fermer

Périphériques

Les périphériques, des moniteurs aux claviers en passant par les dispositifs de stockage, jouent un rôle crucial dans l’optimisation de l’expérience utilisateur.

Examinez les dernières innovations et les meilleurs produits sur le marché avec nos critiques et comparatifs. Que vous soyez à la recherche de l’ergonomie ou de la performance, nos recommandations vous guideront dans vos choix.

Périphériques

Nvidia N1 : Le processeur qui veut tuer Intel et AMD sur PC portable ?

Nvidia N1 : Le processeur qui veut tuer Intel et AMD sur PC portable ?

Nvidia avance peut-être enfin à découvert sur l’un de ses projets les plus surveillés. Une carte mère d’ingénierie apparue sur la plateforme chinoise Goofish semble montrer un prototype autour du SoC Nvidia N1/N1X, une puce encore non annoncée officiellement pour le PC portable.

Si la fuite est authentique, elle confirme surtout une chose : l’entrée de Nvidia dans les laptops ARM ne ressemble plus à une rumeur lointaine, mais à un chantier déjà très concret.

Une fuite crédible, mais encore très préliminaire

Les images relayées par Tom’s Hardware montrent une carte mère de type laptop avec un gros package central entouré de huit modules mémoire, pour un total de 128 Go de LPDDR5X selon les analyses publiées.

On y voit aussi deux slots M.2, du Wi-Fi intégré, ainsi qu’une connectique incluant HDMI, USB-C et une prise audio. La présence d’une large découpe pour le refroidissement laisse penser à une machine conçue pour des enveloppes thermiques sérieuses, pas à un simple ultraportable passif. Tout cela reste toutefois de l’ordre de la fuite matérielle, pas d’une fiche officielle Nvidia.

Le détail qui frappe : 128 Go de RAM sur une plateforme supposée mobile

C’est évidemment la mémoire qui attire l’œil. Un prototype avec 128 Go sur un design orienté laptop suggère que Nvidia ne teste pas seulement une puce pour machines fines classiques, mais potentiellement une plateforme plus ambitieuse, capable de viser le jeu, l’IA locale ou des usages station de travail légère.

Il faut néanmoins rester prudent : un échantillon d’ingénierie peut embarquer une configuration extrême qui ne sera jamais reproduite telle quelle dans les produits commerciaux. Mais, même comme prototype, cela montre que Nvidia explore une marge de manœuvre bien plus large que celle des PC ARM grand public traditionnels.

Ce que l’on sait déjà du projet Nvidia + MediaTek

La fuite n’arrive pas dans le vide. Reuters rapportait déjà en janvier 2025 que Jensen Huang avait confirmé qu’un CPU conçu avec MediaTek pourrait être vendu par MediaTek lui-même, dans le sillage de Project DIGITS. D’autres reprises ont ensuite décrit les puces N1/N1X comme dérivées de l’approche GB10 Grace Blackwell, avec un CPU ARM issu de la collaboration MediaTek et un GPU Nvidia maison.

La logique est donc cohérente : Nvidia veut transposer son expertise graphique et IA dans un vrai SoC PC.

Pourquoi le N1 pourrait compter bien au-delà du simple « Windows on Arm » ?

Le plus intéressant n’est pas seulement qu’il s’agisse d’une puce ARM. C’est le fait que Nvidia pourrait l’amener sur un terrain où Qualcomm, AMD et Intel se croisent sans qu’aucun n’ait totalement verrouillé l’avenir du laptop AI/gaming fin et efficace.

Si le Nvidia N1 tient ses promesses, Nvidia pourrait pousser une catégorie assez séduisante sur le papier : des machines plus fines, plus sobres, mais capables de conserver un ADN gaming ou créatif grâce à son savoir-faire GPU. Ce serait une proposition différente de Snapdragon X, plus proche d’un croisement entre ultrabook premium, machine IA locale et laptop de jeu modéré.

Rien ne prouve encore que Nvidia y parviendra, mais la fuite de cette carte mère, avec son refroidissement conséquent et sa mémoire généreuse, donne du poids à cette hypothèse.

Nvidia ne veut plus seulement fournir les GPU des laptops, mais en redessiner le centre de gravité

Au fond, cette fuite raconte quelque chose de très simple : Nvidia semble vouloir remonter d’un étage dans la chaîne de valeur du PC portable. Pendant des années, la marque a dominé la couche graphique.

