fermer

Périphériques

Les périphériques, des moniteurs aux claviers en passant par les dispositifs de stockage, jouent un rôle crucial dans l’optimisation de l’expérience utilisateur.

Examinez les dernières innovations et les meilleurs produits sur le marché avec nos critiques et comparatifs. Que vous soyez à la recherche de l’ergonomie ou de la performance, nos recommandations vous guideront dans vos choix.

Périphériques

Spotify x Liquid Death : Une urne Bluetooth à 495 dollars pour streamer dans l’au-delà

Spotify x Liquid Death : Une urne Bluetooth à 495 dollars pour streamer dans l'au-delà

Spotify vient de réussir un tour de magie marketing : sortir un produit qui ressemble à une blague de très mauvais goût… tout en étant parfaitement calibré pour devenir un objet de collection. Son nom : Eternal Playlist Urn.

Sa promesse : une « urne » qui stream (en réalité, un haut-parleur Bluetooth intégré dans le couvercle) et qui sert de totem à une playlist générée par Spotify. Le tout en édition ultra limitée : 150 unités, 495 dollars, uniquement aux États-Unis.

Spotify : Une urne qui ne contient pas de cendres, mais du branding

Le produit joue volontairement sur l’ambiguïté : il ressemble à une urne funéraire, mais n’est pas conçu pour contenir des cendres — c’est une enceinte déguisée en symbole. Les spécifications sont aussi absurdes que précises : 7 × 11,4 pouces, enceinte Bluetooth dans le couvercle, charge USB-C, et fabrication « petits lots » assumant des micro-imperfections comme preuve d’authenticité.

Spotify cremation urn speaker for afterlife

La partie Spotify est presque plus intéressante que le hardware : l’urne est prétexte à créer une « Playlist éternelle » via une série de prompts (« vibe éternelle », « bruit de fantôme », etc.) et votre historique d’écoute. Ensuite, la playlist peut être synchronisée à l’enceinte, et surtout partagée comme une relique numérique pour proches et amis.

Spotify pousse la punchline : « La vie a besoin de musique. L’au-delà aussi ».

LD Embed Asset 1233423

Pourquoi Liquid Death est le partenaire parfait

Liquid Death s’est bâti une identité sur la morbide pop et les objets collector qui font parler. Spotify, de son côté, adore tester des formats physiques sans s’engager à devenir fabricant de hardware.

Ce n’est pas la première incursion matérielle de Spotify, mais c’est sûrement la plus théâtrale :

  • Car Thing (accessoire auto) : lancé puis abandonné — preuve que Spotify ne veut pas porter le poids industriel d’un hardware grand public.
  • IKEA VAPPEBY (2022) : un speaker Bluetooth avec Spotify Tap, plutôt malin, plus utilitaire que collector.

L’urne, elle, ne cherche pas à être utile. Elle cherche à être mémorable.

Ce que Spotify vend vraiment, ce n’est pas un speaker — c’est une mise en scène de l’identité

L’Eternal Playlist Urn est un produit « parfaitement inutile » au sens technologique (une petite enceinte Bluetooth à 495 dollars), mais extrêmement cohérent au sens culturel :

  • il matérialise quelque chose d’intangible : vos goûts.
  • il transforme l’algorithme en rituel (une playlist « pour toujours »).
  • il fait de Spotify un acteur de la culture internet, pas seulement du streaming.

Et en prime, ça recycle l’idée la plus puissante de Spotify : ta musique, c’est toi — jusqu’à l’absurde.

Lire plus
Périphériques

Intel GPU : Le plan secret de Lip-Bu Tan pour détrôner Nvidia dans l’IA

Intel GPU : Le plan secret de Lip-Bu Tan pour détrôner Nvidia dans l'IA

Après des années de tentatives hésitantes, d’annonces ambitieuses et de repositionnements, Intel remet les GPU au centre de sa stratégie. Cette fois, le message est plus direct — et plus industriel : Intel veut « faire des GPU » et les produire à l’échelle, avec un recrutement clé pour piloter l’architecture.

C’est Lip-Bu Tan, nouveau CEO, qui l’a affirmé publiquement lors d’une conférence IA à San Francisco, selon Reuters.

Intel recrute un chef architecte GPU, et assume le retour

D’après Reuters, Tan a annoncé avoir embauché Eric Demers, ex-cadre de Qualcomm, pour prendre le rôle de chief GPU architect. Il doit travailler sur une feuille de route centrée sur le marché data center, là où Nvidia règne aujourd’hui quasi sans partage.

Reuters précise également que Demers reportera au responsable des puces data center d’Intel, Kevork Kechichian, et qu’Intel discute déjà avec « quelques clients » afin d’aligner le développement sur leurs besoins.

Pourquoi Intel ne peut plus ignorer les GPU ?

Le GPU n’est plus un « extra » pour gamers : c’est devenu le moteur de facto de l’IA moderne — entraînement, inférence, et accélération de workloads de calcul. Dans ce contexte, rester cantonné au CPU revient à accepter un rôle secondaire dans la pile informatique.

Et, Intel le sait : la domination de Nvidia sur l’infrastructure IA crée un déséquilibre stratégique que même un géant des CPU ne peut plus compenser uniquement avec des processeurs.

Une stratégie plus « entreprise » que « Arc grand public »

Intel a bien une marque GPU grand public (Arc), mais le nouveau signal envoyé par Tan ressemble davantage à une offensive semi-custom/data center qu’à un duel frontal sur les cartes gaming.

