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Périphériques

Les périphériques, des moniteurs aux claviers en passant par les dispositifs de stockage, jouent un rôle crucial dans l’optimisation de l’expérience utilisateur.

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DockFrame : Le dock ultime façon LEGO pour en finir avec l’obsolescence

DockFrame : Le dock ultime façon LEGO pour en finir avec l'obsolescence

On vit une époque étrange : les stations d’accueil n’ont jamais été aussi indispensables… et jamais aussi vite obsolètes. Un nouvel écran arrive ? Il manque un DisplayPort. Vous changez de laptop ? Le dock devient capricieux. Vous passez à un usage « créa » ? Il faut du stockage externe plus sérieux. Résultat : on rachète, on empile, on jette.

DockFrame part du constat inverse : et si un dock n’était plus un bloc figé, mais un châssis évolutif ? L’idée est simple, presque évidente : utiliser les Expansion Cards de Framework comme ports interchangeables, et construire autour un système modulaire — avec, au passage, des cartes « outil » inédites.

DockFrame : Un dock qui se reconfigure comme un Framework… sans être réservé aux Framework

Framework a popularisé une approche rare dans le PC : des machines réparables et upgradables, jusqu’aux composants majeurs. Mais, l’innovation la plus « quotidienne », ce sont ses Expansion Cards : des modules qui se glissent dans les ports USB-C du châssis pour choisir sa connectique (USB-A, HDMI, DisplayPort, Ethernet, audio, stockage, etc.).

dockframe front scaled

DockFrame reprend ce format de Expansion Cards, et le transpose dans une station d’accueil :

  • un « mainboard » + un châssis capables d’accueillir jusqu’à 4 cartes au format Expansion Card ;
  • la possibilité de mixer cartes Framework officielles et modules tiers ;
  • et surtout, une ambition plus large : créer des Tool Cards dédiées au dock.

Et, le point qui compte : vous n’avez pas besoin d’un PC Framework pour en profiter. Comme tout est basé sur l’USB-C, DockFrame se branche sur n’importe quel ordinateur équipé d’un port USB-C — même si, pour exploiter des modules de stockage ou des usages lourds, un port USB4/Thunderbolt est nettement plus pertinent.

Les prototypes existent déjà — et le projet avance « en public »

Le projet est encore en développement, mais le créateur a partagé des photos de premiers prototypes et des mises à jour côté conception PCB sur le forum communautaire Framework. C’est le genre de signal qui compte : on n’est pas uniquement sur un rendu 3D, mais sur un objet en itération.

Côté marketing, DockFrame a aussi ouvert une liste de précommande (sans paiement) pour recueillir l’intérêt et orienter la feuille de route.

dockframe cards2 scaled

Plus qu’un dock : une « plateforme » de modules (multimètre, alimentation, dev board…)

Là où DockFrame sort franchement du cadre des hubs USB, c’est avec ses cartes personnalisées en préparation. Les mentions les plus récurrentes : multimètre, alimentation, lecteur Mini-SSD, et une carte microcontrôleur basée sur la plateforme Seeed Studio XIAO (un format très populaire côté makers).

Traduction : DockFrame ne veut pas seulement « ajouter des ports ». Il veut devenir une station de travail modulaire, à mi-chemin entre le dock, la petite boîte à outils et le banc de dev compact. C’est précisément ce que les docks classiques ne savent pas faire.

Empilable, « LEGO-like » : le clin d’œil qui n’en est pas qu’un

Autre détail révélateur : DockFrame serait stackable, avec un design « LEGO-like » permettant d’assembler deux unités (et même d’ajouter des décorations LEGO sur le dessus, selon les visuels partagés). C’est à la fois ludique et pratique : si 4 modules ne suffisent pas, on agrandit l’ensemble sans repartir de zéro.

Pourquoi cette idée peut marcher (et où elle peut se casser)

DockFrame coche plusieurs cases très 2026 :

  • anti-obsolescence : on change un port au lieu de changer tout le dock ;
  • compatibilité « écosystème » : Framework a déjà un catalogue d’Expansion Cards, et une communauté qui fabrique des modules ;
  • plaisir de bidouille : les Tool Cards parlent aux makers autant qu’aux utilisateurs « productivité ».

Mais, il y a un test décisif : le coût final et les performances réelles. Sans prix annoncé pour l’instant, tout dépendra de l’équilibre entre le châssis DockFrame, la carte mère interne, et le budget « modules » (car oui, un dock vide n’a pas beaucoup de sens — il faut le peupler).

L’autre point à surveiller, c’est la promesse de débit : pour que l’idée soit irréprochable avec du stockage, il faut un comportement propre en USB4/TB (routing, power, stabilité, thermals). Les prototypes donnent confiance… mais c’est la version finale qui fera foi.

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MacBook Pro M5 Pro et M5 Max : Lancement attendu dès la semaine du 2 mars 2026

MacBook Pro M5 Pro et M5 Max : Lancement attendu dès la semaine du 2 mars 2026

Apple aurait déjà posé la première pierre de sa génération Apple M5 avec un MacBook Pro de 14 pouces, mais ce n’était manifestement que l’ouverture. La suite — la partie attendue par les créatifs, les développeurs et tous ceux qui poussent macOS dans ses retranchements — se préciserait enfin : les MacBook Pro M5 Pro et M5 Max approcheraient, avec une annonce évoquée dès la première semaine de mars.

