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Robotique

Découvrez l’actualité et les grandes évolutions de la robotique, des robots industriels aux humanoïdes, en passant par les robots domestiques, médicaux et collaboratifs. Cette catégorie explore les avancées technologiques, l’intelligence artificielle embarquée, les usages concrets et les enjeux économiques et sociétaux liés à l’automatisation.

Analyses, innovations, démonstrations marquantes et perspectives d’avenir : la robotique s’impose comme un pilier majeur des technologies de demain, au croisement du hardware, du logiciel et de l’IA.

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Apple exige l’automatisation de ses usines : iPhone et Mac bientôt 100 % robotisés ?

Apple exige l’automatisation de ses usines : iPhone et Mac bientôt 100 % robotisés ?

Selon un rapport de DigiTimes, Apple accélère l’intégration de la robotisation et de l’automatisation dans sa chaîne d’approvisionnement.

Le géant californien exigerait désormais que l’automatisation devienne un critère obligatoire pour obtenir un contrat de fabrication, couvrant l’ensemble de ses produits : iPhone, iPad, Mac et Apple Watch.

Un changement stratégique dans la production Apple

Jusqu’à présent, Apple participait souvent au financement des machines et outils pour ses partenaires afin de garantir la qualité de production. Désormais, le groupe de Cupertino demanderait à ses fournisseurs de financer eux-mêmes leurs investissements en robotique et automatisation.

L’objectif serait triple :

  • réduire la dépendance à la main-d’œuvre humaine,
  • assurer une qualité homogène dans les usines réparties à travers le monde,
  • mieux maîtriser les coûts dans un contexte économique incertain.

Des coûts lourds pour les fournisseurs

Si l’automatisation peut améliorer la consistance des produits et limiter les risques liés aux pénuries de main-d’œuvre ou aux tensions géopolitiques, elle représente aussi un investissement colossal.

De nombreux partenaires de la marque auraient déjà vu leurs profits impactés par la mise en place de robots industriels et de systèmes automatisés. Certains auraient même connu des perturbations dans leur production durant la transition.

Apple maintient ses objectifs environnementaux

En parallèle, Apple continue d’accompagner ses partenaires sur un autre terrain : la transition écologique. Son objectif est une chaîne d’approvisionnement 100 % neutre en carbone d’ici 2030. Pour ce faire, elle apporte un soutien financier d’équipements écoénergétiques et de matériaux durables.

Ainsi, si Apple impose l’automatisation, elle n’abandonne pas totalement ses fournisseurs en matière de responsabilité environnementale.

Plus de fiabilité, mais à quel prix ?

En poussant à l’automatisation, Apple cherche à rendre ses produits plus fiables, homogènes et résistants aux aléas mondiaux. Toutefois, en faisant peser l’intégralité des coûts sur ses fournisseurs, la firme s’expose à des critiques.

Pour les consommateurs, un iPhone construit par des robots pourrait rimer avec moins de défauts et plus de régularité. Mais du côté industriel, cette stratégie risque d’accentuer la pression financière sur les partenaires, alors qu’Apple reste l’une des entreprises les plus riches du monde.

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Après le métaverse, la robotique : Meta va-t-elle écrire le code des robots de demain ?

Après le métaverse, la robotique : Meta va-t-elle écrire le code des robots de demain ?

Meta fait un nouveau pari audacieux sur l’avenir : après la réalité augmentée et le métaverse, le groupe se lance dans la robotique humanoïde, avec une ambition qui dépasse largement la simple construction de machines.

Le véritable objectif ? Créer le système d’exploitation des robots du futur.

Un logiciel universel pour robots, pas juste un Metabot

Depuis le début de l’année 2025, Meta a entamé ce qu’il appelle un « effort de recherche » en robotique. Oui, un robot humanoïde — surnommé en interne « Metabot » — est en développement, mais ce n’est pas le cœur du projet.

Andrew Bosworth, directeur technique (CTO) de Meta, l’explique clairement : « Le vrai défi, ce n’est pas le hardware. Il est difficile, mais ce n’est pas le goulet d’étranglement. C’est le logiciel ».

L’idée de Meta est simple (et ambitieuse) : développer un « modèle logiciel universel », que d’autres fabricants pourraient utiliser, un peu comme Google avec Android. En clair, Meta veut fournir le cerveau, pas forcément le corps.

Vers un « modèle du monde » pour les robots

Pour concrétiser cette vision, les équipes de Meta collaborent avec le Superintelligence AI Lab, un pôle dédié à l’IA avancée. Ensemble, ils travaillent sur un « world model », un simulateur du monde réel conçu pour :

  • Apprendre à un robot à manipuler des objets complexes
  • Simuler des tâches comme prendre un verre d’eau ou sortir des clés d’une poche
  • Dépasser les limites actuelles des capteurs robotiques

Ces gestes simples pour un humain sont parmi les plus complexes à reproduire pour une machine, notamment en raison de l’instabilité des objets ou de la dextérité requise.

Un investissement à la hauteur de l’enjeu

Meta ne fait pas les choses à moitié. Le groupe a déjà injecté plus de 100 milliards de dollars dans sa division Reality Labs, à l’origine des lunettes connectées Ray-Ban Meta Display ou du projet Orion.

Côté IA, l’investissement est tout aussi massif : 14,3 milliards de dollars ont été investis dans Scale AI, au cœur des travaux du Superintelligence Lab.

Meta ne cherche pas (encore) à commercialiser un robot grand public. Sa stratégie vise à dominer l’infrastructure logicielle de la robotique, comme l’entreprise l’a déjà tenté avec les casques VR, les lunettes connectées et bien sûr les plateformes sociales.

Meta veut écrire le code du futur

Ce nouveau projet marque une étape stratégique majeure pour Meta, qui veut devenir le standard logiciel des robots humanoïdes, bien avant que ceux-ci n’envahissent nos foyers.

Une vision à long terme, qui pourrait bien placer Meta au centre de la prochaine révolution technologique : celle des machines capables d’interagir avec le monde… comme un humain.