Avec N1, elle pourrait viser la plateforme entière. Et si cela se confirme, l’impact dépasserait de loin un simple nouveau processeur : cela mettrait davantage de pression sur Intel Core Ultra, Ryzen AI et Snapdragon X, au moment même où tous essaient de définir à quoi doit ressembler le laptop de l’ère IA.

Lire plus
Périphériques

Dyson lance le HushJet Mini Cool : Le ventilateur de poche à 65 000 tr/min

Dyson lance le HushJet Mini Cool : Le ventilateur de poche à 65 000 tr/min

Dyson s’attaque à un objet ultra banal avec sa méthode habituelle : en faire un produit d’ingénierie premium. Avec le HushJet Mini Cool, la marque lance son premier ventilateur portable à main, pensé pour trois usages à la fois : de poche, sur un bureau ou autour du cou grâce à un dock dédié.

Le produit a été officialisé le 9 avril 2026 et démarre à 99,99 dollars sur certains marchés., mais pas encore en France.

HushJet Mini Cool : Un mini ventilateur, mais une vraie signature Dyson

Le HushJet Mini Cool pèse 212 grammes et s’appuie sur un moteur brushless DC pouvant monter jusqu’à 65 000 tr/min, avec un flux d’air annoncé jusqu’à 25 m/s. Dyson met en avant un système de projection d’air HushJet de 38 mm, conçu pour concentrer le flux tout en limitant les fréquences aiguës désagréables et le bruit moteur.

Sur le papier, on retrouve exactement ce que Dyson aime raconter depuis des années : maîtrise du flux, réduction des turbulences, travail acoustique et transposition d’un savoir-faire maison vers un format inattendu. Jake Dyson l’assume d’ailleurs explicitement en expliquant que ce produit est le résultat de l’expérience acquise par la marque sur la projection d’air depuis 2009.

dyson hushjet5

Trois usages, un seul objet

C’est sans doute là que le produit devient plus intéressant qu’un simple gadget d’été. Le HushJet Mini Cool peut être utilisé à la main, posé sur un Support de chargement pour un usage bureau, ou porté en mode mains-libre avec un Tour de cou. Dyson fournit aussi un câble USB-C et une pochette de transport, tandis que des accessoires optionnels comme un Support universel ou Clip de fixation sont prévus pour l’accrocher à un sac ou à d’autres surfaces.

Autrement dit, Dyson ne vend pas seulement un petit ventilateur. La marque essaie de créer un objet de mobilité climatique personnelle, à mi-chemin entre accessoire tech, compagnon de trajet et produit lifestyle.

Une autonomie correcte, sans miracle

641014 01 scaled

Le ventilateur embarque une batterie de 5 000 mAh, annoncée pour jusqu’à 6 heures d’autonomie, avec une recharge complète en environ 3 heures via USB-C. Il propose cinq vitesses, plus un mode Boost. Côté bruit, les niveaux relayés par la presse montent à 72,5 dBA en Boost, 68 dBA au niveau 5 et 52 dBA au niveau 1.

Ce n’est donc pas un appareil silencieux au sens absolu du terme, surtout à pleine puissance. Mais, Dyson semble chercher un compromis plus raffiné qu’un simple ventilateur portable classique, en travaillant surtout le profil sonore plutôt que la seule baisse brute du volume.

Coloris et disponibilité

Dyson HushJet Mini Cool Press Image

Le HushJet Mini Cool est annoncé en Ink/Cobalt, Carnelian/Sky et Stone/Blush. Aux États-Unis, le prix démarre à 99,99 dollars, avec la version Stone/Blush disponible immédiatement et les autres finitions prévues ensuite, selon les marchés et les périodes.

Le plus intéressant avec ce lancement, c’est qu’il ne cherche pas à concurrencer les ventilateurs de table low-cost sur leur terrain. Dyson transforme un objet très simple en accessoire personnel premium, avec design, modularité, USB-C et langage produit hérité de la tech plus que du petit électroménager.

Reste la vraie question : à 99,99 dollars, le public suivra-t-il ? Car le HushJet Mini Cool semble crédible techniquement, mais il entre aussi dans cette zone très Dyson où la performance doit justifier un prix bien au-dessus du banal. Si l’été 2026 devient aussi chaud que prévu sur plusieurs marchés, la marque pourrait toutefois avoir trouvé le bon moment pour imposer ce format.

