligence artificielle ne se jouera pas uniquement sur les performances des modèles. La valeur se déplace progressivement vers les services capables de transformer ces technologies en outils réellement utilisés au quotidien.

À mesure que les modèles deviennent plus accessibles et que leurs performances se rapprochent, l’avantage concurrentiel pourrait appartenir aux entreprises capables d’accompagner leurs clients jusqu’au déploiement complet de l’IA dans leurs processus métiers. Dans cette nouvelle phase du marché, les ingénieurs intégrés aux équipes des clients pourraient devenir aussi stratégiques que les modèles eux-mêmes.

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Perplexity préparerait « Teammate », un agent IA capable de gérer des projets de développement de bout en bout

Perplexity préparerait « Teammate », un agent IA capable de gérer des projets de développement de bout en bout

Perplexity ne veut plus se limiter à la recherche alimentée par l’intelligence artificielle. Selon un rapport de Business Insider, la start-up californienne développerait un nouvel outil interne de programmation assistée par IA, baptisé Teammate.

Déjà utilisé par ses ingénieurs depuis le mois de mai, cet agent logiciel pourrait être commercialisé à terme et permettre à Perplexity d’entrer sur un marché aujourd’hui dominé par OpenAI, Anthropic ou encore Cursor.

Si ces informations se confirment, elles illustreraient une nouvelle étape dans la transformation des assistants IA : après répondre aux questions, ils cherchent désormais à prendre en charge des projets complets de développement logiciel.

Un agent conçu pour piloter un projet logiciel

D’après les informations obtenues par Business Insider, Teammate ne se limite pas à générer du code. Le projet viserait à accompagner l’ensemble du cycle de développement, en prenant en charge des tâches, telles que la gestion de projets logiciels, l’analyse et la résolution de bugs, l’investigation d’incidents techniques et la surveillance des services en production.

Le média indique avoir consulté une annonce interne présentant Teammate comme un outil destiné aux travaux d’ingénierie de longue durée, capables d’évoluer de manière autonome sur des missions complexes.

Des captures d’écran montreraient notamment des ingénieurs demandant à l’agent d’identifier des anomalies au sein de systèmes internes.

Une approche indépendante des modèles d’IA

L’une des particularités de Teammate résiderait dans son architecture. Contrairement à certains concurrents étroitement liés à un modèle spécifique, l’outil serait model-agnostic, c’est-à-dire capable de fonctionner avec plusieurs modèles d’intelligence artificielle plutôt qu’avec un seul moteur propriétaire. Cette approche offrirait davantage de flexibilité et permettrait à Perplexity d’adapter son agent aux évolutions rapides du marché de l’IA générative.

À ce stade, l’entreprise n’a toutefois confirmé ni cette caractéristique ni un éventuel calendrier de lancement.

Une vision portée par la direction technique

Toujours selon Business Insider, l’initiative serait directement soutenue par le directeur technique de Perplexity, Denis Yarats. Quelques semaines avant le déploiement interne de Teammate, celui-ci aurait encouragé les équipes à modifier profondément leurs méthodes de travail.

Son objectif serait qu’à terme les ingénieurs passent moins de temps à lire ou écrire directement du code, et s’appuient davantage sur des agents IA capables de produire, corriger et maintenir les logiciels.

Le dirigeant aurait également rejeté l’idée selon laquelle l’IA générerait systématiquement du code de mauvaise qualité, estimant que des procédures de validation adaptées permettent de garantir la fiabilité des résultats.

Un marché devenu stratégique

Si Perplexity décide effectivement de lancer Teammate, l’entreprise entrerait sur l’un des marchés les plus dynamiques de l’intelligence artificielle. Les assistants de programmation figurent aujourd’hui parmi les rares applications de l’IA générative à générer des revenus importants, ce qui explique l’intensification de la concurrence.

OpenAI, Anthropic, Cursor, GitHub ou encore Google multiplient déjà les outils destinés aux développeurs.

Avec une valorisation estimée à 20 milliards de dollars, Perplexity dispose des ressources nécessaires pour tenter de se faire une place sur ce marché particulièrement concurrentiel.

Une évolution logique pour Perplexity

À ce stade, plusieurs éléments invitent néanmoins à la prudence. Les informations publiées par Business Insider reposent sur une source proche du dossier, tandis que Perplexity a refusé de commenter ces révélations.

Aucune annonce officielle concernant une commercialisation de Teammate n’a été faite.

Quoi qu’il en soit, cette initiative reflète une tendance plus large de l’industrie. Les entreprises spécialisées dans les moteurs de recherche conversationnels, les assistants IA ou les modèles de langage convergent progressivement vers un même objectif : devenir de véritables collaborateurs capables non seulement de répondre aux questions, mais aussi de concevoir, maintenir et faire évoluer des logiciels complets.

Après avoir réinventé la recherche d’information, l’intelligence artificielle pourrait ainsi transformer durablement la manière dont les applications elles-mêmes sont créées.

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OpenAI lance GPT-Live, une IA vocale capable de parler et d’écouter simultanément

OpenAI lance GPT-Live, une IA vocale capable de parler et d’écouter simultanément

Les assistants vocaux s’apprêtent à franchir une nouvelle étape. OpenAI déploie GPT-Live, une nouvelle technologie destinée à ChatGPT Voice, avec l’ambition de rendre les conversations beaucoup plus naturelles. Grâce à une architecture inédite, le modèle peut désormais écouter son interlocuteur tout en préparant sa propre réponse, se rapprochant ainsi d’un échange humain où les interruptions, les hésitations et les réactions spontanées font partie intégrante de la discussion.

Une évolution qui illustre la volonté d’OpenAI de transformer ChatGPT en véritable assistant conversationnel en temps réel.

Une architecture qui rapproche l’IA des conversations humaines

La principale innovation de GPT-Live repose sur une architecture dite full-duplex. Jusqu’à présent, la plupart des assistants vocaux fonctionnaient selon un principe relativement simple : l’utilisateur parlait, l’IA attendait la fin de la phrase, puis formulait sa réponse.

Avec GPT-Live, cette logique évolue.

Le modèle est capable d’écouter et de générer sa réponse simultanément, tout en analysant en permanence le déroulement de la conversation. Il peut ainsi décider de répondre immédiatement, de laisser un silence, de continuer à écouter ou encore de lancer certaines actions en arrière-plan.

L’objectif est de réduire la sensation de dialogue artificiel qui caractérise encore de nombreux assistants vocaux.

Des échanges plus fluides et moins rigides

OpenAI affirme que GPT-Live gère beaucoup mieux les situations courantes d’une conversation. Les utilisateurs peuvent notamment interrompre ChatGPT pendant qu’il parle, faire une pause pour réfléchir, demander à l’assistant de ralentir son débit et lui demander simplement d’écouter sans répondre immédiatement.

