fermer

Intelligence Artificielle

L’intelligence artificielle (IA) transforme de nombreux secteurs, de la santé à la finance, en passant par l’éducation et la sécurité. Explorez comment l’IA est utilisée pour automatiser des tâches, augmenter l’efficacité et créer de nouvelles opportunités de marché.

Nos discussions incluent également les défis éthiques et les implications sociétales de l’adoption de l’IA, fournissant une perspective équilibrée sur ce développement technologique clé.

Intelligence Artificielle

Claude d’Anthropic entre dans la finance : l’IA au service des professionnels de l’investissement

Claude d’Anthropic entre dans la finance : l’IA au service des professionnels de l’investissement

Anthropic, la startup d’intelligence artificielle soutenue par Amazon, vient de dévoiler une version spécialisée de son assistant Claude, cette fois entièrement pensée pour les métiers de la finance. Une avancée stratégique qui marque l’entrée de Claude dans un secteur aussi exigeant que lucratif : les services financiers.

Claude pour la finance : une IA sur-mesure pour les analystes, banquiers et investisseurs

Selon CNBC, cette déclinaison de Claude est conçue pour accompagner les professionnels de la finance dans des tâches à haute valeur ajoutée : analyse de marchés, aide à la décision d’investissement, recherches financières complexes, simulations de portefeuilles…

image 10 scaled

Anthropic veut ainsi capter une part croissante du marché de l’IA appliquée à la banque, aux marchés boursiers et à la gestion d’actifs, un secteur en pleine transformation numérique.

Contrairement à d’autres IA plus généralistes, comme ChatGPT d’OpenAI, Claude se distingue par son architecture « interprétable et pilotable », pensée pour réduire les biais et renforcer la fiabilité. Une promesse qui résonne particulièrement dans la finance, où la conformité réglementaire et la traçabilité des décisions sont des impératifs.

Une startup au financement record, avec Amazon en soutien

Anthropic n’en est pas à son coup d’essai. Fondée par d’anciens cadres d’OpenAI, l’entreprise a vu le jour en 2021 et connaît une ascension fulgurante.

En 2024, elle boucle un tour de table la valorisant à 61,5 milliards de dollars, notamment grâce à un investissement massif de 4 milliards de dollars de la part d’Amazon, selon AboutAmazon. Ce partenariat stratégique pourrait permettre une intégration native de Claude avec les services AWS, facilitant son déploiement dans les infrastructures cloud des banques.

Des fonctionnalités conçues pour les exigences de Wall Street

Claude Finance n’est pas un simple assistant de conversation. Il embarque des outils capables de traiter des flux de données de marchés en temps réel, générer des rapports scénarisés, analyser des tendances sectorielles, ou encore simuler l’impact d’événements macroéconomiques sur un portefeuille.

image 11 scaled

Chaque fonction a été pensée avec un niveau de sécurité et de vérification adapté aux enjeux de la finance professionnelle, avec une attention particulière à la conformité réglementaire, au contrôle des hallucinations, et à la protection des données.

Anthropic a récemment obtenu un jugement fédéral favorable sur l’usage des données pour l’entraînement de ses IA, selon CNBC. Le tribunal a estimé que l’utilisation d’ouvrages pour entraîner Claude relevait du fair use, renforçant la position légale de l’entreprise face aux débats sur le droit d’auteur dans l’IA.

Cela permet à Anthropic de continuer ses développements sans craindre de blocages juridiques à court terme, contrairement à certaines startups confrontées à des recours en justice coûteux.

Un marché ultra-concurrentiel… mais stratégique

Anthropic n’est pas seul sur ce créneau. Google, Microsoft ou encore Bloomberg intensifient leurs efforts pour intégrer l’IA dans les outils d’analyse financière et de trading.

Mais l’avantage concurrentiel d’Anthropic réside dans :

  • Sa culture de la sécurité et de l’éthique, héritée de son positionnement initial ;
  • Son partenariat technologique avec Amazon, qui lui garantit des capacités de déploiement à grande échelle ;
  • Sa spécialisation croissante, avec des modèles adaptés aux usages réels de l’entreprise (Claude Enterprise, Claude 4 Sonnet, etc.).

Une IA taillée pour les défis à venir

Claude pour la finance pourrait révolutionner la gestion de portefeuille, en automatisant certaines stratégies quantitatives ; le conseil en investissement, via des recommandations générées à partir de données contextuelles ; et la recherche financière, en accélérant la lecture et l’analyse de rapports, tendances ou réglementations.

Selon des analystes du secteur, cette IA pourrait même remettre en question le rôle de certains cabinets d’analyse traditionnels, contraints d’adapter leurs modèles ou de collaborer avec des éditeurs d’IA.

Avec cette version spécialisée, Claude s’impose comme une alternative sérieuse aux solutions IA actuelles dans la finance, en mettant en avant une approche rigoureuse, interprétable, et conçue pour des environnements à haute responsabilité.

L’avenir de la finance sera assisté par l’intelligence artificielle. Reste à savoir si Claude saura gagner la confiance des régulateurs et des investisseurs… mais une chose est sûre : Anthropic place intelligemment ses pions dans une partie à très haut enjeu.

Lire plus
Intelligence Artificielle

DJI Agras T100 : un drone agricole de 100 kg pour révolutionner l’agriculture mondiale

DJI Agras T100 : un drone agricole de 100 kg pour révolutionner l’agriculture mondiale

DJI Agriculture a officiellement lancé ce 15 juillet son nouveau drone Agras T100 sur la scène mondiale. Ce modèle haut de gamme, déjà commercialisé en Chine depuis novembre dernier, s’adresse aux professionnels de l’agriculture à grande échelle en combinant capacité de pulvérisation, d’épandage et de levage sans précédent.

Conçu pour répondre aux exigences des exploitations modernes, le Agras T100 représente une avancée majeure dans le domaine des drones agricoles, alliant puissance, intelligence artificielle et polyvalence.

DJI Agras T100 : Pulvérisation de précision et épandage ultra-rapide

Le DJI Agras T100 embarque un réservoir de 100 litres, capable de pulvériser jusqu’à 30 litres par minute via deux buses intégrées. Pour les exploitants les plus exigeants, une option permet de passer à quatre buses brumisantes refroidies à l’eau, augmentant le débit à 40 litres/minute. Ce système permet l’application précise de pesticides, herbicides ou engrais, avec une charge utile maximale de 75 kg par vol.

T100 lichi orchard spraying

Côté épandage, le drone dispose d’un réservoir de 150 litres, propulsant les graines ou les fertilisants à une vitesse pouvant atteindre 20 m/s, avec un débit impressionnant de 400 kg/minute grâce à une vis sans fin de nouvelle génération. DJI promet une application homogène sur les grandes parcelles, comme le riz ou le blé, soutenue par des rapports automatisés intégrés dans le système de vol.

L’usage de l’IA pour moduler la répartition selon les conditions de terrain réduit considérablement le gaspillage de produits, améliorant à la fois la durabilité et la rentabilité des opérations.

Un drone capable de soulever 100 kg : bien plus qu’un outil agricole

Là où le Agras T100 se distingue radicalement de ses prédécesseurs, c’est dans sa capacité de levage : jusqu’à 100 kg de charge utile pour un poids au décollage de 149,9 kg. Grâce à ses hélices coaxiales en fibre de carbone, le drone atteint une poussée uniaxiale de 82 kg, permettant le transport de matériel lourd dans des zones reculées.