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Pékin lance les premiers Jeux mondiaux des Robots humanoïdes : sport, IA et défis réels

Pékin lance les premiers Jeux mondiaux des Robots humanoïdes : sport, IA et défis réels

L’IA et les Large Language Model (LLM) ont déjà révolutionné nos smartphones, ordinateurs portables et appareils connectés. Mais c’est dans la robotique humanoïde que ces technologies montrent toute leur puissance.

En août 2025, cette révolution entre sur la scène mondiale avec un événement inédit : les premiers Jeux mondiaux des Robots humanoïdes, organisés à Pékin du 15 au 17 août.

Un lieu mythique transformé en arène high-tech

L’événement se déroule au National Speed Skating Oval, surnommé The Ice Ribbon, célèbre pour avoir accueilli les épreuves de patinage de vitesse lors des JO d’hiver 2022. Pour l’occasion, l’enceinte a été transformée en véritable stade de compétition robotique, intégrant :

  • Des zones de maintenance et de recharge dédiées.
  • Un réseau 5G-A optimisé pour les communications en temps réel.
  • Des espaces de contrôle à distance pour piloter les robots en toute sécurité.

26 disciplines, 487 épreuves et 280 équipes du monde entier

Organisés par le gouvernement municipal de Pékin, China Media Group et la World Robot Cooperation Organization, ces Jeux rassemblent 280 équipes issues de 16 pays.

Les compétitions se déclinent en quatre zones principales :

  1. Piste de sprint élargie à 2,1 m pour les courses de robots.
  2. Terrain de football robotisé 5v5.
  3. Ring de boxe pour affrontements mécaniques.
  4. Espaces thématiques (hôpital, hôtel, entrepôt, usine) pour évaluer les compétences professionnelles.

Robots au travail : de l’hôpital à l’hôtel

Ces épreuves vont bien au-delà du sport. Elles testent l’efficacité des robots dans des scénarios réels :

  • Défis hospitaliers : trier et emballer des médicaments selon une prescription.
  • Nettoyage hôtelier : localiser des déchets dans une chambre et les éliminer.
  • Logistique industrielle : tri en entrepôt et manipulation de matériaux en usine.

Les équipes peuvent choisir entre opération totalement autonome (IA et vision par ordinateur) ou télé-opération (pilotage humain à distance).

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Un plateau mondial de compétiteurs

La Chine aligne ses champions technologiques : Yushu Technology, Xinghaitu, Tiangong, Fourier… mais aussi ses universités de pointe, comme Tsinghua, Pékin et Shanghai Jiao Tong. Des équipes venues des États-Unis, d’Allemagne et d’autres pays complètent le tableau.

Certaines entreprises, comme Xinghaitu (soutenue par Meituan), fournissent même leurs modèles universels R1Pro et R1Lite à plusieurs équipes.

Ces Jeux ne sont pas qu’un spectacle : ils servent aussi de vitrine mondiale pour la robotique humanoïde, avec des applications directes dans la santé, l’hôtellerie et la logistique. À l’heure où les IA conversationnelles et la vision par ordinateur progressent à vitesse record, cet événement pourrait accélérer l’adoption commerciale de ces machines dans nos environnements quotidiens.

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Apple prépare des robots, un écran connecté et un Siri boosté à l’IA pour 2027

Apple prépare des robots, un écran connecté et un Siri boosté à l’IA pour 2027

Apple semble vouloir frapper fort dans le domaine de l’intelligence artificielle à la maison. Selon un rapport exclusif de Bloomberg, la firme de Cupertino développe actuellement plusieurs produits inédits : des robots pour la maison, un écran connecté façon Google Nest Hub, et une version complètement revue de Siri, cette fois alimentée par des Large Language Model (LLM).

Un robot de table digne d’un Pixar

Le projet le plus marquant serait un robot de table ressemblant à un iPad monté sur un bras articulé, capable de suivre les mouvements d’un utilisateur dans la pièce. Apple a déjà montré un aperçu de ce concept plus tôt cette année, dans une recherche où le robot évoquait… la célèbre lampe du logo Pixar.

En plus de pouvoir interagir, ce robot pourrait danser ou se déplacer pour garder un contact visuel avec l’utilisateur. Son lancement serait prévu pour 2027.

Un Siri plus visuel et plus intelligent

Ce robot intégrerait un Siri repensé avec une interface visuelle animée (Finder animé, Memoji ou autre avatar interactif), offrirait des conversations naturelles, proches de ce que propose le mode vocal de ChatGPT, et disposera d’une IA générative alimentée par un LLM pour comprendre et répondre de façon plus fluide.

Apple aurait d’ailleurs retardé certaines mises à jour de Siri cette année pour mieux intégrer ces avancées.

D’autres robots et projets domotiques en préparation

En plus du robot de table, Apple travaillerait sur :

  • Un robot mobile à roulettes, à la manière de l’Amazon Astro.
  • Des discussions exploratoires sur des robots humanoïdes.

Un écran connecté dès 2026

D’ici mi 2026, Apple prévoit de lancer un écran intelligent pour la maison, permettant de contrôler ses objets connectés, de passer des appels vidéo, lire de la musique et prendre des notes.

Cet écran, au format carré et proche d’un Google Nest Hub, pourrait utiliser une reconnaissance faciale pour afficher un contenu personnalisé à chaque membre du foyer.

De la sécurité domestique dans la ligne de mire

Apple préparerait également une caméra de sécurité et toute une gamme de produits hardware et software dédiés à la sécurité domestique, signe que la marque vise un écosystème complet pour la maison connectée.

Avec ces projets, Apple entend combler son retard sur l’IA générative tout en misant sur l’intégration matérielle + logicielle qui a toujours fait sa force. Si la firme réussit son pari, 2027 pourrait marquer l’arrivée d’Apple comme acteur majeur de la robotique domestique.

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Amazon veut livrer vos colis avec des robots humanoïdes

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Amazon ne cesse de repousser les limites de l’automatisation. Selon une enquête du média The Information, le géant américain du commerce en ligne travaille activement sur une nouvelle génération de robots humanoïdes capables de livrer des colis… directement à votre porte. Une technologie qui pourrait transformer le visage de la logistique dans les prochaines années.