Le modèle peut également ponctuer l’échange de réactions naturelles comme « hum », « d’accord » ou d’autres marques d’écoute, afin de rendre la conversation plus vivante.

Cette évolution rapproche progressivement les interfaces vocales des interactions que l’on retrouve entre deux personnes.

Une meilleure compréhension dans les environnements bruyants

GPT-Live améliore également la gestion du bruit ambiant. Selon OpenAI, le modèle est désormais capable de mieux distinguer la voix de son utilisateur lorsqu’il évolue dans un environnement sonore complexe, par exemple dans une rue animée ou dans un lieu où plusieurs conversations se déroulent simultanément.

Cette capacité vise à rendre les échanges plus fiables lors d’une utilisation mobile.

GPT-Live délègue les tâches les plus complexes

Autre nouveauté importante : GPT-Live peut collaborer avec les autres modèles d’OpenAI. Lorsqu’une demande nécessite une recherche sur le Web, un raisonnement plus approfondi ou un traitement complexe, l’assistant transmet automatiquement cette tâche à GPT-5.5.

Pendant ce temps, la conversation vocale peut continuer normalement.

Une fois le résultat prêt, GPT-Live l’intègre naturellement dans l’échange, sans interrompre le dialogue. Cette organisation illustre l’évolution des modèles d’IA vers une architecture composée de plusieurs agents spécialisés travaillant ensemble en arrière-plan.

Un déploiement progressif sur toutes les plateformes

OpenAI lance GPT-Live à l’échelle mondiale dans ChatGPT sur iOS, Android et la version web. Le modèle GPT-Live-1 sera disponible pour les abonnés Go, Plus et Pro. Les utilisateurs de la version gratuite bénéficieront d’une variante plus légère baptisée GPT-Live-1 mini.

L’entreprise enrichit également les conversations vocales avec des cartes interactives.

Lorsqu’un utilisateur interroge ChatGPT sur la météo, les marchés financiers, les résultats sportifs ou d’autres informations structurées, l’assistant peut désormais afficher automatiquement une fiche visuelle tout en poursuivant la conversation à l’oral.

Les fonctions de recherche, de mémoire, de génération d’images et de partage de fichiers restent également compatibles avec ChatGPT Voice.

La vidéo arrivera plus tard

À son lancement, GPT-Live reste toutefois limité aux conversations vocales. Il ne prend pas encore en charge le partage d’écran, l’analyse vidéo en temps réel ou encore l’utilisation de la caméra pendant une conversation.

OpenAI indique que ces fonctionnalités sont en cours de développement et seront intégrées lors d’une prochaine mise à jour.

OpenAI accélère la course aux assistants conversationnels

Avec GPT-Live, OpenAI poursuit une tendance qui redéfinit progressivement les interfaces homme-machine. Après les chatbots textuels, puis les assistants capables de raisonner et d’agir, l’objectif devient désormais de rendre les échanges vocaux aussi naturels qu’une conversation entre deux personnes.

La capacité à écouter, répondre, s’interrompre ou déléguer des tâches en arrière-plan rapproche l’IA d’un véritable assistant personnel, toujours disponible et capable de suivre le rythme d’un dialogue réel. Une évolution qui pourrait rapidement devenir un nouveau standard pour les assistants vocaux de demain.

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OpenAI ouvre enfin l’accès à GPT-5.6 : Sol, Terra et Luna arrivent dès le 9 juillet

OpenAI ouvre enfin l’accès à GPT-5.6 : Sol, Terra et Luna arrivent dès le 9 juillet

Après plusieurs semaines d’accès limité, OpenAI s’apprête à rendre sa nouvelle génération de modèles accessible au grand public. L’entreprise a confirmé que la famille GPT-5.6, composée des modèles Sol, Terra et Luna, sera officiellement disponible à partir du 9 juillet.

Cette ouverture marque la fin d’un lancement particulièrement encadré, intervenu dans un contexte de surveillance accrue des modèles d’intelligence artificielle les plus avancés.

Un lancement retardé par un examen gouvernemental

Lors de sa présentation, le 26 juin, GPT-5.6 n’avait été mis à disposition que d’une vingtaine de partenaires sélectionnés par OpenAI. Selon l’entreprise, ce déploiement progressif répondait à une demande des autorités américaines, qui souhaitaient disposer de davantage de temps pour examiner les modèles avant leur diffusion à plus grande échelle.

Avec l’élargissement de l’accès prévu le 9 juillet, cette phase d’évaluation semble désormais achevée.

OpenAI n’est d’ailleurs pas la seule entreprise concernée par ce type de procédure. Plus tôt cette année, Anthropic avait également dû suspendre temporairement l’accès à certains de ses modèles les plus avancés afin de se conformer aux contrôles à l’exportation imposés par le département américain du Commerce, avant de rétablir leur disponibilité après examen.

Trois modèles pour répondre à des besoins différents

Plutôt que de proposer un modèle unique, OpenAI adopte une nouvelle stratégie avec une gamme composée de trois variantes.

  • GPT-5.6 Sol constitue le modèle le plus puissant de la famille. Il cible les usages exigeants, comme le développement logiciel, la cybersécurité ou les tâches complexes nécessitant un raisonnement avancé.
  • GPT-5.6 Terra se positionne comme une solution polyvalente destinée aux flux de travail quotidiens, avec un équilibre entre performances, rapidité et coût.
  • GPT-5.6 Luna privilégie quant à lui la vitesse d’exécution et un coût d’utilisation réduit, afin de répondre aux besoins des applications nécessitant un grand volume de requêtes.

Cette nouvelle nomenclature vise à aider les développeurs et les entreprises à choisir plus facilement le modèle le mieux adapté à leurs contraintes de performances et de budget.

Des progrès en raisonnement, en code et pour les agents IA

OpenAI indique que GPT-5.6 apporte plusieurs améliorations majeures par rapport à la précédente génération. La société met notamment en avant de meilleures capacités de raisonnement, des performances renforcées en programmation ou encore une gestion plus efficace des tâches longues impliquant des agents IA capables d’exécuter plusieurs étapes successives.

Le modèle Sol bénéficie également de nouveaux modes de raisonnement baptisés Max et Ultra, conçus pour traiter des workflows particulièrement complexes nécessitant davantage d’analyse avant de produire une réponse.

Une concurrence de plus en plus intense

L’arrivée de GPT-5.6 intervient dans un contexte où les principaux acteurs de l’intelligence artificielle accélèrent le rythme de leurs innovations. OpenAI, Anthropic, Google, Microsoft et Meta multiplient désormais les lancements de modèles spécialisés afin de répondre à des usages de plus en plus variés, allant du développement logiciel à la création de contenus multimédias en passant par les agents autonomes.