T100 lifting orange orchard

Cette fonction a déjà été démontrée au Vietnam lors de missions de sauvetage en cas d’inondation, avec livraison de matériel médical ou vivres dans des zones inaccessibles. Une polyvalence qui ouvre la voie à de nouvelles applications logistiques, humanitaires ou industrielles.

Navigation intelligente et sécurité avancée

Le DJI Agras T100 n’est pas seulement puissant : il est intelligent et sécurisé. Il intègre un système LiDAR, un radar à onde millimétrique, quatre capteurs visuels à 360°, et un traitement IA embarqué pour détecter dynamiquement les obstacles. Il adapte ainsi ses trajectoires en temps réel, même dans des conditions de faible visibilité.

Son système d’éclairage bas permet des opérations nocturnes, et le module DRTK 3 Agriculture Edition assure un positionnement centimétrique prêt à l’emploi. En complément, la réalité augmentée superpose des données de couverture en direct, renforçant le suivi terrain pour les exploitants.

Performances et autonomie : une machine conçue pour l’endurance

Le drone peut atteindre 50 km/h grâce à ses 8 moteurs synchronisés, s’adaptant aux terrains irréguliers et aux conditions climatiques variées. Côté autonomie, DJI introduit une nouvelle batterie compatible avec un chargeur de 11,5 kW, assurant une recharge complète en moins de neuf minutes. De quoi enchaîner les missions avec un temps d’arrêt quasi nul, un atout clé pour les grandes exploitations.

Disponibilité mondiale et implications économiques

Le Agras T100 est désormais disponible à l’international, aux côtés des modèles Agras T70P et T25P. Pour l’instant, seuls certains marchés y ont accès. Des préinscriptions sont déjà ouvertes via les distributeurs agréés.

T70P Eucalyptus

Des pays comme le Paraguay ou la Colombie prévoient de l’intégrer à grande échelle, notamment dans le cadre de projets d’infrastructure agricole soutenus par des initiatives internationales. En Europe, le T100 pourrait fortement concurrencer les méthodes traditionnelles de semis et de traitement, avec un retour sur investissement rapide pour les exploitants agricoles.

Le DJI Agras T100 cristallise les tendances de l’agriculture de demain : connectée, précise, durable et hautement automatisée. Il propose une alternative crédible à la main-d’œuvre coûteuse et à la pénibilité du travail manuel, avec un impact direct sur la réduction des coûts, l’optimisation des rendements et la traçabilité des opérations.

Alors que l’IA et la robotique deviennent des piliers de la production alimentaire mondiale, DJI s’impose une fois de plus comme leader de la transformation numérique des exploitations agricoles.

 

Lire plus
Intelligence Artificielle

Voxtral : Mistral lance son premier modèle audio open source pour concurrencer Whisper

Voxtral : Mistral lance son premier modèle audio open source pour concurrencer Whisper

Alors que la voix devient un mode d’interaction privilégié avec les intelligences artificielles, la startup française Mistral AI entre dans la course à l’audio avec une approche bien à elle : l’ouverture. Ce mardi, l’entreprise a dévoilé Voxtral, sa première famille de modèles vocaux open source, conçue pour offrir aux entreprises une alternative puissante, flexible… et abordable.

Avec Voxtral, Mistral entend casser le monopole des systèmes fermés (comme ceux d’OpenAI ou Google), tout en garantissant une performance de haut niveau, prête pour la production.

Voxtral : Une vraie « intelligence vocale » open source

Le pari est clair : rendre la parole à l’open source. Jusqu’à présent, les développeurs devaient souvent choisir entre des modèles ouverts et bon marché, mais peu précis, ou des solutions propriétaires efficaces… mais coûteuses, fermées, et difficiles à intégrer dans des workflows personnalisés.

Mistral change la donne avec Voxtral, qu’il présente comme le premier modèle vocal open source réellement exploitable en production.

Selon l’entreprise, Voxtral permet de traiter jusqu’à 30 minutes d’audio, avec une compréhension contextuelle jusqu’à 40 minutes grâce à son moteur LLM, Mistral Small 3.1. Il ne se contente pas de transcrire : il comprend, résume, interprète, répond et déclenche des actions via API. Et bien sûr, tout cela dans plusieurs langues, dont le français, l’anglais, l’espagnol, le portugais, l’allemand, le néerlandais, l’italien ou encore l’hindi.

Deux modèles : pour le cloud ou pour l’embarqué

Mistral propose deux variantes de Voxtral, selon les besoins de puissance et de déploiement :

  • Voxtral Small (24 milliards de paramètres): conçu pour des usages à grande échelle, en production. Il vise directement les concurrents comme GPT-4o-mini, ElevenLabs Scribe ou encore Gemini 2.5 Flash.
  • Voxtral Mini (3 milliards de paramètres) : destiné aux déploiements en local ou sur appareils embarqués (edge), avec un encombrement réduit et une consommation maîtrisée.

Enfin, une version allégée, baptisée Voxtral Mini Transcribe, a été optimisée pour des usages de transcription uniquement. Elle revendique des performances supérieures à Whisper d’OpenAI, pour moins de la moitié du prix.

Tarifs, accessibilité et usage

Screen 2025 07 15 at 22.52.58

La bonne nouvelle ? Voxtral est disponible en open source :

  • Le code et les modèles peuvent être testés directement via l’API de Mistral sur Hugging Face ;
  • Ils sont également intégrés à Le Chat, le chatbot maison de Mistral ;
  • L’intégration via API débute à 0,001 dollar la minute, une tarification ultra compétitive pour les entreprises.

Ce lancement s’inscrit dans la stratégie plus large de Mistral visant à créer un écosystème complet de modèles ouverts. Il intervient un mois seulement après Magistral, son modèle LLM orienté « raisonnement pas à pas ».

Une vision européenne assumée de l’IA

Fondée en 2023, Mistral s’est imposée comme l’un des fleurons européens de l’IA open source. Soutenue par des investisseurs prestigieux (dont récemment le fonds MGX d’Abu Dhabi, en discussion pour un tour à 1 milliard de dollars), la startup défend une IA transparente, souveraine et contrôlable par les développeurs.

Avec Voxtral, elle élargit son champ d’action au domaine vocal, stratégique dans l’adoption massive de l’IA dans l’entreprise, qu’il s’agisse de transcription, d’assistants vocaux, d’analyse d’appels ou de contrôle à la voix.

Voxtral s’impose déjà comme un sérieux concurrent de Whisper, ElevenLabs et Gemini, tout en offrant aux entreprises l’indépendance d’un modèle open source. Pour les développeurs, c’est une opportunité : plus de contrôle, plus de flexibilité, et des coûts divisés par deux.

L’intégration rapide dans des applications métiers, la compatibilité multilingue, et les performances sur le traitement vocal font de Voxtral une solution à suivre de près — surtout dans un monde où la voix devient l’interface par défaut de nos échanges avec les machines.

 

Lire plus
Intelligence Artificielle

Apple envisagerait sérieusement de racheter la pépite française Mistral AI

Apple envisagerait sérieusement de racheter la pépite française Mistral AI

Selon un rapport publié par Bloomberg, Apple envisagerait sérieusement l’acquisition de Mistral, la plus grande startup d’intelligence artificielle en Europe. Ce potentiel rachat, encore à l’étude, marque un tournant stratégique pour le géant de Cupertino qui cherche à combler son retard en matière d’IA face à des concurrents comme OpenAI, Google ou encore Meta.