Au cœur de ce projet futuriste se trouve un centre d’entraînement indoor en cours de finalisation dans les bureaux d’Amazon à San Francisco. Surnommé « Humanoid Park » en interne, ce site — d’une superficie équivalente à un petit café — inclut un véhicule électrique Rivian, le modèle de van déjà utilisé par Amazon pour ses livraisons.

L’objectif ? Entraîner les robots humanoïdes à embarquer dans les vans électriques, puis à en sortir pour effectuer la livraison d’un colis comme le ferait un humain. Ce concept n’est pas nouveau sur le papier, mais Amazon semble plus proche que jamais de sa concrétisation.

Amazon : Une boucle logistique entièrement automatisée

Amazon ne cache pas ses ambitions : automatiser la chaîne logistique de bout en bout, depuis l’entrepôt jusqu’au pas de votre porte. L’acquisition de Zoox, une entreprise spécialisée dans les robotaxis, en 2020, s’inscrit dans cette vision. Avec des véhicules autonomes, des entrepôts robotisés, et maintenant des livreurs humanoïdes, Amazon pourrait se passer complètement d’intervention humaine à l’avenir.

Dans ses entrepôts, la firme utilise déjà une large flotte de robots autonomes pour le tri, le transport interne et la préparation des commandes. L’arrivée de robots humanoïdes ne serait donc qu’un prolongement naturel de cette stratégie.

Des robots « intelligents » grâce à l’IA générative

Pour aller plus loin, Amazon vient de créer une nouvelle équipe d’intelligence artificielle baptisée Agentic AI Team. Leur mission : concevoir une IA capable de comprendre et exécuter des commandes en langage naturel, rendant les robots bien plus autonomes et polyvalents.

Contrairement aux systèmes robotiques rigides actuels, Amazon veut développer des assistants logistiques multi-tâches, qui sauront s’adapter à différents scénarios de livraison et d’interaction humaine. Imaginez un robot capable d’éviter un chien sur le pas de la porte, de frapper, de répondre à une consigne vocale, ou même de naviguer dans une cage d’escalier étroite.

Une phase de test en conditions réelles imminente

Parmi les robots en test figurent plusieurs modèles, dont certains développés par des entreprises spécialisées, comme Agility Robotics, avec son robot humanoïde Digit, ou encore le robot Unitree, fabriqué en Chine, vendu autour de 16 000 dollars.

Ces tests devraient rapidement sortir du laboratoire. Selon les sources proches du dossier, Amazon compte commencer des essais en conditions réelles dans les prochains mois. À terme, des livraisons pilotes par robot humanoïde pourraient être lancées dans certaines zones urbaines.

Avec plusieurs centaines de milliers de personnes employées dans la logistique chez Amazon, l’automatisation soulève naturellement des questions sociales majeures. Si les robots humanoïdes deviennent capables d’effectuer des livraisons à grande échelle, cela pourrait entraîner une transformation radicale — voire une disparition — de certains métiers.

Amazon n’a pour l’instant donné aucun calendrier précis ni confirmé de déploiement massif. Mais, entre ses ambitions technologiques et les premiers tests concrets, la transition vers une logistique automatisée est bel et bien amorcée.

Vers une livraison autonome de bout en bout

Avec ce projet de livraison robotisée, Amazon franchit une nouvelle étape dans sa quête de productivité et de réduction des coûts. En s’appuyant sur l’intelligence artificielle, les véhicules autonomes et les robots humanoïdes, le géant du e-commerce pourrait devenir le premier acteur à proposer une chaîne logistique entièrement automatisée.

L’avenir nous dira si cette promesse technologique saura répondre aux défis du dernier kilomètre, mais une chose est sûre : les robots humanoïdes ne sont plus de la science-fiction chez Amazon.

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Honor annonce son entrée dans la robotique humanoïde

Honor annonce son entrée dans la robotique humanoïde

Lors d’un événement organisé cette semaine à Shenzhen, la marque chinoise Honor a créé la surprise en annonçant son entrée dans le domaine de la robotique humanoïde. Une révélation inattendue qui s’inscrit dans la stratégie de transformation du fabricant : passer du statut de marque de smartphones à celui d’écosystème complet d’appareils intelligents propulsés par l’IA.

L’annonce a été faite à l’occasion du lancement de la série Honor 400 en Chine. Mais loin de se limiter à ses nouveaux smartphones, Honor a tenu à marquer les esprits avec un message clair : l’avenir de la tech passera par l’intelligence incarnée.

Honor a ainsi affirmé avoir déjà établi un record de vitesse pour un robot humanoïde capable de courir à 4 mètres par seconde. Toutefois, précisons que ce robot n’est pas encore un produit « Honor » à proprement parler. Le matériel utilisé provient de Unitree Robotics, une entreprise chinoise spécialisée dans les robots bipèdes agiles et à bas coût.

La contribution de Honor réside dans l’intégration de son algorithme d’intelligence artificielle, conçu pour tirer parti de l’interface logicielle ouverte de Unitree. Il s’agit donc d’un test grandeur nature, mais aussi d’un signal fort envoyé à l’industrie : Honor a bien l’intention de s’imposer dans le monde de la robotique intelligente.

Honor, un département dédié à l’innovation robotique

Dans la foulée, la marque a annoncé la création d’un nouveau département d’incubation industrielle dédié aux formes d’intelligence incarnée, comprenant les agents IA, les robots humanoïdes et autres dispositifs futuristes. Ce département sera chargé d’explorer les futurs formats matériels qui intégreront l’intelligence artificielle de manière native et dynamique.

Honor a insisté sur sa volonté de développer ses propres projets en interne, tout en continuant à collaborer avec un écosystème élargi de partenaires spécialisés dans l’embodied intelligence.

Une montée en puissance globale grâce à l’IA

L’actualité robotique n’a cependant pas éclipsé l’objectif principal de l’événement : le lancement des Honor 400, ses nouveaux smartphones boostés à l’intelligence artificielle. La marque a profité de l’occasion pour souligner les excellents résultats commerciaux de cette série, notamment au Royaume-Uni, où les ventes ont augmenté de 183 % par rapport à la génération précédente.

