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Périphériques

Les périphériques, des moniteurs aux claviers en passant par les dispositifs de stockage, jouent un rôle crucial dans l’optimisation de l’expérience utilisateur.

Examinez les dernières innovations et les meilleurs produits sur le marché avec nos critiques et comparatifs. Que vous soyez à la recherche de l’ergonomie ou de la performance, nos recommandations vous guideront dans vos choix.

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Raspberry Pi AI HAT+ 2 : 40 TOPS et 8 Go de RAM pour faire tourner Llama 3 en local !

Raspberry Pi AI HAT+ 2 : 40 TOPS et 8 Go de RAM pour faire tourner Llama 3 en local !

Raspberry Pi veut démocratiser le « GenAI à la maison » sans passer par le cloud. Sa nouvelle carte d’extension AI HAT+ 2, vendue 145 euros, promet de transformer un Raspberry Pi 5 en petite station d’inférence capable de faire tourner des modèles génératifs directement sur la carte, avec un accent clair sur la latence, la confidentialité et la sobriété énergétique.

La différence majeure avec le AI HAT+ de l’an dernier, c’est que la version 2 arrive avec une puce Hailo-10H annoncée à 40 TOPS (INT4), et surtout 8 Go de RAM embarquée, qui permettent de charger certains modèles « GenAI » sans dépendre uniquement de la mémoire du Pi.

Branchée au Pi 5, la carte prend en charge une partie des charges IA, laissant le CPU Arm du Pi disponible pour le reste (interface, serveur local, pipeline caméra, automatisations).

Les modèles visés : petits LLM, VLM et quelques classiques « edge »

Raspberry Pi met en avant la capacité à exécuter des modèles compacts, du type :

  • Llama 3.2 (petites variantes),
  • DeepSeek-R1-Distill (versions distillées),
  • et plusieurs modèles Qwen (dont des variantes orientées code/instruction).

Le fabricant explique que ces modèles « edge » tournent typiquement sur des tailles 1 à 7 milliards de paramètres — loin des géants cloud — mais suffisants pour des tâches contextualisées, locales, et des assistants spécialisés.

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Les démos partagées illustrent l’ambition « projet » :

  • décrire en texte ce que voit une caméra et répondre à une question simple (« y a-t-il des personnes ? »),
  • traduire du texte (ex. avec Qwen2),
  • et, plus largement, exécuter des tâches sans connexion réseau.

Le bémol qui compte : en performances brutes, un Pi 5 peut faire mieux (à cause du budget énergétique)

C’est là que l’histoire devient plus subtile. Le YouTuber/maker Jeff Geerling note que, sur plusieurs modèles pris en charge, un Raspberry Pi 5 (notamment avec plus de RAM) peut surpasser l’AI HAT+ 2. Sa lecture : le Pi 5 peut monter à ~10 W, tandis que l’AI HAT+ 2 est limitée à ~3 W — ce qui bride le potentiel en débit pur, même si l’accélérateur peut rester plus efficient dans certains scénarios.

Son verdict est assez tranchant : ces 8 Go supplémentaires ne suffiraient pas toujours à justifier l’achat face à un Pi 5 16 Go, plus flexible et parfois plus rapide sur ces workloads.

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L’AI HAT+ 2 a du sens quand vous cherchez un cadre maîtrisé (performances « suffisantes », mais consommation contrainte), des projets edge (caméra, domotique, kiosques, prototypes), et une exécution locale (pas d’API cloud, pas de coût variable, pas d’envoi de données).

Et, Raspberry Pi promet déjà l’arrivée de modèles « plus grands » via des mises à jour logicielles, ce qui laisse entendre que la feuille de route est encore en construction.

Au fond, l’AI HAT+ 2 n’est pas une « carte magique » qui rend un Pi plus puissant qu’un PC. C’est une brique de plus pour transformer le Raspberry Pi en plateforme d’IA embarquée, où l’on choisit la contrainte (3 W) pour gagner en contrôle.