Mistral AI : une étoile montante de l’IA européenne

Fondée en 2023, Mistral AI s’est rapidement imposée comme un acteur incontournable de l’IA générative grâce à une stratégie open source assumée et des modèles performants. En l’espace de deux ans, l’entreprise a levé 1,1 milliard d’euros à travers sept levées de fonds, dont un impressionnant tour de table de 600 millions d’euros en juin dernier, mené par DST Global et General Catalyst.

La startup est actuellement valorisée à 5,8 milliards d’euros, et serait en discussions avancées pour lever jusqu’à 1 milliard de dollars supplémentaires. Des négociations pour plusieurs centaines de millions d’euros de dettes bancaires sont également en cours, selon les sources de Bloomberg.

Des modèles performants et un chatbot déjà populaire

Mistral a séduit le marché avec une gamme complète de modèles de langage, à la fois compacts et puissants. Elle est notamment saluée pour ses capacités avancées en reconnaissance optique de caractères (OCR), un domaine stratégique pour l’automatisation de la lecture de documents.

Son chatbot maison, Le Chat, est également reconnu pour sa réactivité et sa compréhension contextuelle, positionnant la startup comme un concurrent crédible face aux leaders américains du secteur.

Pourquoi Apple s’intéresse-t-il à Mistral ?

Apple est sous pression. L’entreprise a été largement critiquée ces deux dernières années pour son retard dans le domaine de l’intelligence artificielle, notamment en ce qui concerne Siri, son assistant vocal historique. Alors que Google déploie Gemini dans tous ses services et que Microsoft mise sur Copilot, Apple peine à convaincre.

Son projet de nouvelle version de Siri, boostée à l’IA, a pris du retard et ne devrait pas voir le jour avant 2026. En parallèle, la firme explore depuis plusieurs mois l’intégration de modèles tiers dans ses produits, y compris pour iOS, iPadOS et macOS.

Dans ce contexte, acquérir un acteur solide comme Mistral permettrait à Apple de rapatrier des talents IA de premier plan en interne ; d’accéder à une technologie performante et mature et de renforcer sa position stratégique en Europe, où la régulation de l’IA se durcit.

Une stratégie de rattrapage accélérée

Ce n’est pas la première fois qu’Apple s’intéresse à une startup d’intelligence artificielle. Il y a quelques mois, des discussions internes ont eu lieu autour du rachat de Perplexity AI, un moteur de réponse intelligent basé aux États-Unis. Toutefois, les dirigeants de Perplexity ont rapidement écarté l’hypothèse, déclarant « n’avoir connaissance d’aucune discussion de fusion-acquisition en cours ».

Mais aujourd’hui, c’est Mistral qui semble être la cible prioritaire. D’autant plus qu’Apple fait face à une fuite des cerveaux dans ses équipes IA. Le départ récent de Ruoming Pang, ingénieur émérite en charge des modèles fondamentaux, pour Meta (qui lui aurait offert un package de plusieurs dizaines de millions de dollars), ainsi que celui du chercheur senior Tom Gunter, renforcent la nécessité pour Apple de rebondir.

Un rachat stratégique pour relancer l’IA made by Apple ?

L’intérêt d’Apple pour Mistral montre à quel point l’entreprise de Tim Cook prend désormais l’IA au sérieux. Après avoir longtemps misé sur la discrétion et l’intégration progressive, Apple semble comprendre qu’il lui faut accélérer drastiquement sa feuille de route IA pour rester compétitive.

Reste à savoir si Mistral acceptera de céder son indépendance à une entreprise aussi fermée qu’Apple, alors même que son ADN repose sur l’ouverture des modèles et la souveraineté technologique européenne.

Lire plus
Intelligence Artificielle

SpaceX pourrait investir 2 milliards de dollars dans xAI, la startup d’IA d’Elon Musk

SpaceX pourrait investir 2 milliards de dollars dans xAI, la startup d’IA d’Elon Musk

Les synergies entre les entreprises d’Elon Musk continuent de se renforcer. Selon un rapport du Wall Street Journal, SpaceX envisagerait d’investir 2 milliards de dollars dans la startup d’intelligence artificielle xAI, également fondée par Musk.

Cet investissement ferait partie d’une levée de fonds plus large estimée à 10 milliards de dollars, répartis entre 5 milliards en fonds propres et 5 milliards en dette, orchestrée par la banque Morgan Stanley.

xAI : l’ambitieuse réponse de Musk à OpenAI et Google

Fondée en 2023, xAI s’est rapidement positionnée comme un concurrent direct d’OpenAI, Google DeepMind et Anthropic. L’entreprise développe notamment Grok, un chatbot conversationnel qui se veut plus audacieux et moins politiquement correct que ChatGPT.

Mais si Grok a suscité l’attention pour ses réponses parfois humoristiques ou provocantes, il a récemment fait l’objet d’une controverse majeure. Le chatbot aurait tenu des propos à connotation antisémite, allant jusqu’à se présenter sous le nom de « MechaHitler » dans certains échanges. La polémique a contraint xAI à publier des excuses publiques.

Malgré cela, Musk semble décidé à poursuivre le développement et l’intégration de Grok dans ses écosystèmes, y compris dans les véhicules Tesla.

Des passerelles concrètes entre SpaceX et xAI

D’après le WSJ, SpaceX utilise déjà Grok pour alimenter son service client sur Starlink, son réseau internet satellitaire en pleine expansion. Cette collaboration pourrait s’élargir à d’autres domaines, notamment l’assistance automatisée dans les centres de contrôle, les opérations de maintenance, voire la gestion de missions spatiales via l’IA.

Cet investissement marquerait la première participation directe de SpaceX dans xAI, mais aussi l’un des investissements externes les plus importants jamais réalisés par l’entreprise spatiale. Il illustre bien la stratégie d’Elon Musk consistant à intégrer ses entreprises entre elles pour créer un écosystème technologique cohérent et interconnecté.

Une stratégie Muskienne bien rodée

Ce jeu de vases communicants entre les entités d’Elon Musk n’est pas nouveau. En début d’année, Musk avait fusionné xAI avec X (anciennement Twitter), facilitant ainsi l’intégration de Grok dans la plateforme sociale. L’IA est d’ailleurs déjà disponible pour les abonnés premium de X.

Dans un mouvement similaire, Tesla prévoit d’implémenter Grok dans ses véhicules, potentiellement dans les interfaces vocales ou le système de conduite autonome FSD (Full Self-Driving). Même si la controverse autour de Grok a terni temporairement l’image de la marque, cela ne semble pas freiner son intégration.

Si cet investissement de 2 milliards de dollars se confirme, il témoignerait d’un pari massif sur l’avenir de l’IA générative, mais aussi d’un engagement total de Musk dans la bataille technologique face aux géants comme Microsoft, Google ou Amazon.

Reste à voir comment l’écosystème s’adaptera à la montée en puissance de xAI, et si cette proximité entre les entreprises de Musk, aussi stratégique soit-elle, ne posera pas à terme des questions de gouvernance, de conflits d’intérêts, voire de régulation.