À côté, l’écosystème PC continue de spéculer sur l’avenir de certaines cartes Arc orientées gaming, et plusieurs observateurs estiment qu’Intel priorise aujourd’hui les segments où le calcul « se vend » plus cher : pro, workstation, IA.

Le vrai mur : l’écosystème logiciel (et la confiance des clients)

Sur le papier, Intel sait fabriquer des puces. Mais sur le terrain, Nvidia a construit quelque chose de plus défensif qu’un avantage matériel : un standard logiciel et une inertie d’adoption massive (tooling, bibliothèques, compatibilité, habitudes). Pour Intel, la question est donc double :

  • livrer du silicium compétitif (perf/watt, mémoire, interconnexions),
  • et surtout rassurer sur la stabilité logicielle, les pilotes, les frameworks et la pérennité de la plateforme.

C’est précisément là que le recrutement d’un architecte GPU « haut niveau » prend du sens : si Intel veut redevenir crédible, il doit proposer une vision cohérente — pas une succession de projets.

Intel Foundry et l’ambition de redevenir « full-stack »

Reuters note aussi que Tan a évoqué un intérêt client pour la techno de gravure Intel 14A dans le cadre d’Intel Foundry, avec une montée en volume attendue plus tard en 2026.

C’est un point clé : si Intel aligne CPU + GPU + fabrication, il rejoue un modèle « full-stack silicon » capable de séduire certains clients qui cherchent des alternatives à Nvidia — pas seulement en puces, mais en capacité industrielle.

Intel revient au GPU, mais la partie se gagne sur la durée

Intel n’entre pas sur un marché « libre » : il revient dans un territoire déjà structuré par Nvidia et, dans une moindre mesure, AMD. Mais l’annonce de Tan — recrutement ciblé, discours « à l’échelle », priorité data center — montre une posture moins expérimentale et plus stratégique.

Le défi est colossal : rattraper le retard n’est pas qu’une question de transistors, c’est une question de plateforme, de confiance, et d’exécution sur plusieurs générations. Cette fois, Intel semble prêt à jouer la longue partie.

Lire plus
Périphériques

Raspberry Pi augmente encore ses prix : +10 à +60 dollars selon la RAM sur Pi 4, Pi 5 et Compute Modules

Raspberry Pi augmente encore ses prix : +10 à +60 dollars selon la RAM sur Pi 4, Pi 5 et Compute Modules

Deux mois après une première hausse, Raspberry Pi remet le couvert. La raison est aussi prosaïque que brutale : la mémoire coûte beaucoup plus cher, et l’entreprise préfère ajuster ses tarifs plutôt que rogner la disponibilité ou la marge au point de casser sa feuille de route.

Dans une annonce publiée hier, le CEO Eben Upton explique que « le coût de certaines pièces a plus que doublé au cours du dernier trimestre », rendant nécessaire une nouvelle hausse sur les produits qui embarquent 2 Go de RAM ou plus.

Les produits concernés :

  • Raspberry Pi 4 et Raspberry Pi 5 (à partir de 2 Go)
  • Compute Module 4 et Compute Module 5 (à partir de 2 Go)

Cette annonce intervient après une première série d’ajustements début décembre 2025, déjà motivée par la flambée du prix de la RAM.

Raspberry Pi : Les nouveaux paliers : +10 $ à +60 $ selon la mémoire

Raspberry Pi ne publie pas ici une liste « produit par produit », mais un barème par densité mémoire, appliqué aux modèles concernés :

Mémoire

Hausse annoncée

2 Go

+10 dollars

4 Go

+15 dollars

8 Go

+30 dollars

16 Go

+60 dollars

Conséquence très concrète : le Raspberry Pi 5 de 16 Go grimpe par exemple à 205 dollars dans les grilles de prix relayées par la presse spécialisée. Aujourd’hui, difficile de voir l’impact sur le prix en France, quoiqu’il en soit un Raspberry Pi 5 de 16 Go est vendu au prix de… 216 euros !

Ce qui ne bouge pas : les modèles « 1 Go » et les anciennes gammes épargnés

Bonne nouvelle (relative) : tout n’augmente pas.

Ne sont pas affectés :

  • le Raspberry Pi 5 1 Go lancé début décembre,
  • le Raspberry Pi 4 1 Go,
  • le Raspberry Pi 400,
  • les Raspberry Pi 3, Pi Zero et d’autres anciens produits.

La justification est révélatrice : pour ces anciennes cartes, Raspberry Pi indique disposer de plusieurs années d’inventaire de la mémoire LPDDR2 qu’elles utilisent, ce qui amortit la hausse actuelle.

L’IA pèse sur le silicium… et les makers paient la note

Depuis fin 2025, l’entreprise relie explicitement la pression sur la RAM à un marché « tiré » par l’IA (infrastructures, data centers, etc.), ce qui raréfie certaines références mémoire et pousse les coûts vers le haut.

Cette fois, le message est plus inquiet : « 2026 s’annonce encore difficile » côté prix mémoire — même si Raspberry Pi insiste sur le caractère temporaire de la situation et dit vouloir revenir en arrière dès que la tension retombe.

Pour le public Raspberry Pi, l’impact est double :

  • Les modèles 8 Go et 16 Go, justement prisés pour du mini-serveur, du dev local ou des usages IA « edge », deviennent moins spontanément recommandables.
  • Le positionnement « ordinateur à bas coût » se fragilise, d’où l’intérêt stratégique du modèle Pi 5 1 Go à 45 dollars lancé en décembre, comme soupape d’accessibilité.

En clair : Raspberry Pi protège l’entrée de gamme, mais accepte que le haut de la pile (8–16 Go) devienne une catégorie plus premium — presque malgré lui.

Lire plus