Avec cette nouvelle famille de modèles, OpenAI poursuit une stratégie de segmentation qui privilégie des profils d’utilisation distincts plutôt qu’un modèle universel. Reste désormais à voir comment GPT-5.6 sera accueilli par les développeurs et les entreprises une fois son déploiement généralisé lancé à partir du 9 juillet.

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Microsoft Copilot peine encore à convaincre : moins de 5 % des clients Microsoft 365 paient pour l’IA

Microsoft Copilot peine encore à convaincre : moins de 5 % des clients Microsoft 365 paient pour l’IA

Microsoft a placé Copilot au cœur de son écosystème logiciel. Intégré à Windows 11, Edge, Word, Outlook et même aux nouveaux claviers des Copilot+ PC, l’assistant basé sur l’intelligence artificielle devait devenir un réflexe quotidien pour des centaines de millions d’utilisateurs. Pourtant, les derniers chiffres publiés par l’entreprise montrent que l’adoption de la version payante reste bien en deçà de l’immense base de clients Microsoft 365.

Si Copilot continue de progresser, il semble encore loin d’être devenu l’outil incontournable que Microsoft espérait.

Plus de 20 millions de licences… sur un parc de 450 millions d’abonnés

Microsoft indique désormais compter plus de 20 millions de licences payantes pour Microsoft 365 Copilot. Pris isolément, ce chiffre est conséquent. Mais replacé dans son contexte, il raconte une autre histoire.

Le groupe revendique plus de 450 millions de licences commerciales Microsoft 365. Cela signifie que moins de 4,5 % de cette clientèle professionnelle a choisi de souscrire à la version complète de Copilot.

Cette proportion souligne que, malgré une présence omniprésente dans les produits Microsoft, la monétisation de l’IA générative reste encore limitée auprès des entreprises.

Acheter Copilot ne signifie pas forcément l’utiliser

L’autre enseignement concerne l’utilisation réelle de l’outil. Selon une récente étude relayée par plusieurs enquêtes auprès d’entreprises, seuls 20 à 30 % des utilisateurs disposant d’une licence Copilot l’utiliseraient chaque semaine. Rapporté aux chiffres communiqués par Microsoft, cela représenterait environ 4 à 6 millions d’utilisateurs actifs hebdomadaires.

Autrement dit, à l’échelle des quelque 450 millions de clients professionnels Microsoft 365, la part des utilisateurs exploitant régulièrement Copilot resterait proche de 1 %.

Ces estimations concernent uniquement Microsoft 365 Copilot, la version payante capable d’interagir avec Outlook, Teams, Word, Excel ou encore les données professionnelles de Microsoft 365. Elles n’incluent ni les utilisateurs de la version gratuite de Copilot ni ceux de Copilot Chat.

Microsoft assouplit progressivement sa stratégie

Face à cette adoption plus lente qu’espéré, Microsoft ajuste discrètement son approche. L’entreprise a notamment annoncé que les utilisateurs de certaines applications Office pourront désormais masquer le bouton Copilot affiché dans l’interface. Les organisations éligibles auront également la possibilité de désinstaller l’application Copilot sous Windows.

Par ailleurs, Microsoft a commencé à réduire la visibilité de la marque Copilot dans certaines applications de messagerie, après plusieurs critiques d’utilisateurs qui dénonçaient une présence jugée trop envahissante de l’assistant IA.

Ces ajustements traduisent une évolution de la stratégie : plutôt qu’imposer systématiquement Copilot, Microsoft semble désormais chercher un meilleur équilibre entre intégration et liberté de choix.

Des abonnements Microsoft 365 plus chers

Cette adoption mesurée intervient alors que Microsoft a également revu à la hausse plusieurs de ses tarifs professionnels. Depuis le début du mois, l’abonnement Microsoft 365 Business Basic est passé de 6 à 7 euros par utilisateur et par mois, tandis que Business Standard est passé de 12,50 à 14 euros.

Plusieurs offres destinées aux grandes entreprises et aux travailleurs de première ligne ont également enregistré des augmentations comprises entre 5 % et 33 %.

En parallèle, Microsoft poursuit la commercialisation de ses offres intégrant directement Copilot, avec des abonnements Microsoft 365 Business Standard avec Copilot proposés à 23,50 euros par utilisateur et par mois, et Business Premium avec Copilot à 32 euros.

L’adoption de l’IA reste un défi pour les entreprises

Les chiffres publiés par Microsoft illustrent une réalité qui dépasse largement le seul cas de Copilot. De nombreuses entreprises déploient aujourd’hui des licences d’intelligence artificielle à grande échelle, mais transformer ces investissements en usages quotidiens reste une étape bien plus complexe. Les habitudes de travail, les besoins métiers, la formation des collaborateurs et la confiance accordée aux outils jouent un rôle déterminant dans cette adoption.

Pour Microsoft, le défi n’est donc plus uniquement d’intégrer Copilot à ses logiciels, mais de démontrer que l’assistant apporte une valeur tangible au quotidien. Les millions de licences déjà vendues constituent une base solide, mais l’enjeu des prochains mois sera surtout d’augmenter le taux d’utilisation réel de l’IA au sein des organisations.

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Anthropic lance Claude Cowork sur mobile et web : l’agent IA continue de travailler sans votre ordinateur

Anthropic lance Claude Cowork sur mobile et web : l’agent IA continue de travailler sans votre ordinateur

Anthropic franchit une nouvelle étape dans l’évolution de ses agents d’intelligence artificielle. Jusqu’à présent limité à l’application de bureau, Claude Cowork est désormais disponible en version bêta sur le web et les smartphones. Une évolution qui change profondément son fonctionnement : les tâches peuvent désormais continuer à s’exécuter dans le cloud, même lorsque l’ordinateur est éteint.

Pour Anthropic, il s’agit d’un pas supplémentaire vers une IA capable de travailler de manière réellement autonome, sans rester dépendante d’un ordinateur allumé en permanence.

Claude continue de travailler, même lorsque le MacBook est fermé

Depuis son lancement, Claude Cowork fonctionnait exclusivement via l’application de bureau. Cette architecture présentait une limite importante : dès que l’utilisateur fermait son ordinateur portable ou interrompait l’application, toutes les tâches en cours étaient suspendues.

La mise à jour annoncée aujourd’hui met fin à cette contrainte.

Grâce à une exécution désormais assurée dans le cloud, Claude peut poursuivre ses opérations en arrière-plan, indépendamment de l’appareil utilisé. Un utilisateur peut ainsi lancer une tâche depuis son ordinateur, quitter son bureau puis suivre son avancement directement depuis son smartphone. Les tâches planifiées continuent elles aussi de s’exécuter sans nécessiter qu’un ordinateur reste allumé.

Cette évolution rapproche Claude des véritables agents IA persistants, capables de gérer des missions sur la durée sans intervention permanente de leur utilisateur.