Lire plus
Intelligence Artificielle

OpenAI perd Windsurf au profit de Google DeepMind : ce que cela change

OpenAI perd Windsurf au profit de Google DeepMind : ce que cela change

Coup de théâtre dans la Silicon Valley. Le rachat attendu de la startup Windsurf par OpenAI vient tout simplement de tomber à l’eau.

À la place, c’est Google qui s’invite dans la partie en annonçant l’embauche directe de plusieurs figures clés de Windsurf, dont son PDG Varun Mohan et le cofondateur Douglas Chen. Ces derniers rejoindront Google DeepMind, où ils se consacreront à un domaine hautement stratégique : le codage agentique, un pan fondamental de l’IA générative de nouvelle génération.

Google récupère les talents de Windsurf… sans racheter l’entreprise

Contrairement à ce que OpenAI projetait — un rachat total estimé à 3 milliards de dollars —, Google ne rachète pas Windsurf. L’accord final prévoit simplement l’intégration de certains membres clés de l’équipe R&D au sein de Google DeepMind, ainsi qu’une licence non exclusive sur certaines technologies développées par la startup. Windsurf garde donc son indépendance juridique et opérationnelle.

Chris Pappas, porte-parole de Google, confirme : « Gemini est l’un des meilleurs modèles disponibles aujourd’hui, et nous investissons massivement dans ses capacités avancées pour les développeurs. L’arrivée des talents de Windsurf est une étape clé pour accélérer nos travaux sur le codage agentique ».

Le codage agentique : un enjeu stratégique pour Gemini

Ce que Google vise ici, ce n’est pas une technologie, mais l’expertise humaine de Windsurf, spécialisée dans les agents autonomes capables d’écrire, maintenir et corriger du code de manière intelligente. Cette approche, dite « codage agentique », est cruciale pour l’évolution des modèles comme Gemini, le rival direct de GPT-4 et GPT-5 d’OpenAI.

Varun Mohan et Douglas Chen ont déclaré : « Nous sommes ravis de rejoindre Google DeepMind, aux côtés de plusieurs membres de l’équipe Windsurf. Nous sommes fiers de ce que nous avons construit en quatre ans, et enthousiastes à l’idée d’entamer ce nouveau chapitre ».

Windsurf ne disparaît pas pour autant. Dès l’annonce, la société a nommé Jeff Wang, jusqu’ici directeur commercial, au poste de PDG intérimaire, et Graham Moreno, ancien VP des ventes mondiales, devient président. La startup va donc continuer son activité avec ce nouveau binôme exécutif.

OpenAI perd un atout majeur

Ce retournement de situation est d’autant plus marquant que OpenAI semblait en passe de conclure l’un des plus gros deals de son histoire. L’entreprise, qui misait sur Windsurf pour renforcer ses outils de développement en local et ses capacités de génération de code via IA, se voit finalement privée d’un actif stratégique.

Si aucune raison officielle n’a été donnée pour expliquer l’échec du rachat, certains analystes évoquent des divergences sur l’indépendance technologique, ou encore des enjeux réglementaires. D’autres y voient un coup d’éclat de Google, qui aurait opportunément convaincu Windsurf avec une meilleure offre de collaboration.

Une bataille invisible pour les cerveaux de l’IA

Dans la guerre technologique entre OpenAI, Google, Anthropic et xAI (d’Elon Musk), les talents humains sont devenus la ressource la plus précieuse. Le cas Windsurf le confirme : plus que les technologies elles-mêmes, ce sont les équipes R&D expertes en IA générative qui font l’objet de toutes les convoitises.

Google ne rachète pas Windsurf… mais il gagne un avantage considérable dans la course à l’agentic AI. Reste à voir si OpenAI saura rebondir avec un autre partenariat stratégique dans les semaines à venir.

Lire plus
Intelligence Artificielle

Google Gemini permet de transformer vos photos en vidéos animées avec Veo 3

Google Gemini permet de transformer vos photos en vidéos animées avec Veo 3

Google vient de déployer une nouvelle mise à jour de son assistant IA Gemini, et elle risque de faire beaucoup parler d’elle. Désormais, les utilisateurs abonnés aux offres Google AI Ultra et Pro peuvent transformer une simple image en clip vidéo animé, avec sons d’ambiance, dialogues et bruitages générés par IA.

Cette fonctionnalité repose sur le modèle Veo 3, déjà au cœur de l’outil de création vidéo Flow, lancé en mai dernier lors de la Google I/O 2025. Aujourd’hui, cette technologie s’invite directement dans Gemini, rendant l’animation de photos bien plus accessible.

De la photo fixe à la vidéo vivante

La nouvelle option de génération de vidéos à partir de photos permet de créer des clips de 8 secondes à partir d’une image et d’un prompt textuel. L’utilisateur n’a qu’à :

  1. Ouvrir Gemini sur le web ou mobile,
  2. Cliquer sur « Outils » dans la barre de prompt,
  3. Sélectionner « Vidéo »,
  4. Importer une photo,
  5. Ajouter une description du mouvement souhaité, et éventuellement, une ambiance sonore (voix, bruitage, musique…).

L’IA s’occupe ensuite de générer une vidéo au format MP4, en 720p et format paysage 16:9, accompagnée d’une bande-son synchronisée avec l’image.

Un son généré par IA, parfaitement synchronisé

Outre le mouvement des éléments présents sur l’image, Gemini est désormais capable de générer des sons de manière contextuelle : bruit du vent, sons de pas, dialogues ou musique d’ambiance peuvent être ajoutés selon la description fournie.

« Tous les éléments audio sont synchronisés parfaitement avec les visuels générés », précise Google dans son communiqué.

Accessibilité et conditions d’utilisation

Pour le moment, cette fonctionnalité est limitée aux utilisateurs des offres payantes Gemini AI Pro et AI Ultra, dans certaines régions (la France devrait être concernée d’ici peu). Google limite également à 3 créations vidéo par jour, sans report des quotas.

Toutes les vidéos générées comprennent deux éléments d’identification :

  • Un filigrane visible portant la mention « Veo » ;
  • Un filigrane numérique invisible via la technologie SynthID, développée par Google DeepMind, pour identifier les contenus générés par IA.

Flow étendu à 75 nouveaux pays

En parallèle, Google annonce également que son outil de création vidéo Flow (également basé sur Veo 3) devient disponible dans 75 nouveaux pays, renforçant sa volonté de démocratiser la production vidéo assistée par IA.

Depuis son lancement il y a à peine sept semaines, plus de 40 millions de vidéos ont déjà été générées via Gemini et Flow, selon Google.

Un outil créatif pour tous

Avec cette nouvelle fonctionnalité, Google propose aux utilisateurs de donner vie à leurs photos, mais aussi à leurs dessins, peintures ou créations artistiques, ouvrant la voie à de nouvelles pratiques pour :

  • les créateurs de contenus,
  • les artistes numériques,
  • les enseignants,
  • ou encore les marketeurs à la recherche de visuels animés rapidement réalisables.

Google franchit une nouvelle étape dans l’intégration de l’IA générative au cœur des usages quotidiens. Pouvoir transformer une simple photo en une vidéo animée avec son, sans compétences techniques, est une avancée majeure pour le grand public comme pour les professionnels.

Reste à voir si ces outils resteront réservés aux abonnés payants ou s’ils seront un jour accessibles plus largement. Quoi qu’il en soit, la vidéo générative est bien là, et elle ne fait que commencer à se démocratiser.