Parmi les fonctionnalités IA mises en avant, on retrouve des options avancées telles que la génération d’images en vidéos, développées en collaboration avec Google, qui jouent un rôle clé dans cette adoption accrue.

Vers un futur où IA rime avec mobilité… et robotique

Honor rejoint ainsi des géants comme Xiaomi, qui a déjà présenté son robot humanoïde CyberOne, dans la course aux formes intelligentes incarnées. Si aucun robot 100 % Honor n’a encore été dévoilé, la marque pose les premières pierres d’une stratégie ambitieuse et visionnaire.

Xiaomi unveiled its first full size humanoid robot

Cette diversification marque une rupture avec la simple logique de mise à jour de smartphones : Honor veut désormais incarner l’interface intelligente de demain, qu’il s’agisse d’un appareil mobile, d’un agent conversationnel ou d’un robot à deux jambes.

Un pari audacieux sur l’IA incarnée

Avec cette incursion dans la robotique humanoïde, Honor ne se contente plus d’améliorer l’expérience utilisateur sur smartphone. Elle veut façonner l’interaction homme-machine de demain, en misant sur l’intelligence artificielle embarquée et l’évolution vers des appareils intelligents dotés de formes physiques.

Ce virage stratégique, encore discret, mais prometteur, ouvre la voie à une nouvelle concurrence sur le marché de la robotique personnelle, où la Chine entend jouer un rôle de premier plan. Le futur est en marche… et Honor compte bien être l’un de ses moteurs.

 

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Le futur est là : Des robots humanoïdes courent un semi-marathon

Le futur est là : Des robots humanoïdes courent un semi-marathon

Des robots humanoïdes qui courent aux côtés d’humains lors d’un semi-marathon ? Ce n’est pas une scène de science-fiction, mais bel et bien une réalité. La Chine vient de marquer un tournant dans le développement de la robotique avec l’organisation du tout premier semi-marathon dédié aux robots humanoïdes.

Cet événement inédit a eu lieu dans le district de Yizhuang, à Pékin, réunissant 21 robots de différentes entreprises chinoises, placés sous haute surveillance et entraînés à marcher et courir sur route.

Une course pas comme les autres

Les robots, mesurant entre 1,20 m et 1,80 m, ont affronté un parcours de 21 kilomètres, semé d’obstacles, tels que des pentes raides, des nids-de-poule, des flaques d’eau et des revêtements lisses. Certains se sont effondrés, d’autres ont tenté de se relever seuls, et quelques-uns ont requis une assistance humaine. Si les changements de batterie étaient autorisés, ils étaient toutefois pénalisés par des temps supplémentaires.

Malgré les nombreux défis, plusieurs robots ont franchi la ligne d’arrivée, offrant un spectacle aussi fascinant que symbolique du futur de la robotique mobile. Le robot Tiangong Ultra a remporté la course robotique avec un temps de 2 heures et 40 minutes, soit une vitesse moyenne de 7,8 km/h. Bien que loin derrière le gagnant humain (qui a terminé en un peu plus d’une heure), ce résultat dépasse largement les attentes de son équipe d’ingénieurs.

Pour garantir la sécurité, les robots couraient dans une voie séparée, avec des départs échelonnés pour éviter les collisions.

Tiangong Ultra : la fierté de l’innovation chinoise

Conçu par le Beijing Innovation Center of Human Robotics, le robot gagnant a été conçu, allégé et optimisé pour la course sans compromettre sa structure. La société, soutenue par l’État chinois et Xiaomi, ambitionne de devenir « l’Android de la robotique humanoïde », selon ses dirigeants.

« Je ne veux pas me vanter, mais je pense qu’aucune entreprise occidentale n’a égalé les exploits sportifs du Tiangong Ultra », a déclaré Tang Jian, directeur du centre de recherche, à Reuters.

L’ingénieur Guo Yijie a précisé à Xinhua que l’équipe avait amélioré la conductivité thermique, le système de refroidissement et la conception des jambes pour accroître la stabilité et l’endurance du robot.

Robots en course : entre prouesse et apprentissage

Ce semi-marathon n’avait pas pour but de battre des records humains, mais bien de démontrer la maturité technologique des robots humanoïdes chinois et leur capacité à fonctionner dans des environnements réels. Pour les organisateurs et entreprises participantes, c’est un banc d’essai grandeur nature avant d’introduire ces robots dans des contextes industriels et domestiques.

Alors que des géants comme Tesla, Google ou Meta préparent eux aussi leurs robots humanoïdes, la Chine affiche clairement ses ambitions de leadership dans ce domaine. Les défis sont encore nombreux — autonomie, équilibre, interaction naturelle — mais cette course prouve que les robots humanoïdes ne sont plus cantonnés aux laboratoires.

Ce semi-marathon pour robots humanoïdes n’est pas un simple coup médiatique, mais un jalon important dans l’intégration des robots dans notre quotidien. Avec des performances déjà impressionnantes, les prochaines années pourraient bien voir des robots comme Tiangong Ultra non seulement courir, mais aider dans nos maisons, nos usines et nos espaces publics.

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Figure AI : L’IA Helix révolutionne la collaboration des robots humanoïdes !

L’essor de la robotique est désormais indéniable, et les avancées technologiques se succèdent à un rythme effréné. Parmi les acteurs les plus impressionnants du moment, Figure AI s’impose avec des démonstrations fascinantes de ses robots humanoïdes, notamment avec son dernier système d’intelligence artificielle, Helix.

Si la société s’est déjà fait remarquer avec une démonstration où l’un de ses robots apprenait à préparer du café, c’est une autre vidéo qui a réellement attiré l’attention : une intégration de chatbot permettant au robot d’interagir et de raisonner en temps réel.

En août 2024, Figure AI a dévoilé sa deuxième génération de robots humanoïdes, le Figure 02. Plus élégant et plus performant, il offre une autonomie de plus de 2 heures et embarque une intelligence artificielle avancée. Ce modèle est déjà testé dans une usine BMW, où il réalise des tâches de manipulation d’objets, un domaine jusqu’alors réservé aux humains.

