fermer

Périphériques

Les périphériques, des moniteurs aux claviers en passant par les dispositifs de stockage, jouent un rôle crucial dans l’optimisation de l’expérience utilisateur.

Examinez les dernières innovations et les meilleurs produits sur le marché avec nos critiques et comparatifs. Que vous soyez à la recherche de l’ergonomie ou de la performance, nos recommandations vous guideront dans vos choix.

Périphériques

Intel Core Ultra 200HX Plus : De nouvelles puces boostées pour les laptops 2026

Intel Core Ultra 200HX Plus : De nouvelles puces boostées pour les laptops 2026

Intel étoffe sa gamme mobile Core Ultra 200HX avec deux nouvelles puces « Plus » destinées aux ordinateurs portables de performance : les Core Ultra 9 290HX Plus et Core Ultra 7 270HX Plus.

Disponibles dès aujourd’hui chez plusieurs fabricants, elles ne bouleversent pas la hiérarchie du marché, mais apportent un gain mesuré pour les joueurs et créateurs qui veulent grappiller un peu plus de performances sans changer de plateforme.

Intel Core Ultra 200HX Plus : Une évolution légère, pas une révolution

Sur le papier, ces nouvelles références restent très proches des Core Ultra 9 285HX et Core Ultra 7 265HX lancés l’an dernier. Intel met surtout en avant jusqu’à 8 % de performances en jeu supplémentaires pour le Core Ultra 9 290HX Plus face au 285HX, ainsi qu’un gain pouvant aller jusqu’à 7 % en monocœur dans Cinebench 2026.

core ultra 200hx plus perfs

Le message est donc assez clair : il ne s’agit pas d’une génération conçue pour pousser les possesseurs d’un laptop 2025 à remplacer immédiatement leur machine. En revanche, Intel insiste davantage sur le saut visible pour ceux qui viennent d’un modèle plus ancien, en citant jusqu’à 62 % de mieux en jeu face à un laptop équipé d’un Core i9-12900HX. Ce type de comparaison reste toutefois à lire avec prudence, car elle dépend fortement de la configuration complète des machines testées, notamment du GPU embarqué.

403f43e8 plus de fps sans plus de coeurs le secret d intel pour ses nouveaux processeurs core ultra 200hx plus w1280
Screenshot

Ce qui change réellement sous le capot

L’intérêt de cette série Core Ultra 200HX Plus ne tient pas à une refonte architecturale majeure, mais à une série d’ajustements ciblés. Intel explique avoir augmenté jusqu’à 900 MHz la fréquence die-to-die, c’est-à-dire la liaison interne entre le CPU et le contrôleur mémoire, avec l’objectif de réduire la latence système et d’améliorer les performances en jeu.

L’autre nouveauté clé, c’est l’arrivée du Intel Binary Optimization Tool, que la marque présente comme une nouvelle couche d’optimisation capable d’améliorer l’IPC et les performances de certains jeux, y compris lorsque ceux-ci ont été pensés à l’origine pour d’autres architectures x86 ou pour console. Intel en fait un élément important de sa feuille de route performance pour les machines enthusiast.

00b30b51 plus de fps sans plus de coeurs le secret d intel pour ses nouveaux processeurs core ultra 200hx plus w1280
Screenshot

Autrement dit, Intel cherche moins à impressionner par une hausse brute des fréquences qu’à montrer qu’une partie des gains peut désormais venir du logiciel, de l’optimisation et de la réduction des goulets d’étranglement internes.

Les spécifications restent très proches de la génération précédente

Le Core Ultra 9 290HX Plus conserve une configuration de 24 cœurs (8P + 16E), tandis que le Core Ultra 7 270HX Plus reste sur 20 cœurs (8P + 12E). Les puces intègrent toujours un petit iGPU Intel Graphics à 4 cœurs Xe et un NPU annoncé à 13 TOPS. Sur ce point, Intel ne cherche pas à réécrire la formule : la base technique reste celle d’un refresh, pas d’une rupture.

Les nouveaux modèles prennent en charge jusqu’à 256 Go de DDR5-6400 en double canal. En revanche, Notebookcheck indique que ces versions 200HX Plus ne prennent pas en charge la mémoire ECC, contrairement aux modèles non « Plus » évoqués dans certaines comparaisons du marché mobile haut de gamme. Cette différence pourrait compter pour certains usages workstation plus spécialisés.

Une stratégie tournée vers les OEM plus que vers les passionnés d’upgrade

Intel précise que les premiers laptops équipés de ces puces arrivent dès aujourd’hui, avec une liste de partenaires qui inclut notamment Acer, ASUS, Dell Alienware, Lenovo, MSI, Razer et d’autres constructeurs. Cela confirme la vocation de cette gamme : alimenter rapidement les machines gaming et créatives premium de 2026 sans attendre une nouvelle plateforme complète.