Lire plus
Intelligence Artificielle

Grok 4 : Elon Musk lance un nouveau modèle d’IA haut de gamme avec un abonnement à 300 dollars/mois

grok vision

L’intelligence artificielle continue de faire parler d’elle, et cette fois c’est Elon Musk qui revient sur le devant de la scène avec sa société xAI, qui a dévoilé ce mercredi soir son nouveau modèle de langage, Grok 4, ainsi qu’un abonnement ultra premium baptisé SuperGrok Heavy, facturé 300 dollars par mois.

Une annonce qui intervient dans un contexte mouvementé pour les entreprises du milliardaire, notamment X.

Grok 4: un modèle « au-delà du niveau doctorat »

Présenté comme une alternative directe à ChatGPT d’OpenAI, Gemini de Google ou encore Claude d’Anthropic, Grok 4 est conçu pour traiter du texte, des images, et bientôt bien plus. Elon Musk n’a pas hésité à qualifier ce nouveau modèle comme étant « meilleur que le niveau doctorat dans tous les domaines académiques, sans exception », tout en reconnaissant que « le bon sens lui fait encore parfois défaut ».

Ce nouveau modèle serait le plus puissant jamais conçu par xAI, selon l’entreprise, et s’aligne sur les ambitions d’Elon Musk : créer une IA générale capable de rivaliser avec l’intelligence humaine à terme.

Des performances impressionnantes sur les benchmarks

Selon les résultats publiés par xAI, Grok 4 réalise des performances remarquables sur plusieurs tests standards de l’industrie :

  • Sur Humanity’s Last Exam (une évaluation complexe de connaissances en sciences, mathématiques et humanités), Grok 4 a obtenu un score de 25,4 % sans outils, devançant Gemini 2.5 Pro (21,6 %) et OpenAI o3 high (21 %).
  • Avec outils activés, Grok 4 Heavy monte à 44,4 %, un score nettement supérieur aux 26,9 % de Gemini 2.5 Pro avec outils.
  • Sur le benchmark ARC-AGI-2 (visant à tester des capacités d’IA proches de l’intelligence générale à travers des énigmes visuelles), Grok 4 a obtenu 16,2 %, contre environ 8 % pour Claude Opus 4, le second meilleur score connu à ce jour.

Grok 4 Heavy: une IA multi-agents à 300 dollars/mois

Avec Grok 4 Heavy, xAI introduit une version plus avancée de son modèle, capable de mobiliser plusieurs agents IA simultanément pour résoudre un même problème. Ceux-ci comparent ensuite leurs réponses — une approche qualifiée par Musk de « groupe d’étude virtuel ».

Cette version est incluse dans le tout nouveau forfait SuperGrok Heavy, facturé 300 dollars par mois, qui devient le plus onéreux des abonnements IA du marché — devant ceux proposés par OpenAI ou Anthropic.

Ce plan donne accès anticipé à :

  • Grok 4 Heavy,
  • De futures fonctionnalités IA exclusives,
  • Des produits à venir : un modèle de génération de code prévu en août, un agent multimodal en septembre, et un générateur vidéo en octobre.

Screenshot 2025 07 09 at 9.34.45PM

Des controverses qui ternissent le lancement

Malgré les annonces ambitieuses, le lancement de Grok 4 n’échappe pas à la controverse. Quelques jours avant sa sortie, le compte officiel Grok sur X a provoqué l’indignation en répondant à des utilisateurs avec des propos antisémites, allant jusqu’à faire l’éloge d’Hitler. xAI a rapidement restreint le compte et supprimé les messages, mais les dégâts étaient déjà faits.

Selon des sources internes, la consigne « d’oser être politiquement incorrect » aurait été supprimée du prompt système de Grok peu après l’incident. Elon Musk, pourtant très actif sur X, n’a pas abordé l’affaire lors du livestream de présentation, préférant insister sur les performances techniques de Grok.

X sans PDG : un timing délicat pour xAI

Autre rebondissement majeur : Linda Yaccarino, PDG de X, a annoncé sa démission le jour même du lancement de Grok 4, après seulement deux ans à la tête du réseau social. Ce départ inattendu laisse l’entreprise sans direction claire, alors que X et xAI deviennent de plus en plus interconnectés.

Rappelons que Musk a récemment fusionné certaines fonctions de X avec xAI, rendant le chatbot Grok accessible directement dans l’application X pour les abonnés premium. Une intégration étroite qui place les écarts de l’IA sous les projecteurs de millions d’utilisateurs.

Une stratégie d’expansion ambitieuse

xAI cherche désormais à pénétrer le marché professionnel. L’entreprise a ouvert l’accès à Grok 4 via API, incitant les développeurs à bâtir des applications autour du modèle. Elle envisage également de proposer Grok sur les plateformes cloud des hyperscalers comme AWS ou Azure.

Toutefois, la société reconnaît que sa division « enterprise » n’a que deux mois, et il reste à prouver que les entreprises feront confiance à une IA dont la réputation reste encore instable.

Le lancement de Grok 4 marque une avancée technique majeure pour xAI, qui rivalise désormais sérieusement avec les géants du secteur. Mais cette progression s’accompagne de sérieux défis en matière d’éthique, de modération et de réputation.

Alors que GPT-5 d’OpenAI est attendu dans les mois à venir, la course à la meilleure IA générative est plus intense que jamais. Reste à voir si les entreprises et le grand public seront prêts à faire confiance à Grok… malgré ses faux pas.

Lire plus
Intelligence Artificielle

ChatGPT teste « Study Together » : une nouvelle façon d’apprendre avec l’IA ?

ChatGPT teste « Study Together » : une nouvelle façon d’apprendre avec l’IA ?

OpenAI continue de faire évoluer ChatGPT avec une vision claire : en faire un assistant universel, capable de s’adapter à tous les usages — du travail à la santé mentale, en passant par les études. Dernière nouveauté en date, repérée par certains utilisateurs : un mode mystérieux baptisé « Study Together ».

C’est via le menu « Tools » de l’interface ChatGPT que cette nouvelle option a été repérée, d’abord par des abonnés ChatGPT Plus, puis par certains utilisateurs gratuits. Le nom « Study Together » laisse peu de place au doute : l’outil semble destiné à accompagner les utilisateurs dans leur apprentissage.

Un reverse engineer, Tibor Blaho, a découvert dans le code source que la fonctionnalité porte le nom de code interne « tatertot ». Elle est décrite comme un prototype interne, ce qui laisse penser qu’on est encore très loin d’un déploiement généralisé.

Comment fonctionne « Study Together » de ChatGPT ?

Pour l’instant, aucune annonce officielle n’a été faite par OpenAI. Mais des témoignages sur Reddit commencent à dessiner les contours de cette fonctionnalité. Contrairement à une simple session de questions-réponses avec ChatGPT, le mode Study Together propose une approche plus interactive : « Demandez-lui de vous enseigner un sujet. Il vous pose d’abord quelques questions, comme le mode Deep Research, puis vous fait progresser dans l’apprentissage en vous faisant réfléchir, répondre, et même réviser ».

En clair, ChatGPT agit comme un tuteur personnel qui vous guide dans l’apprentissage, vous interroge, vous fait reformuler, puis vous teste pour vérifier vos acquis. Une approche pédagogique bien plus active que l’usage classique du chatbot.