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Le CES 2026 consacre l’ère des « AI PC » : le PC se réinvente, enfin, autour de l’IA embarquée

Le CES 2026 consacre l’ère des « AI PC » : le PC se réinvente, enfin, autour de l’IA embarquée

Le CES 2026 à Las Vegas a encore déroulé son rituel : des keynotes, des logos géants, des « new era » à chaque slide. Sauf qu’en 2026, la répétition a changé de sens. Le PC n’est plus là pour impressionner avec des watts : il revient au centre parce qu’il promet quelque chose de plus intime — une IA qui tourne sur la machine, sans aller demander la permission au cloud.

Le « AI PC » devient une norme invisible. Mais entre prouesses techniques et scepticisme des acheteurs, le PC joue sa crédibilité.

La bascule : l’IA n’est plus un argument, c’est une architecture

Si les AI PC ont saturé le CES 2026, c’est d’abord parce que le silicium est prêt. Intel a profité du salon pour lancer Panther Lake et ses Core Ultra Series 3, présentés comme une nouvelle étape « AI PC » et un marqueur industriel (premières puces annoncées sur le procédé Intel 18A).

En pratique, la même partition a été jouée partout : CPU + GPU + NPU (Neural Processing Unit) dans un même récit. L’idée n’est pas seulement de « faire de l’IA », mais de le faire localement : réduire la latence, limiter la dépendance aux serveurs et garder les données sensibles au plus près de l’utilisateur.

Samsung l’illustre parfaitement avec la série Galaxy Book 6, mise en avant autour des puces Core Ultra Series 3 et d’une promesse orientée efficacité et IA embarquée.

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Qualcomm et AMD installent une vraie alternative à l’axe Intel-x86

Deuxième signal fort du CES 2026 : l’ARM sous Windows n’est plus une curiosité. Qualcomm a officialisé Snapdragon X2 Plus (et laissé beaucoup d’espace médiatique à la famille X2), avec un discours très clair : des machines fines, endurantes, capables de faire tourner des fonctions IA sur l’appareil — et une NPU annoncée à 80 TOPS sur ces plateformes.

AMD, de son côté, a dégainé les Ryzen AI 400 (et PRO 400), en martelant l’alignement avec les exigences Copilot+ et une NPU jusqu’à 60 TOPS.

Au fond, la bataille n’est plus « qui est le plus rapide en multicœurs ». Elle devient : qui rend l’IA utilisable, sans compromis sur l’autonomie — un terrain où l’ombre d’Apple Silicon plane sur toutes les présentations, y compris chez Qualcomm, qui revendique explicitement la rivalité avec les Mac.

Windows rattrape le matériel : Copilot+ comme colonne vertébrale

Le matériel seul ne suffit pas à créer une catégorie. Cette année, Microsoft et ses partenaires ont poussé plus loin l’idée que le « AI PC » est désormais une identité Windows : des fonctions pensées pour l’embarqué, portées par l’NPU.

Microsoft continue d’ancrer Copilot+ autour de briques comme Live Captions avec traduction, Windows Studio Effects, une recherche Windows améliorée, et des fonctions encore en préversion comme Recall et Click to Do (selon les configurations et politiques IT).

Et côté constructeurs, on a vu des machines comme le Acer Swift 16 AI (Panther Lake) mises en scène non pas comme des prototypes, mais comme des portables « normaux » — où l’IA se niche dans la webcam, la retouche légère, la capture et l’assistance.

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Une industrie unie… mais un message encore fragile

Le CES 2026 a été un CES d’alignement. Tout le monde a compris la direction : l’IA devient la fondation du PC, au même titre que le Wi-Fi ou le SSD. Mais, le marché, lui, n’a pas encore totalement « acheté » la narration.

Symbole parfait : Dell a admis publiquement que, côté grand public, les acheteurs ne choisissent pas un PC pour ses fonctions IA — et que l’argument peut même brouiller la compréhension.