Une supervision humaine reste obligatoire

Anthropic insiste toutefois sur un point : Claude ne prend pas de décisions sensibles de manière totalement autonome. Lorsque l’agent rencontre une action nécessitant une validation — comme l’envoi d’un message ou une modification importante — il sollicite systématiquement l’utilisateur avant de poursuivre. L’objectif reste de déléguer les tâches répétitives tout en conservant un contrôle humain sur les décisions finales.

Cette approche s’inscrit dans la stratégie d’Anthropic, qui privilégie des mécanismes de supervision afin de limiter les risques liés aux agents autonomes.

Des usages bien plus larges que le développement logiciel

À l’occasion de cette annonce, Anthropic a également partagé plusieurs statistiques sur l’utilisation de Claude Cowork. Contrairement à une idée largement répandue, les développeurs ne constituent pas le principal public de cet outil.

Selon l’entreprise, plus de 90 % des usages concernent des activités professionnelles classiques, comme la création de contenus, la gestion administrative, le suivi d’opérations commerciales, les courriels ou encore la préparation de présentations. Ce chiffre illustre une évolution importante du marché de l’intelligence artificielle.

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Les agents autonomes ne sont plus uniquement destinés aux ingénieurs ou aux spécialistes de la programmation. Ils commencent à s’imposer comme des assistants capables de prendre en charge une partie des tâches répétitives du travail de bureau.

Le cloud pourrait accélérer l’adoption des agents IA

L’arrivée de Claude Cowork sur le web et le mobile dépasse la simple question de la compatibilité entre appareils. En supprimant la nécessité de laisser un ordinateur allumé pendant plusieurs heures, Anthropic réduit l’un des principaux freins à l’utilisation quotidienne des agents IA.

Les utilisateurs peuvent désormais lancer une mission complexe, quitter leur poste de travail, puis consulter les résultats plus tard depuis un smartphone, sans interruption.

Cette continuité d’exécution rapproche progressivement les agents conversationnels du rôle d’assistants numériques permanents, capables d’opérer en arrière-plan tout au long de la journée.

Une nouvelle étape dans la stratégie d’Anthropic

Dans un contexte où OpenAI, Google et Microsoft investissent massivement dans les agents intelligents, Anthropic poursuit sa propre vision : développer une IA moins centrée sur la conversation ponctuelle et davantage orientée vers l’exécution autonome de tâches.

L’extension de Claude Cowork au cloud, au web et au mobile illustre cette ambition. L’enjeu n’est plus seulement de répondre à une question, mais de prendre en charge un véritable flux de travail, de suivre son avancement sur plusieurs appareils et de collaborer avec l’utilisateur jusqu’à son achèvement.

Si cette approche continue de séduire les entreprises comme les particuliers, les assistants IA pourraient rapidement devenir des collaborateurs numériques à part entière, capables d’exécuter une part croissante des tâches administratives et organisationnelles du quotidien.

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Microsoft réduit sa dépendance à OpenAI : ses modèles MAI prennent progressivement le relais

Microsoft réduit sa dépendance à OpenAI : ses modèles MAI prennent progressivement le relais

Microsoft amorce un changement stratégique dans sa course à l’intelligence artificielle. Selon une information publiée par Bloomberg, l’entreprise commence à remplacer, sur certaines fonctionnalités, les modèles d’OpenAI et d’Anthropic par ses propres modèles baptisés MAI. L’objectif n’est pas de rompre avec ses partenaires historiques, mais de reprendre progressivement le contrôle d’une partie de son infrastructure d’IA afin de réduire les coûts et de mieux maîtriser ses services.

Cette évolution marque une nouvelle étape dans la stratégie du groupe, qui cherche désormais à devenir un fournisseur de modèles d’intelligence artificielle à part entière.

Les modèles MAI arrivent dans les produits Microsoft

Le changement reste, pour l’instant, limité. D’après Bloomberg, OpenAI et Anthropic continuent d’assurer la majorité des traitements réalisés par Copilot. Les modèles MAI interviennent uniquement sur certaines tâches où Microsoft estime qu’une solution interne est plus avantageuse, notamment pour des raisons de coûts d’exploitation ou de localisation des données.

Cette approche permet à l’entreprise d’exécuter davantage de traitements directement sur son infrastructure Azure, sans dépendre systématiquement de fournisseurs externes.

Lors de la conférence Build, Microsoft a dévoilé une première famille de sept modèles MAI, couvrant plusieurs domaines : le raisonnement, la génération d’images, la synthèse vocale ou encore la transcription audio.

Parmi eux, MAI-Transcribe-1 est actuellement testé dans Teams et Copilot, tandis que MAI-Image-2 commence à être déployé dans Bing et PowerPoint.

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Réduire les coûts sans abandonner OpenAI

Cette évolution ne signifie pas la fin du partenariat entre Microsoft et OpenAI. Le groupe conserve un accès aux modèles de son partenaire et continue de les utiliser pour une grande partie des fonctionnalités nécessitant les capacités les plus avancées.

En parallèle, Microsoft développe désormais ses propres modèles afin d’optimiser ses marges.

Selon l’entreprise, l’un de ses modèles MAI, entraîné pour répondre aux besoins du cabinet de conseil McKinsey, offrirait une efficacité économique jusqu’à dix fois supérieure à celle de GPT-5.5 sur certains cas d’usage spécifiques. Même si cette comparaison repose sur un scénario particulier, elle illustre la priorité actuelle de Microsoft : réduire le coût d’exécution des services d’intelligence artificielle à grande échelle.

Un partenariat avec OpenAI devenu moins exclusif

Cette diversification est également rendue possible par l’évolution des relations entre Microsoft et OpenAI. Le contrat initial limitait fortement la capacité de Microsoft à développer ses propres modèles de pointe. Les deux entreprises ont depuis renégocié leur accord.

Microsoft conserve une licence lui permettant d’utiliser les technologies d’OpenAI jusqu’en 2032, mais n’est plus soumis à une exclusivité qui l’empêchait de développer des modèles concurrents. Dans le même temps, OpenAI peut désormais proposer ses modèles via d’autres fournisseurs cloud, notamment Amazon Web Services (AWS).

Cette nouvelle configuration pousse Microsoft à adopter une stratégie plus équilibrée.

Une stratégie fondée sur plusieurs modèles

Plutôt que de miser sur un seul partenaire, Microsoft construit désormais un portefeuille de technologies. L’entreprise conserve sa participation dans OpenAI, continue d’intégrer les modèles Claude d’Anthropic dans certaines fonctions de Copilot et développe simultanément sa propre famille MAI.

Cette approche limite les risques liés à une dépendance excessive envers un fournisseur unique.

Le PDG Satya Nadella a lui-même laissé entendre à plusieurs reprises que Microsoft souhaitait éviter de reproduire certaines erreurs du passé, en restant maître de ses technologies les plus stratégiques.