Vers une nouvelle ère de l’apprentissage assisté par l’IA ?

L’idée d’un accompagnement éducatif personnalisé par l’IA séduit de plus en plus d’étudiants. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui utilisent déjà ChatGPT comme aide aux devoirs, moteur de résumé ou correcteur grammatical. Le mode Study Together pourrait pousser cette logique plus loin : celle d’un véritable coach d’apprentissage intelligent.

Certaines rumeurs suggèrent que ce mode pourrait faire partie des fonctionnalités exclusives destinées à une offre éducative de ChatGPT, voire à un futur abonnement ChatGPT Education.

Avec la rentrée universitaire qui approche à grands pas, ce nouveau mode pourrait bien arriver au bon moment. D’autant plus que Sam Altman, PDG d’OpenAI, a récemment évoqué l’arrivée de GPT-5 pendant l’été 2025, et Study Together pourrait faire partie de ce lancement.

Une fonctionnalité encore floue… mais prometteuse

À ce jour, il est difficile de dire si cette fonctionnalité sera accessible à tous, ou réservée à certains profils (étudiants, enseignants, abonnés premium…). Ce qui est certain, c’est que les premiers retours sont globalement positifs. L’idée de pouvoir se faire guider, interroger et corriger par une IA de manière structurée est particulièrement séduisante dans un contexte d’auto-apprentissage. De plus, cela éviterait d’avoir à créer des prompts complexes pour simuler un cours ou un quiz.

Pour l’instant, Study Together est toujours en phase de test, et aucune date de lancement n’a été communiquée. Mais au vu des expérimentations en cours, on peut raisonnablement penser que cette fonctionnalité verra le jour dans les prochains mois.

Si OpenAI réussit à en faire une véritable plateforme d’étude interactive, ChatGPT pourrait bien devenir l’outil incontournable des étudiants et autodidactes du monde entier.

Et vous, seriez-vous prêt à laisser une IA vous coacher dans vos révisions ?

Lire plus
Intelligence Artificielle

Cursor déploie une web‑app pour piloter ses agents de codage IA depuis le navigateur

Cursor déploie une web‑app pour piloter ses agents de codage IA depuis le navigateur

Après avoir démocratisé son IDE assisté par IA, Cursor (édité par Anysphere) élargit son écosystème avec une web‑app qui permet de gérer des agents de codage automatiques en langage naturel, directement sur navigateur — sur mobile comme sur desktop.

Cursor Web‑App : coder sans quitter votre navigateur

Disponible depuis ce lundi, la nouvelle web‑app de Cursor permet à l’utilisateur d’envoyer des requêtes en langage naturel pour déléguer des tâches de codage (ajout de fonctionnalités, correction de bugs…), de surveiller l’avancement des agents en temps réel et de fusionner automatiquement les modifications achevées dans le codebase.

Chaque agent dispose d’un lien partageable, facilitant le suivi collaboratif des tâches.

image 18 scaled

Le trio gagnant : IDE, Slack, web‑app

Cursor avait déjà consolidé son offre en mai avec des background agents autonomes, puis en juin avec une intégration Slack. Désormais, la web‑app complète cette stratégie multi‑canal :

  • Déclenchement via Slack (@Cursor) ou web‑app
  • Suivi et pilotage dans le navigateur
  • Reprise facile dans l’IDE si l’agent bute
  • Fusion finale des modifications

Selon Andrew Milich (VP Product Engineering), l’objectif est clair : supprimer les frictions pour les utilisateurs.

image 19

Une forte traction et un plan tarifaire ambitieux

Anysphere affirme que Cursor génère désormais plus de 500 millions de dollars de MRR annualisé, avec une adoption chez plus de la moitié du Fortune 500 (Nvidia, Uber, Adobe…). Pour accompagner cette croissance :

  • Un forfait Pro à 200 dollars/mois complète l’abonnement mensuel de 20 dollars/mois.
  • La web‑app et les background agents sont incluses dans tous les forfaits payants (Pro et supérieurs), mais restent indisponibles pour les comptes gratuits.

Cursor: sérieux et pragmatisme

Contrairement à plusieurs acteurs qui ont lancé des solutions « demo‑ware » trop ambitieuses, Cursor mise sur des capacités de raisonnement IA actualisées et solides. Selon le CEO Michael Truell, d’ici 2026, les IA pourraient traiter 20 % du travail d’un ingénieur logiciel.

Avec cette web‑app, Cursor franchit un vrai palier dans l’intégration de l’IA au cycle de développement. Entre le déclenchement simple des agents, le suivi depuis un navigateur et la solidité industrielle de son offre, Cursor devient un acteur incontournable pour les équipes de dev ambitieuses.

 

Lire plus
Intelligence Artificielle

Google tease des jeux vidéo générés par IA avec Veo 3 et Genie

Google tease des jeux vidéo générés par IA avec Veo 3 et Genie

Google prépare-t-il discrètement une révolution dans l’univers du jeu vidéo ? C’est ce que laissent entendre plusieurs messages énigmatiques postés sur X par des figures clés de DeepMind, l’unité de recherche en IA du géant américain. En réponse à un message demandant à pouvoir « jouer dans les vidéos générées par Veo 3 », Demis Hassabis, PDG de DeepMind, a répondu avec malice : « Now wouldn’t that be something » (« Ce ne serait pas quelque chose »).

Veo 3 : plus qu’un générateur vidéo classique

Veo 3, actuellement en aperçu public, est le dernier modèle de génération vidéo de Google. Capable de créer non seulement des séquences visuelles ultra-réalistes mais aussi des pistes sonores (bruits, musiques, voix), il intègre une simulation des mouvements basée sur des lois physiques réalistes.

Mais attention : Veo 3 n’est pas encore ce qu’on appelle un modèle monde (world model). Il génère des vidéos passivement, sans interaction, à la différence des simulateurs actifs capables de réagir en temps réel aux actions d’un utilisateur.

La distinction est cruciale. Un générateur vidéo, comme Veo 3, crée des séquences à partir de requêtes textuelles ou visuelles. Un modèle monde, lui, simule dynamiquement un environnement, permettant à un agent (ou à un joueur) de tester des actions et en observer les conséquences, en temps réel.

C’est le principe des moteurs de jeu, mais poussé à l’extrême par l’IA : l’environnement n’est plus codé à la main, il est généré et animé par un réseau de neurones.

Google mise gros sur les mondes simulés

Google ne cache plus ses ambitions : faire évoluer Gemini 2.5 Pro, son modèle fondation multimodal, vers une IA capable de simuler des aspects du cerveau humain. En parallèle, DeepMind a présenté fin 2024 Genie 2, un modèle capable de générer une infinité de mondes jouables.

Depuis janvier 2025, l’entreprise a aussi formé une équipe dédiée au développement de modèles monde, orientés jeux vidéo et simulations interactives.

Vers des jeux IA hybrides : Veo + Genie ?

À ce stade, Veo 3 pourrait surtout servir à créer des éléments cinématiques de jeu : cutscenes, trailers, animations narratives… Mais à l’avenir, Google pourrait combiner Veo (pour l’esthétique) avec Genie (pour la logique et la jouabilité) afin de produire des expériences de jeu entièrement générées par IA.

Cela représenterait une rupture majeure dans le game design, avec des jeux créés à la volée en fonction des actions du joueur et un contenu infini, mais cohérent.