C’est là que 2026 risque d’être l’année de vérité : moins de slogans, plus de preuves. L’AI PC doit devenir invisible et indispensable, comme l’ont été l’accélération graphique ou la visioconférence intégrée. Si l’IA embarquée se résume à deux filtres vidéo et trois résumés, l’étiquette « AI » s’érodera. Si, en revanche, elle simplifie réellement le travail (documents, recherche, création, IT), alors le PC tient enfin son « reset » — non pas esthétique, mais structurel.

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Lenovo dévoile un clavier et une souris auto-rechargeables par la lumière au CES 2026

Lenovo dévoile un clavier et une souris auto-rechargeables par la lumière au CES 2026

Le CES 2026 n’est pas seulement le théâtre de produits prêts à être commercialisés. C’est aussi l’endroit où les grandes marques testent des idées destinées à façonner l’informatique de demain. Lors de son vaste showcase Tech World, Lenovo a ainsi levé le voile sur un concept aussi discret qu’ambitieux : un clavier et une souris capables de se recharger seuls, sans câble ni socle dédié.

Baptisé Lenovo Self-Charging Kit Concept, cet ensemble se compose d’un clavier pleine taille et d’une souris dont le design ne cherche pas à attirer l’attention. À première vue, rien ne les distingue réellement des périphériques sans fil actuels.

C’est pourtant sous cette sobriété que se cache leur particularité : ils n’ont pas besoin d’être rechargés. Ni câble USB, ni station de charge, ni piles.

La lumière comme source d’énergie

Le principe repose sur une technologie de recharge par la lumière, basée sur des cellules capables de convertir l’éclairage ambiant en énergie électrique. Et point important : la lumière du soleil n’est pas nécessaire.

Lenovo précise que les périphériques peuvent fonctionner avec une luminosité intérieure aussi faible que 50 lux, une pièce éclairée par des ampoules LED domestiques atteint généralement 100 lux ou plus, et que l’exposition directe au soleil n’est pas recommandée, les matériaux n’ayant pas été conçus pour cela.

Autrement dit, une simple utilisation dans un bureau ou un salon suffit à maintenir la charge.

Où se cache la technologie ?

Les visuels partagés par Lenovo permettent d’identifier clairement les zones de captation lumineuse :

  • sur le clavier, la surface de recharge est intégrée au-dessus des touches directionnelles, à l’emplacement habituellement réservé au logo ou à un bandeau décoratif,
  • sur la souris, c’est l’ensemble de la partie supérieure qui fait office de surface de recharge.

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Cette intégration évite toute rupture visuelle et conserve une ergonomie classique.

Vers une expérience « zéro recharge » ?

Lenovo parle d’une des premières expériences réellement « no-charging » du marché. L’objectif est clair : supprimer la contrainte de recharge, éliminer les câbles et batteries à surveiller, et proposer un bureau plus propre, plus mobile et plus durable.

Ce concept s’adresse autant aux utilisateurs nomades qu’à ceux qui recherchent un setup minimaliste, sans accessoires supplémentaires à transporter ou à brancher.

À ce stade, Lenovo reste prudent puisqu’aucune date de commercialisation, aucun prix, et aucune confirmation sur une future production en série. Mais, ce type de démonstration montre clairement la direction explorée par Lenovo : des périphériques capables de s’alimenter passivement, en s’adaptant à l’environnement plutôt que l’inverse.

La recharge invisible comme prochaine norme ?

Après les claviers mécaniques, les souris ultra-légères et les stations multi-écrans, Lenovo s’attaque à un problème plus silencieux mais universel : l’entretien énergétique des périphériques.

Si cette technologie atteint un jour la production de masse, elle pourrait réduire l’usage de batteries jetables, simplifier les espaces de travail, et faire de la recharge une opération totalement invisible.

Au CES 2026, Lenovo ne promet pas encore un produit. Mais il pose une question essentielle : et si nos périphériques n’avaient plus jamais besoin d’être rechargés ?

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