Contrairement aux bras robotisés industriels classiques, qui nécessitent des ajustements constants par des opérateurs humains, les robots Figure sont capables de corriger leurs mouvements en fonction des variations dans leur environnement.

Helix: la démonstration qui change la donne pour Figure AI

La dernière démonstration de Helix montre deux robots Figure 02 travaillant de concert dans une cuisine simulée, accomplissant une tâche demandée par un humain. Bien que certains observateurs aient souligné la lenteur d’exécution, ce que ces robots réalisent est techniquement monumental.

En effet, ces robots ne suivent pas une séquence de mouvements préprogrammée, mais analysent en temps réel leur environnement, coopèrent et se partagent le travail dynamiquement. D’un point de vue technique, Helix permet :

  • Un contrôle continu du haut du corps des robots, y compris les doigts individuellement.
  • Une coordination parfaite entre plusieurs robots, sans besoin de reprogrammer leurs actions.
  • La capacité de manipuler des objets inconnus, sans apprentissage préalable.
  • Une exécution via un unique réseau neuronal, optimisé pour fonctionner sur des GPU embarqués à faible consommation.

Ce qui rend Helix si innovant, c’est la façon dont les robots collaborent : plutôt que d’être deux entités distinctes travaillant ensemble, ils fonctionnent comme une seule intelligence répartie sur plusieurs corps. Cette approche supprime les problématiques de communication et de synchronisation rencontrées par des robots autonomes classiques.

Les robots, bientôt plus efficaces que les humains ?

Si cette approche s’étend, on pourrait imaginer une équipe de 4 ou 5 robots agissant comme une seule entité fluide, s’adaptant en fonction des besoins. Un tel modèle pourrait surpasser les équipes humaines, qui nécessitent coordination et communication, entraînant toujours une perte de productivité.

Cela pose la question de l’avenir des robots polyvalents : ceux qui peuvent non seulement exécuter des tâches précises, mais aussi raisonner et s’adapter en temps réel. Figure AI semble être à l’avant-garde de cette révolution.

Vers une démocratisation des robots humanoïdes ?

Si ces robots sont encore probablement extrêmement onéreux, l’histoire de la technologie nous a prouvé que les prix baissent à mesure que l’adoption augmente. Il n’est donc pas impossible d’imaginer un futur où ces robots seront aussi accessibles que les smartphones aujourd’hui.

Avec Helix et Figure 02, Figure AI s’affirme comme l’un des acteurs clés du futur de la robotique. La question n’est plus de savoir si ces robots feront partie de notre quotidien, mais quand ils seront véritablement intégrés dans nos vies et nos industries.

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Apple se lance dans la robotique : un robot domestique pour 2028 ?

Apple se lance dans la robotique : un robot domestique pour 2028 ?

Apple serait en train d’explorer différents formats robotiques, allant des robots humanoïdes aux robots non anthropomorphiques, selon une fuite de l’analyste Ming-Chi Kuo.

Cette information survient après la publication d’un article de recherche d’Apple sur les interactions humaines avec des robots non anthropomorphiques, prenant notamment l’exemple d’une lampe de style Pixar.

Si cet article met en lumière des potentielles avancées pour un futur robot grand public, il indique surtout que Apple en est encore aux premières phases de recherche. Kuo considère ce projet comme une « preuve de concept préliminaire », rappelant que l’Apple Car avait été abandonnée à un stade similaire.

Il estime que la production de masse d’un éventuel robot Apple pourrait arriver au plus tôt en 2028.

Robot humanoïde ou concept inédit ?

Le terme « non-anthropomorphique » utilisé par Apple dans son étude semble indiquer que le design ne sera pas nécessairement humanoïde. Comme le souligne Kuo, l’approche d’Apple semble davantage se focaliser sur l’interaction entre l’utilisateur et la machine plutôt que sur l’apparence physique du robot.

Deux hypothèses se dessinent pour un futur produit Apple :

  1. Un robot humanoïde capable d’accomplir des tâches domestiques.
  2. Un appareil pour la maison connectée avec un bras mécanique, servant d’extension interactive d’un écosystème domotique.

Les fuites penchent davantage vers la seconde option, plus réaliste à court terme. En effet, concevoir un robot humanoïde fonctionnel et abordable pour le grand public reste un énorme défi technologique. Pour l’instant, les efforts dans ce domaine concernent surtout les robots industriels développés par des entreprises comme 1X, Figure ou Apptronik.

Un robot Apple pour la maison intelligente ?

Kuo suggère que ce projet de robot s’intégrerait dans un futur écosystème domotique signé Apple. Cependant, avant de se lancer dans la commercialisation d’un robot domestique avancé, Apple doit d’abord prouver qu’il existe un marché pour un assistant robotique au-delà d’un simple aspirateur autonome.

Défis à surmonter avant un lancement commercial :

  • Prix : Si le Vision Pro à 3 999 euros a été jugé excessif par certains, un robot domestique humanoïde serait encore bien plus onéreux.
  • Fiabilité : Pour séduire les consommateurs, un robot Apple devra être pratique et fiable au quotidien.
  • Utilité réelle : Beaucoup d’initiatives de robots domestiques se sont soldées par des échecs faute d’usages convaincants.

Apple, connu pour populariser des catégories de produits déjà existantes, avance donc prudemment dans ce domaine. Après l’abandon du projet Apple Car et un lancement mitigé du Vision Pro et d’Apple Intelligence, l’entreprise pourrait éviter de brûler les étapes avec la robotique.

Pas avant 2028, mais des indices à venir

Pour l’instant, Apple semble être dans une phase d’expérimentation, testant différents concepts avant d’éventuellement lancer un produit grand public. Si le projet suit son cours, on pourrait s’attendre à plusieurs années de fuites et de spéculations avant une annonce officielle.

Un robot signé Apple verrait-il le jour ? Ou restera-t-il un projet avorté comme l’Apple Car ? L’avenir nous le dira.

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Meta : des robots domestiques pour concurrencer Tesla et Boston Dynamics ?

Meta : des robots domestiques pour concurrencer Tesla et Boston Dynamics ?