C’est là toute la logique de ce lancement. Intel ne propose pas un « moment wow », mais un outil de transition crédible pour les fabricants de portables. Dans un marché où les gains CPU deviennent plus difficiles à rendre spectaculaires d’une année sur l’autre, ce type de refresh permet de rester visible face à AMD et de continuer à faire vivre les catalogues OEM.

Le Core Ultra 200HX Plus ressemble à un lancement pragmatique. Les gains annoncés sont réels, mais contenus. Les nouveautés les plus intéressantes ne sont pas forcément dans la fiche marketing brute, mais dans la combinaison entre latence réduite, optimisation logicielle et disponibilité immédiate chez les grands fabricants.

Pour les acheteurs, la conclusion est simple : un laptop équipé d’un 290HX Plus ou d’un 270HX Plus pourra être un très bon choix en 2026, mais surtout si l’on change une machine vieille de plusieurs années. Pour ceux qui possèdent déjà un modèle animé par un 285HX ou un 265HX, la promesse paraît bien plus modeste.

Intel affine sa recette plus qu’il ne la transforme. Et, dans l’univers du laptop gaming haut de gamme, c’est parfois suffisant pour rester dans la course.

Lire plus
Périphériques

RP2350 : Le microcontrôleur de Raspberry Pi poussé à 873 MHz !

RP2350 : Le microcontrôleur de Raspberry Pi poussé à 873 MHz !

Le RP2350 n’a jamais été pensé pour jouer dans la cour des monstres de fréquence. C’est un microcontrôleur : frugal, réactif, taillé pour des tâches temps réel et des projets embarqués. Officiellement, Raspberry Pi annonce des cœurs Arm Cortex-M33 ou Hazard3 RISC-V à 150 MHz.

Sauf qu’en coulisses, certains ont décidé de pousser la logique à l’extrême — et de répondre à une question délicieusement inutile, donc essentielle : et si on le faisait courir ?

De 150 MHz à plus de 800 MHz : l’expérience « pour la science »

Sur le blog de Pimoroni, Mike Bell raconte comment un Raspberry Pi Pico 2 équipée d’un RP2350 a été poussée jusqu’à 873,5 MHz en pic — avec une zone « raisonnablement stable » plutôt située entre 800 et 850 MHz, selon les exemplaires.

Les résultats varient d’une puce à l’autre : Pimoroni décrit par exemple un exemplaire stable à ~840 MHz, et une tentative à ~860,7 MHz « brièvement » avant que la stabilité ne décroche.

Le plus intéressant : les cœurs RISC-V semblent parfois tenir un tout petit peu plus haut que les cœurs Arm, avec un run « presque une minute » à 873,5 MHz avant crash, et une plage stable évoquée autour de 820–840 MHz dans certains réglages de test.

Comment c’est possible (sans transformer ça en tuto risqué) ?

L’article de Pimoroni décrit une démarche d’overclocking agressive et clairement hors cadre « usage normal » : manipulation du régulateur, augmentation de tension, puis refroidissement progressif — jusqu’à des méthodes extrêmes, comme la glace carbonique (dry ice).

Ce point mérite d’être dit sans détour : l’overvolting et le refroidissement extrême, ce n’est pas une recette « maker safe » par défaut. Ça peut endommager le matériel, provoquer de l’instabilité, et dans le cas de la glace carbonique, introduire des risques physiques (brûlures par le froid, ventilation, condensation, etc.). Pimoroni le raconte comme une expérimentation, pas comme une recommandation grand public.

BigBlockOfCopper

Pourquoi ça fascine autant, alors que ce n’est pas « utile » ?

Parce que ça révèle deux choses. D’abord, la marge électrique/thermique du RP2350 est plus large que ce que son positionnement laisse imaginer — même si Raspberry Pi documente clairement un system clock jusqu’à 150 MHz dans la fiche technique, et que tout le reste relève de l’exception, pas du contrat.

Ensuite, ça rappelle un phénomène déjà vu avec le RP2040 : une communauté qui explore, mesure, repousse — et parfois influence, indirectement, les pratiques (sans jamais confondre « record de labo » et « spec de production »). Sur Hacker News, la discussion autour de l’article Pimoroni reflète bien cet esprit : curiosité, prudence, et fascination pour les limites physiques d’un composant à 5–7 dollars.

Le RP2350 ne devient pas un CPU « rapide » — il devient un terrain d’exploration

Même à 800+ MHz, un microcontrôleur ne se transforme pas magiquement en processeur applicatif. Les contraintes restent celles de l’embarqué : mémoire, bus, périphériques, architecture, latences. Mais ce genre d’essai a une valeur : il éclaire la robustesse du design, la qualité des PLL/horloges, et les limites thermiques réelles.

Et surtout, il nourrit une idée très actuelle : le RP2350 est moins un « successeur du RP2040 » qu’une plateforme où l’on peut expérimenter — Arm ou RISC-V, sécurité, I/O programmable, et maintenant… overclocking extrême. Raspberry Pi l’a conçu pour être accessible, la communauté le traite comme un laboratoire.