Une course technologique déjà lancée

Google n’est pas seul sur ce créneau. Microsoft, Runway, Scenario, Pika, et bien sûr OpenAI avec son très attendu modèle Sora travaillent tous sur des systèmes de génération vidéo avancée. Mais aucun n’a encore réussi à créer un modèle monde pleinement interactif, en temps réel et sans bugs.

L’expertise de DeepMind en simulation (notamment via AlphaGo, AlphaStar et MuZero), associée aux moyens colossaux de Google, place l’entreprise en pole position pour dominer le futur des jeux IA.

Les déclarations énigmatiques de Demis Hassabis et Logan Kilpatrick ouvrent la porte à une révolution vidéoludique alimentée par l’intelligence artificielle. Si Veo 3 n’est pour l’instant qu’un générateur vidéo, son intégration future avec des modèles comme Genie pourrait bien donner naissance à des mondes jouables générés en temps réel, où l’imagination du joueur serait la seule limite.

Le jeu vidéo, tel qu’on le connaît, pourrait être sur le point de basculer dans une nouvelle ère… générée par IA.

 

Lire plus
Intelligence Artificielle

Veo 3 débarque dans le monde entier, dont la France, sur l’app Gemini via Google AI Pro

Veo 3 débarque dans le monde entier, dont la France, sur l’app Gemini via Google AI Pro

Google étend aujourd’hui la disponibilité de Veo 3, son modèle de génération vidéo IA, aux nouvelles régions — y compris la France — pour les abonnés à Google AI Pro sur l’application Gemini.

Présenté lors de Google I/O, Veo 3 permet de créer des vidéos de 8 secondes, entièrement générées par l’IA avec audio intégré : voix synthétique, musique de fond et effets sonores. Ces créations originales vont des récits imaginatifs aux scènes surréalistes, avec très peu d’entrée utilisateur nécessaire.

Pour éviter les usages abusifs et les deepfakes, Google a mis en place :

  • Un filigrane visible sur chaque vidéo générée (hors plan Ultra/Flow),
  • Un filigrane invisible SynthID pour authentifier le contenu IA.

Veo 3 : Disponibilité mondiale avec Google AI Pro

Depuis aujourd’hui, tous les utilisateurs éligibles disposant de l’abonnement Google AI Pro peuvent accéder à Veo 3 via l’app Gemini, y compris en France.

Cet abonnement comprend également d’autres fonctionnalités avancées : le modèle multimodal Gemini 2.5 Pro, Veo 2 Video Tools, Whisk, NotebookLM, l’intégration Gemini dans l’écosystème Google, ainsi que 2 To de stockage cloud.

David Sharon, responsable multimodal chez Gemini Apps, commente : « Ces créations étonnantes sont la raison pour laquelle nous, l’équipe Veo 3, faisons ce que nous faisons — et pourquoi nous rendons Veo 3 accessible à davantage de personnes dans le monde ».

Fonctionnalités clés

Selon DeepMind, Veo 3 offre une qualité vidéo améliorée (résolution 4K, simulation physique réaliste) et une meilleure fidélité au prompt, avec un contrôle créatif renforcé.

Veo 3 s’ouvre désormais à un public plus large grâce à Google AI Pro, marquant une étape majeure vers une démocratisation de la vidéo IA créative. Giftée aux foyers en Inde et ailleurs, cette capacité à générer des clips audio-visuels de haute qualité avec un minimum d’effort augure d’une adoption croissante par les créateurs. Google renforce également la transparence via le filigrane SynthID, tout en enrichissant son écosystème Gemini.

Lire plus
Intelligence Artificielle

Perplexity Max : l’abonnement IA à 200 dollars/mois pour les professionnels

Perplexity Max : l’abonnement IA à 200 dollars/mois pour les professionnels

Perplexity, le moteur de recherche basé sur l’intelligence artificielle, vient de lancer Perplexity Max, un nouveau forfait à 200 dollars par mois destiné à ses utilisateurs les plus exigeants. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à concurrencer les géants comme OpenAI, Google ou Anthropic sur le marché des offres IA professionnelles et premium.

Qu’est-ce que Perplexity Max ?

Perplexity Max est une formule ultra-premium pensée pour les utilisateurs intensifs tels que les analystes, chercheurs, journalistes, développeurs ou chefs de projet. Elle propose un accès illimité aux outils avancés de Perplexity, une priorité d’accès aux derniers modèles d’IA, et des fonctionnalités exclusives comme un navigateur intelligent baptisé Comet.

Avec cette offre, la start-up montre qu’elle cherche à capitaliser sur la demande croissante pour des solutions d’IA performantes, tout en assurant la viabilité financière d’un modèle très coûteux à maintenir.

Quelles fonctionnalités propose Perplexity Max ?

L’offre Max ne se limite pas à une version boostée des plans existants, elle introduit des outils inédits et des accès privilégiés :

  1. Accès illimité à Labs : Perplexity Labs permet de générer des rapports dynamiques, feuilles de calcul intelligentes ou présentations automatisées. Avec Max, il n’y a aucune limitation d’usage.
  2. Accès prioritaire aux meilleurs modèles IA : Les abonnés Max bénéficient d’un accès privilégié aux modèles les plus récents et performants, comme OpenAI o3-pro et Claude Opus 4, sans passer par les files d’attente classiques.
  3. Accès anticipé à Comet, le navigateur IA : Comet, le navigateur IA développé par Perplexity, sera d’abord proposé aux abonnés Max. Il promet une expérience web augmentée, avec recherche intelligente, résumé en temps réel et réponses contextuelles.
  4. Support premium : Les utilisateurs Max bénéficient d’un support client rapide et prioritaire, une nécessité pour les usages professionnels à haute disponibilité.

Pourquoi ce tarif aussi élevé ?

Plan

Tarif mensuel

Accès Labs

Modèles IA

Support client

Gratuit

0 dollars

Non

Limité

Basique

Pro

20 dollars

Limité

Oui

Standard

Enterprise

40 dollars/utilisateur

Oui

Oui

Prioritaire

Max

200 dollars

Illimité

Prioritaire

Premium

Perplexity dépense énormément en infrastructures cloud et en licences de modèles d’IA. En 2024, l’entreprise a généré 34 millions de dollars de revenus, mais en a dépensé près du double (65 millions) en charges opérationnelles.

L’offre Max vise donc deux objectifs :

  • Amortir les coûts élevés d’exploitation via des abonnements à forte marge.
  • S’ancrer dans un segment professionnel, où les utilisateurs sont prêts à payer cher pour gagner du temps et booster leur productivité.

Un marché de plus en plus compétitif

Perplexity n’est pas seul sur ce créneau. OpenAI propose déjà ChatGPT Pro à 20 dollars/mois et ChatGPT Team ou Enterprise à partir de 60 à 200 dollars/mois. Anthropic (Claude Max), Google (Gemini Advanced) ou encore Cursor AI ont également des offres premium similaires.

Mais là où Perplexity se distingue, c’est dans sa interface centrée sur la recherche, une rapidité d’exécution reconnue, et une capacité à agréger plusieurs modèles IA dans un seul outil, ce qui en fait une vraie boîte à outils d’IA universelle.

Quelle suite pour Perplexity ?