Meta, la maison mère de Facebook et Instagram, confirme son ambition dans le domaine de l’intelligence artificielle en annonçant la création d’un nouveau département dédié au développement de robots humanoïdes. Ce projet, intégré à l’unité Reality Labs, s’appuiera sur les avancées de Meta en matière d’IA, notamment avec son modèle Llama, pour créer des robots capables d’interagir avec le monde réel de manière plus naturelle et intuitive.

L’IA au service de la robotique humanoïde

L’objectif de ce nouveau département est de concevoir des robots humanoïdes destinés au grand public, en exploitant les capacités de la plateforme Llama. Meta rejoint ainsi d’autres entreprises, comme Tesla et Figure AI, qui utilisent des robots humanoïdes pour améliorer l’efficacité et l’automatisation dans divers domaines.

Andrew Bosworth, directeur technique de Meta, a souligné l’importance de cet investissement pour l’avenir de l’IA et des programmes de réalité mixte et augmentée de l’entreprise. La direction de ce département sera confiée à Marc Whitten, ancien de Cruise, une entreprise spécialisée dans les véhicules autonomes.

Un pari sur l’avenir de Reality Labs

Ce projet représente un investissement important pour Reality Labs, une unité qui a connu des pertes significatives depuis sa création. Le développement de robots humanoïdes pourrait ouvrir de nouvelles perspectives de croissance et de rentabilité pour Meta.

Parallèlement à ce projet, Meta a recruté John Koryl en tant que vice-président de la vente au détail. Sa mission sera de stimuler les ventes de produits, tels que les casques de réalité mixte Quest de Meta.

Avec ce nouveau département dédié à la robotique humanoïde, Meta affiche clairement son ambition de devenir un acteur majeur dans le domaine de l’IA appliquée au monde réel. Il sera intéressant de suivre l’évolution de ce projet et de découvrir les innovations que Meta apportera à la robotique humanoïde.

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Meta : Après le métaverse, des robots humanoïdes pour votre maison ?

Meta : Après le métaverse, des robots humanoïdes pour votre maison ?

Meta semble désormais se tourner vers un nouveau défi technologique : les robots humanoïdes alimentés par l’IA. Après avoir exploré les smartphones, la cryptomonnaie, le métaverse et les lunettes connectées, l’entreprise de Mark Zuckerberg investit désormais dans la robotique domestique.

Selon Bloomberg, Meta développe ses propres robots humanoïdes, avec un objectif initial : l’aide aux tâches domestiques. Le projet est piloté par une nouvelle équipe au sein de Reality Labs, la division de Meta spécialisée en réalité mixte et intelligence artificielle. Il sera dirigé par Marc Whitten, ancien CEO de Cruise (le projet de robotaxis abandonné de General Motors).

Cette initiative s’inscrit dans la continuité de ses précédents travaux en robotique, notamment :

  • DIGIT, un capteur tactile basé sur la vision permettant aux robots de “sentir” ce qu’ils manipulent.
  • ReSkin, un revêtement de peau artificielle développé avec des chercheurs de Carnegie Mellon pour doter les robots d’un sens du toucher plus précis.

Meta vs Tesla et Boston Dynamics

Contrairement à Boston Dynamics, qui conçoit des robots industriels et militaires, Meta cible les robots domestiques. À la différence d’Elon Musk et de son robot Optimus, encore en phase de prototype, Meta ne semble pas vouloir lancer son propre robot grand public tout de suite. Apple explore des robots pour la maison et a travaillé sur un assistant en forme de lampe animée.

Son approche vise plutôt à vendre des technologies clés :

  • Logiciels d’intelligence artificielle (vision par ordinateur, analyse d’environnement).
  • Capteurs et composants matériels.
  • Modules informatiques pour la robotique.

L’objectif serait d’intégrer l’IA et la réalité augmentée/mixte (AR/MR) développées par Meta dans cette nouvelle génération de robots.

Des questions de confidentialité en suspens

Si un robot Meta pouvait aider dans les tâches ménagères, la question de la vie privée se pose immédiatement. Meta n’a pas toujours eu bonne réputation en matière de gestion des données personnelles.

Pour l’instant, Meta ne prévoit pas de lancer un robot sous sa propre marque, mais pourrait envisager cette option plus tard. L’entreprise a déjà recruté l’ancien chef de la division des voitures autonomes de General Motors pour diriger le projet et serait en discussion avec Unitree Robotics et Figure AI.

Le projet de robot humanoïde de Meta sera géré par Reality Labs, la division qui développe également les lunettes connectées Orion, les logiciels de réalité mixte et de nombreux capteurs avancés.

Alors, un robot Meta dans votre salon, ça vous tente ?

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Robotique

OpenAI recrute pour ses premiers postes en robotique matérielle

OpenAI recrute pour ses premiers postes en robotique matérielle

OpenAI, leader de l’intelligence artificielle, élargit ses horizons en s’attaquant au domaine de la robotique matérielle, marquant une étape importante vers l’intégration de l’IA dans des systèmes physiques.

Caitlin Kalinowski, membre de l’équipe technique d’OpenAI et ancienne responsable des lunettes AR chez Meta, a annoncé cette initiative sur X (anciennement Twitter), révélant que l’entreprise recrute pour ses premiers postes en robotique matérielle.

OpenAI recherche trois profils clés :

  1. Ingénieur(e) en intégration de systèmes électriques : Chargé(e) de concevoir l’ensemble de capteurs pour les robots d’OpenAI.
  2. Ingénieur(e) produit en mécanique robotique : Responsable de la conception de composants, tels que les engrenages, les actionneurs, les moteurs et les liaisons.
  3. Responsable de la gestion de projet (TPM) pour l’équipe robotique : Chargé(e) de superviser la logistique dans le laboratoire de collecte de données d’OpenAI et de garantir que les travailleurs sous contrat disposent des ressources nécessaires pour collecter efficacement des données.

Ces postes témoignent de l’engagement d’OpenAI à combiner des capacités d’IA avancées avec des systèmes physiques de pointe.