Lire plus
Périphériques

RAM et SSD : Pourquoi les prix des PC explosent chez ASUS, Apple et HP ?

RAM et SSD : Pourquoi les prix des PC explosent chez ASUS, Apple et HP ?

Le PC n’avait pas vraiment besoin de ça. Après deux années de normalisation post-pandémie, voilà que le marché se retrouve rattrapé par un composant aussi banal qu’essentiel : la mémoire. DRAM et NAND repartent à la hausse, et l’effet domino se fait déjà sentir chez les grandes marques — de l’entrée de gamme aux machines pro — avec des augmentations de prix qui, cette fois, ne ressemblent plus à un ajustement marginal.

Derrière la flambée, un moteur unique : l’IA, et surtout l’infrastructure qui la nourrit.

Ce qui fait grimper DRAM et NAND : l’IA aspire la capacité (et les usines suivent la marge)

Le mécanisme est connu dans la chaîne semi-conducteurs, mais l’ampleur change d’échelle : les fabricants réallouent leurs capacités vers les produits les plus rentables, et, en 2026, ce sont les mémoires « premium » pour serveurs IA (dont la HBM) qui captent l’attention.

Plusieurs récentes analyses décrivent un marché où l’IA et les datacenters tirent la demande, pendant que l’offre « grand public » se tend :

  • Les prix comptant ont accéléré début 2026, avec un bond marqué sur certaines références NAND et une pression forte sur la DRAM « PC », alimentée par une demande datacenter et des arbitrages de production.
  • Omdia décrit de « graves problèmes d’approvisionnement en mémoire et en stockage » en 2026 et lie explicitement la baisse attendue des volumes PC à la hausse des coûts mémoire/stockage.
  • IDC évoque aussi un déséquilibre offre/demande mémoire en 2026, avec une croissance d’offre sous les normes historiques et une hausse des prix qui se répercute sur les appareils.

Traduction côté constructeurs : quand la DRAM et la NAND deviennent plus chères (ou moins disponibles), il n’y a que trois options : rogner la marge, réduire les configurations (moins de RAM/SSD), ou augmenter les prix. Dans un marché PC déjà sensible, la troisième option finit presque toujours par arriver.

Les hausses commencent : ASUS ouvre la marche, le reste suit

Les premiers signaux remontent déjà des canaux de distribution, avec des variations selon les gammes et les régions. Des hausses chez ASUS ont été rapportées sur certaines gammes, attribuées à la hausse des coûts de mémoire, avec des ordres de grandeur évoqués autour de 15–20 % dans certains marchés.

ASUS, Acer, HP, Dell/Lenovo sur le segment professionnel laissent entrevoir une pression qui s’étend à l’ensemble de la chaîne PC.

Il faut le dire clairement : tout le monde ne montera pas ses prix au même rythme. Les marques arbitrent différemment selon les contrats (prix « contract » vs spot), les stocks, les priorités (protéger les ventes grand public vs préserver les marges pro), et leur capacité à « absorber » temporairement le choc. Mais, la direction est la même : si la mémoire continue de grimper, les hausses se généralisent.

Même Apple est rattrapé : la hausse de ticket devient visible

Apple n’est pas le meilleur baromètre du PC « commodité », mais c’est un excellent thermomètre psychologique : quand Apple bouge ses prix, le marché écoute. Plusieurs sources relaient des hausses sur les MacBook Pro M5 Pro/M5 Max, avec des augmentations notables selon les versions (selon les configurations et les modèles).

Ce n’est pas uniquement « la mémoire » qui explique une stratégie tarifaire Apple — mais dans une période où les coûts des composants critiques montent, l’argument devient mécaniquement plus audible.

« Et maintenant ? »

Le point le plus inquiétant n’est pas la hausse en elle-même : c’est sa durée probable. Omdia anticipe un recul des expéditions PC en 2026 (autour de -12 %) dans un contexte de hausse des coûts mémoire/stockage, avec un impact particulièrement dur sur les PC à bas prix.

En clair, si la mémoire reste contrainte parce que l’IA continue d’absorber capacité et investissements, la tension peut durer. Et dans ce scénario, on verra probablement deux tendances se renforcer :

  1. Montée en gamme forcée : plus de modèles « premium » (marges), moins de configurations agressives.
  2. Réduflation technique : des PC vendus au même prix… avec moins de RAM/SSD qu’attendu, ou des upgrades plus coûteux.

La mémoire est en train de rappeler une vérité simple : dans le PC, ce n’est pas le CPU qui fait le prix au quotidien, ce sont souvent les composants « silencieux » — RAM et SSD — qui dictent la douleur au moment de payer. Et en 2026, ces composants ont l’IA comme concurrent direct sur la ligne de production.

Lire plus