Posséder ses propres modèles devient ainsi un levier essentiel pour préserver son indépendance technologique.

Le véritable enjeu : la rentabilité de l’IA

Au-delà des performances techniques, la question centrale reste celle de la rentabilité. Microsoft dispose déjà d’un avantage considérable grâce à l’immense base installée de Windows, Microsoft 365, Teams et Office, qui représente plusieurs centaines de millions d’utilisateurs dans le monde.

Dans ce contexte, les modèles MAI n’ont pas nécessairement besoin de dépasser les meilleurs modèles du marché sur tous les benchmarks. Il leur suffit d’être suffisamment performants pour prendre en charge une partie des requêtes aujourd’hui confiées à OpenAI ou Anthropic. Chaque traitement exécuté sur une infrastructure interne permet de réduire les coûts liés aux licences et à l’utilisation de modèles tiers.

Alors que Microsoft continue d’investir massivement dans l’intelligence artificielle, cette maîtrise progressive de la chaîne technologique pourrait devenir un facteur déterminant pour améliorer la rentabilité de Copilot et des futurs services IA de l’entreprise.

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DeepSeek préparerait sa première puce IA pour réduire sa dépendance à Nvidia

DeepSeek préparerait sa première puce IA pour réduire sa dépendance à Nvidia

DeepSeek pourrait bientôt franchir une étape stratégique dans sa quête d’indépendance technologique. Selon plusieurs sources relayées par Reuters, le laboratoire chinois d’intelligence artificielle DeepSeek travaillerait sur sa première puce dédiée à l’inférence, un composant conçu pour exécuter les modèles d’IA plutôt que pour les entraîner. Si ces informations se confirment, DeepSeek ne se contenterait plus d’adapter ses modèles au matériel chinois : l’entreprise chercherait désormais à concevoir son propre processeur.

Cette évolution s’inscrit dans un contexte où les restrictions américaines sur les exportations de technologies avancées poussent les acteurs chinois à accélérer le développement d’un écosystème entièrement domestique.

Après les modèles, DeepSeek viserait désormais le matériel

Depuis plus d’un an, DeepSeek multiplie les efforts pour optimiser ses modèles d’intelligence artificielle sur les processeurs Ascend de Huawei ainsi que sur d’autres accélérateurs développés en Chine.

Cette stratégie marque une rupture avec les premières générations de modèles, largement dépendantes des GPU de Nvidia.

Selon Reuters, la prochaine étape consisterait à développer une puce spécifiquement pensée pour l’inférence, c’est-à-dire la phase durant laquelle un modèle répond aux requêtes des utilisateurs après son entraînement.

Contrairement au processus d’entraînement, particulièrement gourmand en puissance de calcul, l’inférence représente aujourd’hui la majeure partie des besoins opérationnels des plateformes d’intelligence artificielle.

Une fabrication confiée à SMIC

Toujours selon les informations publiées par Reuters, cette future puce serait produite par Semiconductor Manufacturing International Corporation (SMIC), principal fondeur chinois.

Ce choix apparaît logique dans le contexte géopolitique actuel.

En raison des restrictions imposées par les États-Unis et leurs partenaires, SMIC ne dispose plus d’un accès aux équipements de gravure les plus avancés et serait actuellement limité à un procédé de fabrication d’environ 7 nanomètres, plusieurs générations derrière les technologies les plus récentes utilisées par TSMC.

Cette différence de finesse de gravure limite à la fois les performances, l’efficacité énergétique et les rendements de production des processeurs les plus complexes.

Réduire la dépendance aux GPU de Nvidia

L’intérêt stratégique d’un tel projet apparaît clairement. Washington limite déjà l’accès de la Chine aux GPU les plus performants de Nvidia et envisage régulièrement d’étendre les restrictions à plusieurs entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle, dont DeepSeek.

Développer une puce maison permettrait donc de réduire cette dépendance aux technologies américaines tout en renforçant la souveraineté de l’écosystème chinois. Cette orientation paraît d’autant plus pertinente que plusieurs cabinets d’analyse estiment désormais qu’environ 70 % de la puissance de calcul utilisée par les applications d’IA sera consacrée à l’inférence, contre une part décroissante réservée à l’entraînement des modèles.

Autrement dit, c’est précisément sur ce marché que les gains économiques pourraient être les plus importants.

Un projet ambitieux, mais semé d’obstacles

Si l’idée paraît cohérente sur le plan stratégique, sa concrétisation reste loin d’être acquise. La conception d’un accélérateur dédié à l’intelligence artificielle nécessite plusieurs années de développement ainsi qu’une importante expertise en architecture matérielle. À cela s’ajoutent les limites industrielles de SMIC, dont les rendements de fabrication resteraient nettement inférieurs à ceux de TSMC pour les puces les plus avancées.

Des taux de production insuffisants pourraient limiter fortement les volumes commercialisables, même en cas de succès technique.

DeepSeek a d’ailleurs déjà rencontré certaines difficultés dans cette transition.

Plusieurs sources indiquent que le développement du modèle R2 aurait subi des retards après des essais d’entraînement jugés insuffisants sur les accélérateurs Huawei. L’entreprise aurait alors continué à s’appuyer sur des GPU Nvidia pour l’entraînement, tout en réservant les processeurs chinois aux tâches d’inférence.

La future puce s’inscrirait précisément dans cette logique.

Des moyens financiers désormais considérables

Le financement ne semble plus constituer un obstacle majeur. Depuis le lancement de sa famille de modèles V4, DeepSeek bénéficie d’un soutien croissant de l’industrie chinoise des semi-conducteurs.

Selon plusieurs médias spécialisés, le fonds d’investissement public chinois surnommé Big Fund participerait à une levée de fonds pouvant atteindre 45 milliards de dollars, destinée à accélérer le développement des technologies nationales liées à l’intelligence artificielle.

Cette dynamique illustre la volonté de Pékin de construire une chaîne de valeur complète, allant des modèles de langage jusqu’aux infrastructures matérielles qui les exécutent.

Une ambition crédible, mais encore non confirmée

À ce stade, DeepSeek n’a confirmé aucune de ces informations. L’entreprise n’a pas répondu aux sollicitations de Reuters et demeure fidèle à sa communication particulièrement discrète, malgré l’intérêt croissant suscité par ses modèles d’IA. En conséquence, l’existence même de cette puce repose encore sur des sources anonymes.

Même si un prototype devait effectivement voir le jour, plusieurs étapes critiques resteraient à franchir : validation du design, fabrication des premiers échantillons, tests fonctionnels, optimisation des performances puis production à grande échelle.

Autrement dit, concevoir une puce ne garantit pas encore son arrivée sur le marché.