Avec un chiffre d’affaires annuel récurrent (ARR) estimé à 80 millions de dollars début 2025, Perplexity poursuit sa croissance, mais doit encore convaincre les investisseurs. Elle est actuellement en discussion pour lever 500 millions de dollars sur une valorisation de 14 milliards, preuve que ses ambitions sont énormes.

Perplexity Max s’adresse à une niche de professionnels ultra-connectés prêts à investir dans des outils IA de pointe. L’offre est ambitieuse, riche, et marque une nouvelle étape dans la course à l’IA générative haut de gamme.

Lire plus
Intelligence Artificielle

Grammarly rachète Superhuman : l’email devient le cœur de sa nouvelle stratégie IA

Grammarly Superhuman

Célèbre pour son assistant rédactionnel intelligent, Grammarly, vient d’annoncer l’acquisition de Superhuman, une application d’e-mail premium plébiscitée par les professionnels de la tech. Ce rachat marque un virage stratégique majeur pour l’entreprise, bien décidée à se transformer en une plateforme de productivité basée sur des agents d’intelligence artificielle spécialisés.

Grammarly affirme que l’e-mail est déjà le cas d’usage numéro un de son assistant IA, avec plus de 50 millions d’e-mails corrigés chaque semaine sur plus de 20 services différents. En intégrant Superhuman, Grammarly ne se contente plus de se greffer à d’autres outils, elle devient éditeur de son propre client mail, offrant ainsi une expérience 100 % optimisée.

Superhuman, connue pour sa rapidité, son design minimaliste et ses raccourcis clavier intuitifs, sera donc le terrain d’expérimentation idéal pour intégrer une IA profondément ancrée dans les workflows professionnels. Le but : réinventer la manière dont les professionnels interagissent avec leurs e-mails au quotidien.

Une plateforme d’agents IA : le futur selon Grammarly

Avec cette acquisition, Grammarly officialise son ambition de devenir une plateforme d’agents IA multitâches. L’idée est de permettre à plusieurs agents spécialisés — vente, marketing, support, communication — de collaborer simultanément autour d’un même objectif.

Dans un avenir proche, un utilisateur pourrait rédiger une réponse client avec un agent « support », structurer un argumentaire avec un agent « vente », et laisser un agent « marketing » peaufiner le ton — le tout sans quitter son client email. Superhuman devient ainsi le terrain d’expression de cette « productivité augmentée », à mi-chemin entre un assistant personnel et une équipe IA.

Intégration et indépendance

Rahul Vohra, CEO et fondateur de Superhuman, rejoint Grammarly aux côtés de plus de 100 collaborateurs. Superhuman restera une marque et une application autonome à court terme, mais des synergies sont déjà en cours pour intégrer Grammarly en profondeur dans l’expérience utilisateur.

Cette autonomie partielle permet à Grammarly de ne pas perturber l’équilibre existant de Superhuman, tout en expérimentant progressivement une version enrichie par ses agents IA.

Une stratégie financée par une santé financière solide

Grammarly, avec plus de 700 millions de dollars de revenus annuels et 40 millions d’utilisateurs actifs quotidiens, a levé 1 milliard de dollars début 2025 pour soutenir sa croissance. Superhuman, quant à elle, générait environ 35 millions de dollars de revenus annuels et était valorisée à 825 millions de dollars lors de son dernier tour de table.

Cette acquisition s’inscrit donc dans une stratégie de croissance externe bien financée, visant à concurrencer frontalement des géants comme Google Workspace avec Gemini, Microsoft Copilot ou OpenAI avec ChatGPT Enterprise.

Avec ce rachat, Grammarly quitte le monde des « plugins » pour devenir un acteur de premier plan dans l’univers des outils de productivité intelligents. En misant sur l’email — une activité où les professionnels passent en moyenne plus de 3 heures par jour — l’entreprise s’assure une adoption massive et des cas d’usage concrets.

Si la vision des agents IA spécialisés se concrétise, Grammarly pourrait bien devenir un OS de la productivité, orchestrant plusieurs intelligences autour de l’utilisateur dans un seul et même espace de travail.

 

Lire plus
Intelligence Artificielle

Siri boosté par ChatGPT ou Claude ? Apple envisage d’abandonner son IA maison

Pixel 10 Pro et Pro XL : Google recycle ses smartphones avec un nouveau processeur

Alors que la guerre de l’intelligence artificielle fait rage entre les géants de la tech, Apple serait sur le point de faire un virage stratégique majeur. Selon une enquête publiée par Bloomberg, Apple envisagerait d’intégrer des modèles d’IA tiers, notamment ceux d’OpenAI (ChatGPT) et d’Anthropic (Claude), pour alimenter la prochaine génération de Siri.

Un Siri repensé avec Claude ou ChatGPT

Apple travaille depuis plusieurs années sur un projet interne nommé « LLM Siri », visant à doter son assistant vocal d’une IA générative maison. Mais les progrès seraient bien en deçà des attentes, au point de repousser la sortie d’une version véritablement « intelligente » de Siri, initialement prévue pour 2025, à 2026 ou au-delà.

Face à ces retards, Apple aurait discrètement demandé à OpenAI et Anthropic de concevoir des versions personnalisées de leurs modèles d’IA, capables de fonctionner sur l’infrastructure cloud privée d’Apple. L’objectif est clair : offrir une IA performante, tout en maintenant la promesse de confidentialité chère à l’écosystème Apple.

Un retard technologique difficile à rattraper

Apple accuse un retard considérable face à ses concurrents. Google déploie Gemini dans ses services, Samsung intègre l’IA générative dans les Galaxy S24 et S25, et Microsoft multiplie les intégrations de Copilot.

Siri, de son côté, peine à évoluer. Malgré une intégration de ChatGPT sur iOS pour des tâches spécifiques, l’assistant vocal utilise toujours des modèles internes très limités. En l’état, Siri est largement dépassé.

Claude, ChatGPT ou Perplexity : quelle IA pour Apple ?

Outre OpenAI et Anthropic, Apple aurait aussi envisagé de racheter Perplexity AI pour alimenter un nouveau moteur de recherche dans Safari, au cas où son partenariat de 20 milliards de dollars avec Google venait à être interrompu par une décision de justice.

Ce revirement stratégique rappelle la méthode adoptée par Samsung, qui s’appuie sur l’IA de Google pour ses smartphones. Apple semble suivre un chemin similaire, bien que tardivement.

Confidentialité en ligne de mire

Même si Apple finit par s’associer à des acteurs tiers, la firme entend garder le contrôle. Les modèles d’IA de ChatGPT ou Claude seraient entraînés spécifiquement pour Apple et hébergés sur ses propres serveurs. Cela permettrait de garantir que les données utilisateurs ne quittent pas l’écosystème Apple, conformément à ses engagements sur la vie privée.

Avec l’aide de partenaires extérieurs, Apple pourrait peut-être lancer une nouvelle version de Siri avant 2026. Cependant, les retards passés et la complexité d’une telle intégration laissent présager une sortie plus tardive. L’enjeu est pourtant crucial : des produits comme les lunettes AR intelligentes reposent fortement sur une IA fiable et performante.

L’intelligence artificielle est désormais un terrain de différenciation majeur. Apple, longtemps perçue comme suiveuse dans ce domaine, ne peut plus se permettre de rester en retrait. Entre Claude, ChatGPT et peut-être Perplexity, la firme cherche un partenaire à la hauteur de ses ambitions — et de ses standards de confidentialité.

 

Lire plus