Lire plus
Périphériques

AirPods Max 2 : Sous la puce H2, un design qui n’a pas bougé depuis 2020

AirPods Max 2 : Sous la puce H2, un design qui n'a pas bougé depuis 2020

Apple a enfin offert une vraie fiche technique aux AirPods Max avec la puce H2, l’audio sans perte en USB-C et une réduction de bruit renforcée. Mais une fois ouverts, les nouveaux écouteurs racontent une histoire beaucoup moins ambitieuse : celle d’un produit premium resté presque figé depuis 2020.

AirPods Max 2 : Une seconde génération qui reprend presque tout à l’identique

Le constat d’iFixit est limpide : les AirPods Max 2 sont « fondamentalement la même chose » que le modèle d’origine sur le plan interne. D’après la comparaison, le démontage suit exactement les mêmes étapes, et la différence matérielle la plus visible concerne surtout le passage à la puce H2 dans chaque écouteur.

Ce point est important, parce qu’Apple, de son côté, met surtout en avant les bénéfices de cette nouvelle plateforme : Adaptive Audio, Conversation Awareness, Voice Isolation, Live Translation, une réduction active du bruit jusqu’à 1,5 fois plus efficace, ainsi qu’un nouvel amplificateur à plage dynamique étendue.

Les AirPods Max 2 gagnent aussi l’audio 24-bit/48 kHz lossless en filaire via USB-C.

Autrement dit, Apple a clairement privilégié une modernisation de l’expérience audio et logicielle plutôt qu’un redesign matériel. C’est un choix cohérent sur le papier, mais qui devient plus difficile à défendre quand l’intérieur du produit semble reconduire presque à l’identique une architecture vieille de plus de cinq ans.

Les vieux points faibles semblent toujours là

Le point le plus frustrant concerne sans doute les problèmes déjà signalés sur la première génération. Comme le laisse entendre iFixit, Apple n’a pas corrigé les points de défaillance les plus fréquemment évoqués, notamment la condensation à l’intérieur des écouteurs dans certains environnements humides. iFixit n’aurait trouvé aucune modification évidente visant à traiter ce sujet.

Il faut rester rigoureux sur ce point : Apple ne reconnaît pas officiellement ici un « défaut de conception » dans les sources consultées. En revanche, ce que le démontage suggère, c’est l’absence de changement visible pour répondre à un problème régulièrement remonté par des utilisateurs et observateurs depuis la première génération.

La réparabilité reste limitée, malgré le discours plus large d’Apple

iFixit souligne aussi que Apple ne propose toujours ni pièces détachées, ni manuels officiels pour les AirPods Max 2 dans son programme de réparation en libre-service, et que des éléments comme la batterie ou le port USB-C restent difficiles d’accès. Résultat : les nouveaux écouteurs ne seraient pas plus réparables que les précédents.

Le modèle antérieur avait reçu une note de 6/10 chez iFixit.

C’est un angle particulièrement sensible pour un produit vendu 579 euros, affichant toujours 20 heures d’autonomie et un poids de 386,2 grammes, soit une base matérielle qui n’a quasiment pas évolué non plus sur ces points.

Apple améliore l’usage, mais laisse le matériel en pilotage automatique

Le problème des AirPods Max 2 n’est pas qu’ils soient mauvais. Au contraire, Apple leur a apporté de vraies avancées fonctionnelles, et plusieurs tests saluent l’amélioration de l’ANC, de la clarté sonore et des fonctions intelligentes.

Le vrai sujet est ailleurs : pour un casque ultra-premium lancé six ans après l’original, Apple semble avoir choisi la voie la plus prudente possible. La firme renforce le cerveau du produit, mais laisse pratiquement intact le corps qui l’abrite. Cette stratégie peut se comprendre si l’architecture d’origine reste excellente. Elle devient beaucoup moins convaincante quand les critiques anciennes sur la condensation, l’accessibilité des réparations ou certains choix de conception continuent de flotter autour du produit.

Un casque toujours désirable, mais plus difficile à justifier

Au fond, le démontage d’iFixit ne détruit pas la proposition des AirPods Max 2. Il la recadre. Oui, Apple livre un meilleur casque sur le plan audio et logiciel. Mais non, cette deuxième génération ne ressemble pas à une refonte en profondeur. Elle ressemble plutôt à une actualisation interne soigneusement calculée, qui modernise l’expérience sans traiter sérieusement les reproches accumulés depuis 2020.

Et c’est sans doute là que le démontage devient gênant pour Apple : il montre que, sur un produit à 549 dollars, la vraie nouveauté est surtout invisible — tandis que les compromis, eux, restent parfaitement reconnaissables.

Lire plus