En revanche, une tendance apparaît de plus en plus nette. Après avoir développé ses propres modèles de langage et adapté ceux-ci aux infrastructures chinoises, DeepSeek semble désormais vouloir maîtriser également la couche matérielle. Si cette stratégie aboutit, la Chine se rapprocherait un peu plus de son objectif de disposer d’une chaîne technologique d’intelligence artificielle entièrement indépendante des technologies occidentales.

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Meta dévoile Muse Image et Muse Video : ses premiers modèles IA maison pour générer images et vidéos

Meta dévoile Muse Image et Muse Video : ses premiers modèles IA maison pour générer images et vidéos

Meta accélère sa stratégie dans l’intelligence artificielle générative. Le groupe de Mark Zuckerberg a présenté Muse Image et Muse Video, ses premiers modèles de génération de contenus développés en interne par Meta Superintelligence Labs.

Plus qu’un simple lancement de produits, cette annonce marque une étape importante : Meta entend désormais maîtriser toute sa chaîne technologique, sans dépendre des modèles d’IA de partenaires externes.

Avec Muse, le géant des réseaux sociaux mise sur une intégration étroite avec son écosystème, tout en cherchant à rivaliser avec OpenAI, Google et Microsoft sur le terrain de la création de contenus.

Muse Image exploite directement l’écosystème Instagram

La fonctionnalité la plus originale de Muse Image repose sur un avantage que peu de concurrents peuvent revendiquer. Les utilisateurs peuvent mentionner un compte Instagram public directement dans leur requête en utilisant le symbole @. Le modèle récupère alors les images publiques associées à ce profil afin de s’en inspirer pour générer de nouveaux visuels.

Cette approche permet, par exemple, de créer des invitations, des campagnes marketing ou des concepts graphiques en reprenant automatiquement l’identité visuelle d’une marque ou d’un créateur de contenu.

En exploitant directement son immense réseau social, Meta transforme son patrimoine de contenus publics en ressource créative pour son intelligence artificielle.

Une IA qui ne se contente plus de générer des images

Muse Image va également plus loin qu’un générateur classique de texte vers image. Selon Meta, le modèle adopte un fonctionnement proche d’un agent IA. Avant de produire un résultat, il peut analyser la demande, rechercher certaines informations sur le Web lorsque cela est nécessaire, générer du code pour produire des éléments précis — comme des graphiques ou des QR Codes — puis vérifier automatiquement son propre travail avant de livrer le résultat final.

Cette capacité à combiner plusieurs étapes de raisonnement rapproche progressivement les générateurs d’images des nouveaux agents d’intelligence artificielle capables d’exécuter des tâches complexes plutôt que de produire une simple illustration.

Déjà parmi les meilleurs modèles du marché

Meta affirme également que Muse Image figure déjà parmi les références du secteur. Selon le classement Arena.ai, basé sur les préférences exprimées par les utilisateurs, le modèle occupe actuellement la deuxième place dans plusieurs catégories : génération d’images à partir de texte, modification d’une image ou encore édition de plusieurs images.

Seul GPT Image 2 d’OpenAI devancerait actuellement Muse Image, tandis que plusieurs modèles concurrents développés par Google ou Microsoft se situeraient derrière.

Ces classements reposent toutefois sur des évaluations communautaires et ne constituent pas des mesures scientifiques des performances des différents modèles.

Muse Video arrive en version préliminaire

Meta accompagne également cette annonce de Muse Video, actuellement proposé en version Preview. Construit sur la même base technologique que Muse Image, ce nouveau modèle est capable de générer simultanément les images et leur bande sonore.

Toujours selon Arena.ai, Muse Video figurerait déjà parmi les modèles vidéo les mieux classés en matière de préférences utilisateur.

Meta reconnaît néanmoins que plusieurs aspects restent perfectibles, notamment la synchronisation entre l’audio et la vidéo ainsi que la gestion des mouvements rapides, raison pour laquelle cette première version reste limitée à un accès anticipé.

Aucune date de disponibilité générale n’a encore été communiquée.

Une stratégie d’indépendance technologique

Au-delà des performances techniques, ces annonces traduisent une évolution majeure de la stratégie de Meta. Jusqu’à présent, plusieurs fonctionnalités d’intelligence artificielle proposées par l’entreprise reposaient sur des technologies développées par des partenaires externes.

Avec Muse Image et Muse Video, Meta dispose désormais de ses propres modèles de génération multimédia.

Cette maîtrise lui offre plusieurs avantages : accélérer le développement de nouvelles fonctionnalités, optimiser leur intégration avec Facebook, Instagram, WhatsApp ou Threads, mais aussi renforcer ses futures offres destinées aux créateurs de contenus et aux annonceurs.

Une nouvelle bataille s’ouvre dans l’IA générative

L’arrivée de Muse intervient dans un contexte de concurrence particulièrement intense. OpenAI, Google, Microsoft, Adobe ou encore xAI multiplient les annonces autour des modèles capables de produire textes, images, vidéos et contenus interactifs.

Meta choisit une approche différente en capitalisant sur un atout que peu de ses concurrents possèdent : un réseau social réunissant plusieurs milliards d’utilisateurs et une immense bibliothèque de contenus publics.

Si les performances promises se confirment, Muse pourrait rapidement devenir un élément central de l’écosystème Meta, tout en renforçant l’autonomie technologique du groupe face aux autres acteurs majeurs de l’intelligence artificielle.

 

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Anthropic prolonge l’accès à Claude Fable 5 pour les abonnés payants jusqu’au 12 juillet

Anthropic prolonge l’accès à Claude Fable 5 pour les abonnés payants jusqu’au 12 juillet

Revirement de dernière minute chez Anthropic. Alors que Claude Fable 5 devait disparaître des avantages inclus dans les abonnements payants dès le 8 juillet, l’entreprise a finalement décidé de prolonger son accès promotionnel. Les utilisateurs éligibles pourront continuer à utiliser le modèle sans surcoût jusqu’au 12 juillet 2026 à 23 h 59.

Cette décision intervient quelques heures seulement avant l’entrée en vigueur des nouvelles conditions d’utilisation initialement annoncées.

Fable 5 : Quelques jours de répit pour les abonnés

Anthropic confirme que Claude Fable 5 reste accessible aux abonnés des offres Pro, Max, Team ainsi qu’aux clients Enterprise disposant de licences premium. Pendant cette période de prolongation, les règles ne changent pas.

Les utilisateurs peuvent continuer à consacrer jusqu’à 50 % de leur quota hebdomadaire à Claude Fable 5, sans coût supplémentaire. Une fois cette limite atteinte, deux possibilités restent disponibles : acheter des crédits d’utilisation pour continuer à exploiter Fable 5, ou basculer vers un autre modèle Claude afin d’utiliser le reste du quota hebdomadaire inclus dans l’abonnement.

Aucune activation particulière n’est nécessaire : l’accès est automatiquement disponible sur les comptes éligibles.