OpenAI, une vision pour la robotique

L’équipe de robotique d’OpenAI travaille au développement de robots polyvalents et à l’avancée vers une intelligence artificielle générale (AGI) applicable à des scénarios réels. Selon les offres d’emploi, l’entreprise explore une large gamme de formats robotiques et s’efforce de marier l’IA de haut niveau aux contraintes matérielles.

Ce projet pourrait positionner OpenAI comme un concurrent direct de leaders de la robotique tels que Figure, une startup avec laquelle OpenAI a déjà collaboré pour alimenter des robots humanoïdes.

Leadership et collaborations

Caitlin Kalinowski, qui a rejoint OpenAI il y a deux mois pour diriger la division robotique et matériel grand public, apporte une expertise précieuse à cette initiative. Son annonce fait suite à des rapports antérieurs sur la collaboration d’OpenAI avec Jony Ive, ancien chef du design d’Apple, ainsi qu’à son partenariat en cours avec Figure.

Ces développements, associés aux nouvelles offres d’emploi, suggèrent un investissement sérieux dans le développement de la division robotique d’OpenAI, qui pourrait rivaliser avec des acteurs déjà établis dans le domaine.

Pourquoi c’est important ?

L’entrée d’OpenAI dans la robotique matérielle s’aligne avec sa mission plus large d’avancer vers l’AGI. En concevant et produisant ses propres systèmes robotiques, OpenAI cherche à repousser les limites de ce que l’IA peut accomplir dans des environnements réels et dynamiques.

Avec le soutien d’investisseurs majeurs comme Microsoft et un succès avéré dans le domaine logiciel, OpenAI ambitionne désormais de traduire cette réussite dans le monde physique, ce qui pourrait bouleverser à la fois l’industrie de la robotique et celle de l’IA.

Restez à l’écoute, car la vision d’OpenAI pour la robotique pourrait bien redéfinir l’avenir des machines intelligentes.

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Robotique

OpenAI : Investissements stratégiques dans la robotique humanoïde !

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OpenAI a récemment annoncé un retour audacieux dans le domaine de la robotique avec des plans ambitieux pour développer des robots humanoïdes, marquant un tournant stratégique majeur.

Après avoir dissous son équipe de robotique en 2021 en raison de défis liés à la collecte de données et à l’évolutivité, l’entreprise adopte désormais une approche centrée sur l’intégration de ses modèles d’intelligence artificielle avancés dans des systèmes physiques.

Ce retour signale l’intention d’OpenAI de transformer les interactions homme-robot et de redéfinir le rôle de la robotique dans la vie quotidienne et dans l’industrie.

Une stratégie repensée pour des robots plus intelligents

OpenAI s’appuie sur son expertise en modèles de langage étendus, qui ont déjà démontré leur capacité à comprendre et générer des instructions complexes. En intégrant cette technologie dans des robots, l’entreprise espère créer des machines capables de :

  • Interpréter des instructions complexes.
  • S’adapter à des environnements dynamiques.
  • Interagir naturellement avec les humains.

Cette approche marque une avancée significative vers des robots humanoïdes intuitifs, pratiques et polyvalents. L’intégration d’une IA avancée dans des systèmes physiques offre une opportunité unique de révolutionner des secteurs comme la fabrication, les services à la clientèle, ou encore la logistique.

Investissements stratégiques dans la robotique

Pour accélérer ses ambitions, OpenAI a réalisé des investissements clés dans des startups spécialisées, incluant :

  1. Physical Intelligence : Développe des robots autonomes capables de réaliser des tâches complexes avec un minimum d’intervention humaine.
  2. Figure : Travaille sur des robots humanoïdes intégrant la technologie IA d’OpenAI pour des applications pratiques dans des environnements réels.
  3. Robotics 1X : OpenAI a investi 100 millions de dollars pour soutenir le développement de mouvements robotiques humains, avec un accent sur l’efficacité et le silence.

Ces collaborations permettent à OpenAI de combiner son expertise interne avec celle de partenaires spécialisés, créant un écosystème robuste pour innover et relever les défis techniques et opérationnels.

Avancées technologiques clés d’OpenAI

Au cœur de la stratégie d’OpenAI se trouve l’utilisation de ses modèles d’IA pour renforcer la prise de décision et améliorer les interactions des robots avec les humains. Parmi les technologies en développement :

  • Simulation avancée : Entraîner des robots dans des environnements virtuels pour réduire le besoin de tests physiques coûteux.
  • Adaptabilité en temps réel : Permettre aux robots d’apprendre et de s’ajuster rapidement à des situations nouvelles.

Ces technologies pourraient permettre à des robots humanoïdes de s’attaquer à des tâches complexes, comme la fabrication industrielle avancée, la gestion logistique ou encore les soins de santé personnalisés.

Un marché concurrentiel et des défis à relever

Le marché de la robotique humanoïde devient de plus en plus compétitif, avec des acteurs majeurs comme Tesla et Google DeepMind. Les robots Optimus de Tesla et les collaborations de Google DeepMind avec Aptronic illustrent l’intérêt croissant pour ce domaine.

OpenAI doit relever plusieurs défis pour se démarquer, comme le fait de concevoir des robots fiables et évolutifs nécessite des investissements considérables et des percées en ingénierie, de trouver des solutions efficaces pour entraîner et tester des robots dans des environnements variés et dynamiques. En outre, dans un marché saturé, OpenAI devra prouver que ses robots offrent des avantages uniques grâce à l’IA.

Opportunités et perspectives d’avenir

Malgré les défis, les robots humanoïdes représentent un potentiel immense. En automatisant des tâches complexes dans des industries variées, ils pourraient générer une valeur économique significative et transformer les interactions homme-machine. OpenAI est bien positionnée pour capitaliser sur cette opportunité grâce à son expertise unique en IA et à ses collaborations stratégiques.

Avec son retour dans la robotique humanoïde, OpenAI se place à l’avant-garde d’une transformation majeure. En combinant ses modèles de langage avancés avec des technologies robotiques innovantes, l’entreprise pourrait redéfinir les capacités des robots et ouvrir une nouvelle ère d’interactions homme-robot.