Une disponibilité sur toutes les plateformes Claude

Cette prolongation concerne l’ensemble de l’écosystème Claude. Les utilisateurs peuvent accéder à Claude Fable 5 depuis l’application web, les applications de bureau, les applications mobiles, Claude Code et les autres produits compatibles proposés par Anthropic.

En revanche, les appels via l’API restent facturés séparément selon la grille tarifaire habituelle.

Une mesure qui reste provisoire

Toutefois, Anthropic précise que cette décision ne constitue pas un changement définitif de sa politique. À partir du 13 juillet, Claude Fable 5 ne fera plus partie des modèles inclus dans les quotas hebdomadaires des abonnements. Les utilisateurs souhaitant continuer à l’utiliser devront alors activer les usage credits, un système de facturation à l’utilisation déjà proposé par Anthropic.

Autrement dit, cette prolongation offre seulement quelques jours supplémentaires avant l’entrée en vigueur du nouveau modèle économique.

Anthropic évoque un retour… sans calendrier

L’entreprise laisse néanmoins entrevoir une évolution possible. Anthropic indique toujours souhaiter réintégrer Claude Fable 5 parmi les avantages standards des abonnements payants lorsque les capacités de calcul le permettront.

Pour l’instant, aucun calendrier n’a toutefois été communiqué.

Cette situation illustre les défis auxquels sont confrontés les éditeurs de modèles d’intelligence artificielle les plus avancés. À mesure que leur popularité augmente, les coûts d’inférence et la disponibilité des ressources de calcul deviennent des paramètres déterminants dans la définition des offres commerciales.

Le cas de Claude Fable 5 montre ainsi que, même pour les abonnés payants, l’accès aux modèles les plus performants reste directement lié à la capacité des infrastructures à absorber la demande.

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Claude AI redéfinit le développement logiciel : quand parler suffit désormais à créer des applications

Claude AI redéfinit le développement logiciel : quand parler suffit désormais à créer des applications

Et si le clavier devenait bientôt optionnel pour développer un logiciel ? En 2026, une nouvelle génération d’outils d’intelligence artificielle bouleverse les méthodes de création d’applications. Portée par les derniers modèles de Claude, développés par Anthropic, cette évolution permet à des journalistes, entrepreneurs ou simples passionnés de concevoir des logiciels complets en décrivant simplement leurs idées à voix haute.

Loin des démonstrations spectaculaires, cette révolution s’installe progressivement dans les usages quotidiens et pourrait transformer durablement notre relation avec l’informatique.

Quand une conversation remplace des milliers de lignes de code

Nadeem Sarwar, rédacteur en chef chez Digital Trends, n’avait aucune ambition de devenir développeur. Pourtant, il conçoit aujourd’hui ses propres applications sans réellement programmer.

Son approche repose sur une idée simple : expliquer à Claude ce qu’il souhaite obtenir, puis laisser l’IA générer le code, corriger les erreurs et adapter l’interface au fil des échanges.

Parmi ses créations figure Framely, un outil capable de transformer des captures d’écran en maquettes entièrement modifiables directement dans le navigateur. L’application pèse moins de 8 Mo, fonctionne totalement hors ligne et ne transmet aucune donnée vers des serveurs distants, garantissant ainsi une confidentialité maximale.

Depuis, Sarwar a multiplié les projets : une extension Chrome, une alternative locale à Grammarly sur macOS, un système de surveillance de la posture utilisant des AirPods ou encore un traitement de texte minimaliste fonctionnant sur un ancien ordinateur équipé d’un processeur Intel Core i3.

Certaines applications auraient été réalisées en seulement quelques heures grâce à Claude Opus, le modèle le plus avancé d’Anthropic.

Le développeur devient chef d’orchestre

Cette nouvelle manière de travailler modifie profondément le rôle du créateur. Plutôt que d’écrire chaque ligne de code, l’utilisateur définit les objectifs, teste les résultats, corrige la direction prise par l’IA et affine progressivement le produit final.

Christopher Meiklejohn en offre une autre illustration. En l’espace d’une semaine, il a conçu un réseau social privé destiné à un cercle d’amis passionnés de musique. L’application permet de partager des enregistrements de concerts, discuter de films et de livres, suivre des tournées musicales, intégrer Spotify et Setlist.fm, tout en proposant un système de découverte alimenté par l’intelligence artificielle.

Le projet est né presque entièrement depuis une tablette iPad, avec Claude Code connecté à un dépôt GitHub vide. L’IA a généré le backend, construit la base de données, développé l’interface React et préparé les versions iOS et Android destinées aux phases de test.

Au total, seules quelques dizaines de sessions de travail auront suffi pour produire une application pleinement fonctionnelle.

Claude 4 accélère l’émergence du « développement conversationnel »

Cette évolution s’appuie sur les progrès réalisés par Anthropic depuis le lancement de Claude 4 en 2025. Le modèle Claude Opus 4 s’est rapidement imposé parmi les références pour les tâches de programmation grâce à ses excellents résultats sur plusieurs benchmarks spécialisés et à sa capacité à conserver le contexte durant des sessions de travail particulièrement longues.

Sa déclinaison Claude Sonnet 4 privilégie quant à elle une meilleure compréhension des consignes tout en maintenant un excellent niveau de génération de code.

Dans les faits, ces performances techniques se traduisent surtout par une expérience radicalement différente.

L’utilisateur ne programme plus directement : il dialogue avec un partenaire capable de produire rapidement une architecture logicielle complète, d’écrire les fonctions nécessaires et de proposer des améliorations au fil des échanges.

Une IA qui agit comme un véritable collaborateur

D’autres développeurs observent le même phénomène. Alek Dobrohotov, par exemple, s’est appuyé sur Claude Sonnet 4.5 pour développer plusieurs projets complexes, dont une plateforme d’analyse décisionnelle ainsi qu’une application permettant de coordonner différents assistants de programmation alimentés par l’IA.

Selon lui, Claude ne remplace pas l’expertise humaine, mais agit comme un collègue particulièrement efficace : disponible en permanence, rapide dans ses réponses et capable de conserver une vision globale de projets particulièrement volumineux.

Cette approche collaborative apparaît également dans les retours d’utilisateurs publiés sur X.

Certains affirment que Claude Code occupe désormais l’essentiel de leur temps passé devant un ordinateur. Au lieu de manipuler directement les fichiers ou le code source, ils décrivent leurs besoins, valident les propositions de l’IA puis orientent progressivement le développement.

Anthropic a renforcé cette logique avec des fonctionnalités comme Projects, qui conservent un contexte de travail permanent, Skills, destinées à automatiser des tâches récurrentes, ou encore Cowork, un agent capable d’interagir directement avec l’interface graphique d’un ordinateur.

La programmation devient accessible à un public inédit

Cette démocratisation pourrait transformer durablement le développement logiciel. Là où la création d’une application exigeait autrefois plusieurs développeurs, des semaines de travail et une expertise technique approfondie, il devient désormais possible de concevoir un prototype en quelques jours, voire en quelques heures.

Les applications produites répondent souvent à des besoins très spécifiques : elles sont plus légères, évitent les fonctionnalités superflues, fonctionnent parfois entièrement hors ligne et offrent un contrôle total sur les données personnelles.

Pour autant, l’intelligence artificielle ne remplace pas complètement les compétences humaines.

Les modèles peuvent encore commettre des erreurs, générer des corrections inadaptées ou perdre le fil sur des projets particulièrement complexes. Les déploiements en production, la maintenance et l’architecture globale continuent également de nécessiter une supervision attentive.

Le rôle du développeur évolue davantage qu’il ne disparaît : il devient celui qui définit les objectifs, évalue les résultats et décide des arbitrages techniques.

Une nouvelle relation entre l’humain et la machine

L’essor des assistants comme Claude illustre une mutation plus profonde de notre rapport aux ordinateurs. Pendant plusieurs décennies, l’utilisateur devait apprendre le langage de la machine. Désormais, c’est la machine qui s’adapte au langage naturel de son interlocuteur.

Cette inversion du paradigme pourrait avoir des conséquences comparables à celles de l’apparition des interfaces graphiques ou des smartphones.

Les idées ne restent plus bloquées dans un carnet de notes en attendant qu’un développeur puisse les concrétiser. Elles peuvent rapidement prendre la forme d’une application utilisable, testable et améliorable en temps réel.

Des défis persistent, notamment concernant les hallucinations, la gestion de projets très volumineux ou la fiabilité des déploiements en production. Mais une tendance semble désormais se dessiner : l’intelligence artificielle ne se contente plus d’assister les développeurs.

Elle devient progressivement un véritable partenaire de création.

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ChatGPT et Claude créent un « piège de la fluidité », selon une étude sur l’écriture assistée par IA

ChatGPT et Claude créent un « piège de la fluidité », selon une étude sur l’écriture assistée par IA

Les outils d’écriture assistée par l’intelligence artificielle comme ChatGPT⁠ ou Claude⁠ promettent de gagner du temps, d’améliorer le style et de simplifier la production de contenus. Mais, une nouvelle étude universitaire met en lumière un risque souvent sous-estimé : celui de confondre qualité rédactionnelle et qualité intellectuelle.

Selon des chercheurs américains, les modèles d’IA générative peuvent créer ce qu’ils appellent un « fluency trap » — un piège de la fluidité — où un texte bien écrit donne l’impression d’être pertinent, réfléchi et complet, même lorsque son raisonnement reste superficiel.

Quand la forme masque les faiblesses du fond

L’étude, publiée dans la revue académique Computers and Composition, a été menée par Abram Anders et Emily Dux Speltz. Les chercheurs ont observé 38 étudiants universitaires au cours d’un programme expérimental consacré à l’IA et à l’écriture. Comme beaucoup d’utilisateurs aujourd’hui, les étudiants abordaient initialement l’IA comme un raccourci. L’idée était simple : formuler une demande, récupérer un texte propre et considérer le travail terminé.

Rapidement, ils ont découvert une réalité plus complexe.

L’IA produit des phrases fluides, adopte facilement un ton professionnel et structure efficacement ses réponses. Cette qualité de présentation crée une impression de crédibilité qui pousse naturellement l’utilisateur à faire confiance au résultat.

Or, un texte convaincant n’est pas forcément exact, pertinent ou suffisamment approfondi.

Le « fluency trap » : une nouvelle illusion cognitive

Le concept central de l’étude repose sur ce mécanisme psychologique. Lorsque nous lisons un texte clair et bien formulé, notre cerveau a tendance à lui attribuer davantage de valeur intellectuelle. Ce phénomène existait déjà avant l’IA, mais les modèles génératifs l’amplifient considérablement.

Une réponse peut sembler experte alors qu’elle simplifie excessivement un sujet, omet des nuances importantes, présente des informations incomplètes ou contient tout simplement des erreurs.

Le danger ne réside donc pas uniquement dans les hallucinations de l’IA. Il réside aussi dans notre propension à accepter un texte parce qu’il « sonne juste ».

Utiliser l’IA efficacement demande les mêmes compétences qu’une bonne rédaction

L’un des enseignements les plus intéressants de l’étude est que les étudiants les plus performants n’ont pas utilisé l’IA pour remplacer leur réflexion. Ils ont appris à s’en servir comme un partenaire de travail.

Les chercheurs identifient trois étapes essentielles :

  1. Accepter l’expérimentation : Une bonne utilisation de l’IA ne repose pas sur un unique prompt. Les meilleurs résultats émergent d’un processus itératif où l’utilisateur teste plusieurs approches, reformule ses demandes et affine progressivement les réponses obtenues.
  2. Maintenir un jugement critique : L’IA peut générer du texte, mais elle ne valide pas sa pertinence. La vérification des faits, l’évaluation de la logique et l’adaptation au contexte restent des responsabilités humaines.
  3. Définir l’intention : C’est probablement le point le plus important. Une intelligence artificielle peut proposer des arguments, des exemples ou des formulations. En revanche, elle ne peut pas décider du sens profond d’un texte.

Pourquoi ce texte existe-t-il ? Quelle idée cherche-t-il à défendre ? Quel est son objectif ?

Ces questions restent entièrement entre les mains de l’auteur. L’IA change le processus d’écriture, pas la nature de l’écriture L’étude aboutit à une conclusion particulièrement pertinente pour les professionnels du contenu, les étudiants et les journalistes.

L’intelligence artificielle modifie profondément le workflow, mais, elle ne remplace pas l’activité intellectuelle qui se cache derrière l’écriture. Les chercheurs décrivent cette évolution comme un passage de « l’externalisation » à « l’orchestration » de l’écriture.

Autrement dit, l’utilisateur ne délègue plus complètement la rédaction. Il coordonne, guide, critique et améliore les propositions générées par la machine. Cette distinction devient cruciale à mesure que les textes produits par l’IA deviennent de plus en plus difficiles à distinguer de ceux rédigés par des humains.

Une leçon qui dépasse largement l’univers académique

Cette recherche arrive à un moment où l’IA générative s’impose dans presque tous les métiers liés à la communication, au marketing, au journalisme ou à la création de contenu.

Le véritable enjeu n’est plus de savoir si l’IA peut écrire. Elle le peut déjà remarquablement bien.

La question devient plutôt : qui pense réellement derrière le texte ? Car un paragraphe parfaitement rédigé peut donner l’illusion d’une réflexion aboutie. Mais comme le rappellent les chercheurs, écrire reste avant tout une activité intellectuelle. Et aucune IA, aussi sophistiquée soit-elle, ne peut encore remplacer la capacité humaine à définir une intention, construire un raisonnement et donner du sens aux mots.

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