Cependant, pour concrétiser cette vision, OpenAI devra surmonter des défis techniques et opérationnels tout en rivalisant dans un marché hautement concurrentiel. Si elle y parvient, ses robots humanoïdes pourraient non seulement révolutionner l’industrie, mais aussi devenir un symbole des possibilités infinies offertes par l’IA intégrée aux systèmes physiques.

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Robotique

Apple poursuit la révolution domestique avec des projets de robotique personnelle

Apple poursuit la révolution domestique avec des projets de robotique personnelle

Apple se lance dans le domaine de la robotique personnelle, une initiative qui pourrait redéfinir les futures offres du géant de la technologie. Selon des initiés interrogés par Bloomberg, l’incursion d’Apple dans le domaine de la robotique comprend un robot mobile conçu pour suivre les utilisateurs dans leur maison et un appareil de table avancé doté d’un bras robotisé pour déplacer un écran.

Cette exploration s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par Apple pour diversifier sa gamme de produits et trouver de nouvelles sources de revenus, notamment après l’abandon de son projet de véhicule électrique et alors que ses projets de réalité mixte gagnent encore du terrain.

Apple a surpris l’industrie lorsque des rapports ont fait surface fin février, indiquant qu’elle avait mis fin au projet Titan, sa tentative de 10 ans pour pénétrer le marché des véhicules autonomes, bien qu’elle ait englouti des milliards dans cette entreprise. Il semble donc que l’entreprise cherche un moyen de capitaliser sur son investissement.

Sous la direction de la division d’ingénierie matérielle de l’entreprise et du groupe d’IA et d’apprentissage automatique, dirigé par John Giannandrea, ces projets témoignent de l’ambition d’Apple de s’intégrer plus profondément dans les foyers des consommateurs grâce à des technologies de pointe.

Toutefois, ces initiatives n’en sont qu’à leurs débuts et leur lancement éventuel reste incertain.

La révolution robotique domestique d’Apple

Parmi les projets, l’écran connecté robotisé a attiré l’attention d’Apple, intriguant les cadres supérieurs par son potentiel à révolutionner les appels vidéo en imitant les mouvements de la tête et en se concentrant sur des individus spécifiques au sein d’un groupe. Malgré cet intérêt, les inquiétudes concernant la demande des consommateurs et les obstacles techniques, tels que l’équilibre des moteurs robotiques, ont freiné les progrès définitifs.

L’aventure d’Apple dans le domaine de la robotique personnelle s’inscrit dans sa stratégie de pionnier dans des domaines technologiques inexplorés. L’accent mis par la société sur les produits révolutionnaires, de l’iPhone au plus récent casque de réalité mixte Vision Pro, souligne sa recherche permanente de la « prochaine grande chose ». La robotique offre une occasion unique de fusionner les progrès de l’IA avec des applications pratiques et quotidiennes, ce qui pourrait transformer la façon dont les utilisateurs interagissent avec les produits Apple à la maison.

Une concurrence déjà établie

L’industrie technologique a connu plusieurs tentatives d’introduction de robots personnels, comme le Astro d’Amazon et la popularité durable de l’aspirateur Roomba. L’arrivée d’Apple sur ce marché pourrait bousculer la concurrence, en tirant parti de son expertise en matière de conception matérielle, d’intégration logicielle et de confiance des consommateurs.

Cependant, créer un robot qui apporte une véritable valeur ajoutée à l’environnement domestique est un défi de taille, qui nécessite des innovations allant au-delà des offres actuelles.

Avec des offres d’emploi pour des postes liés à la robotique, Apple intensifie manifestement ses efforts dans ce domaine, laissant entrevoir un engagement à long terme en faveur du développement de systèmes robotiques intelligents. Bien que les résultats tangibles de ces projets restent à voir, l’exploration d’Apple dans le domaine de la robotique personnelle pourrait marquer le début d’une nouvelle ère pour l’entreprise et ses utilisateurs, promettant un avenir où la technologie ne servira pas seulement d’outil de communication et de divertissement, mais fera partie intégrante de la maison.

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Robotique

La robotique rencontre la cuisine : DeepMind dévoile Mobile ALOHA, un robot bimanuel

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Des étudiants chercheurs du laboratoire d’intelligence artificielle (IA) DeepMind de Google ont annoncé le Mobile ALOHA, un système de manipulation mobile bimanuel permettant d’effectuer des routines de cuisine. En d’autres termes, il s’agit d’un robot cuisinier.

Il utilise un mélange de robotique et d’apprentissage par imitation de l’IA pour effectuer des tâches telles que la cuisine, le nettoyage et le rangement des chaises. Le système apprend des modèles de comportement humain et exécute les instructions données par l’opérateur humain.

Le système vise à se concentrer sur des tâches plus délicates que la robotique ne peut généralement pas accomplir. Mobile ALOHA espère que lorsqu’on lui montre une tâche, le système robotique bimanuel comprendra les étapes nécessaires pour l’accomplir grâce aux données recueillies en observant un être humain.

L’équipe de Standford a déclaré que les données recueillies « avec Mobile ALOHA, nous effectuons ensuite un clonage supervisé du comportement et nous constatons que le co-entraînement avec des ensembles de données ALOHA statiques existants augmente les performances sur les tâches de manipulation mobile ».

Tony Z. Zhao, co-directeur du projet, a publié sur X une vidéo sur les démonstrations de cuisine autonome du robot :

L’équipe a également déclaré qu’avec 50 démonstrations d’une tâche donnée, le Mobile ALOHA peut « faire sauter et servir un morceau de crevette, ouvrir une armoire murale à deux portes pour ranger des casseroles lourdes, appeler et entrer dans un ascenseur, et rincer légèrement une casserole usagée à l’aide d’un robinet de cuisine ».

La crainte du robot-humain

Cependant, il y a des ratés importants où le robot se trompe, se heurte et se trompe dans ses tâches, mais l’affichage est impressionnant lorsque le chef mécanique réussit à le faire.

Bien qu’il ne s’agisse pas exactement du robot cuisinier sensible de l’avenir, cela montre une évolution significative dans l’apprentissage robotique à partir d’instructions. L’une des principales inquiétudes suscitées par l’IA est la théorie du remplacement, selon laquelle les robots prendront la place des humains.

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