Début mars dans le viseur : un refresh printanier très Apple

Selon Mark Gurman (Bloomberg), Apple préparerait ses nouveaux Mac pour une arrivée au tout début de mars 2026, dans ce qui ressemble à une séquence « rafraîchissement printanier » parfaitement rodée : annonces en ligne, disponibilité rapide, et une communication centrée sur la performance plutôt que sur le design.

Plusieurs médias tech alignés sur cette lecture parlent d’un lancement autour de la semaine du 2 mars. Au menu : des MacBook Pro 14 et 16 pouces mis à niveau, et un MacBook Air M5 pour compléter la bascule.

Apple M5 Pro/M5 Max : la mise à jour « muscle », sans refonte

L’attente est claire : cette refonte serait d’abord une histoire de silicium, pas de châssis. La génération Apple M5 Pro/M5 Max viserait à renforcer les usages lourds (montage, 3D, compilation, IA locale), sans changer l’équation esthétique des derniers MacBook Pro.

Des fuites vont jusqu’à relever des indices dans des versions bêta, suggérant qu’Apple prépare activement ses prochains SoC haut de gamme — et, surtout, qu’une puce « Ultra » pourrait aussi entrer dans la danse plus tôt que prévu (probablement côté Mac Studio).

OLED : la grande question… et le piège du calendrier

Évidemment, l’élément phare s’appelle OLED. Le MacBook Pro OLED — régulièrement associé à l’idée d’un écran plus ambitieux et même, selon certains rapports, à une prise en charge tactile — reste le produit qui pourrait redéfinir la gamme.

Mais tout indique que l’OLED ne serait pas forcément la star de cette refonte « début mars ». Les rapports les plus cohérents situent plutôt ce basculement sur la fin 2026, avec une montée en cadence de la production d’écrans au printemps (autour de mai).

Traduction : M5 Pro/M5 Max maintenant, OLED plus tard — deux temps, deux narrations marketing.

Et après ? Un MacBook « low-cost » et un écosystème qui s’aligne

Gurman évoque aussi un chantier beaucoup plus surprenant : un MacBook d’entrée de gamme, avec un écran sous les 13 pouces et une puce « classe iPhone » (des rumeurs parlent d’une A18 Pro). Un produit pensé pour élargir le Mac vers des budgets plus serrés — et potentiellement attaquer frontalement le terrain Chromebook/Windows entrée de gamme.

Dans le même tempo, Apple préparerait de nouveaux Mac Studio « pas longtemps après » la refonte de printemps (avec des puces haut de gamme, possiblement M5 Max et M5 Ultra), et un Studio Display rafraîchi, dont certains signes (délais de livraison qui glissent) font penser à une annonce imminente.

Apple veut gagner 2026 sur deux fronts — performance et segmentation

Ce calendrier, s’il se confirme, raconte une stratégie nette : resserrer l’offre Mac autour de paliers très lisibles.

  • MacBook Air M5 : efficacité, autonomie, grand public premium.
  • MacBook Pro M5 Pro/M5 Max : puissance et workflows professionnels, sans détour.
  • MacBook « abordable » : volume, éducation, nouveaux entrants, et élargissement du marché.

C’est une manière de reprendre le contrôle du récit : pendant que l’industrie PC se perd parfois entre « IA », « Copilot » et promesses floues, Apple avance par itérations matérielles, en segmentant mieux et en préparant un second acte OLED qui servira, lui, de rupture visible.

Si début mars marque bien l’arrivée des MacBook Pro M5 Pro/M5 Max, ce ne sera pas « juste » un refresh : ce sera le signal que l’année Mac d’Apple commence vraiment — et que le plus spectaculaire est peut-être volontairement gardé pour plus tard.

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Intel GPU : Le plan secret de Lip-Bu Tan pour détrôner Nvidia dans l’IA

Intel GPU : Le plan secret de Lip-Bu Tan pour détrôner Nvidia dans l'IA

Après des années de tentatives hésitantes, d’annonces ambitieuses et de repositionnements, Intel remet les GPU au centre de sa stratégie. Cette fois, le message est plus direct — et plus industriel : Intel veut « faire des GPU » et les produire à l’échelle, avec un recrutement clé pour piloter l’architecture.

C’est Lip-Bu Tan, nouveau CEO, qui l’a affirmé publiquement lors d’une conférence IA à San Francisco, selon Reuters.

Intel recrute un chef architecte GPU, et assume le retour

D’après Reuters, Tan a annoncé avoir embauché Eric Demers, ex-cadre de Qualcomm, pour prendre le rôle de chief GPU architect. Il doit travailler sur une feuille de route centrée sur le marché data center, là où Nvidia règne aujourd’hui quasi sans partage.

Reuters précise également que Demers reportera au responsable des puces data center d’Intel, Kevork Kechichian, et qu’Intel discute déjà avec « quelques clients » afin d’aligner le développement sur leurs besoins.

Pourquoi Intel ne peut plus ignorer les GPU ?

Le GPU n’est plus un « extra » pour gamers : c’est devenu le moteur de facto de l’IA moderne — entraînement, inférence, et accélération de workloads de calcul. Dans ce contexte, rester cantonné au CPU revient à accepter un rôle secondaire dans la pile informatique.

Et, Intel le sait : la domination de Nvidia sur l’infrastructure IA crée un déséquilibre stratégique que même un géant des CPU ne peut plus compenser uniquement avec des processeurs.

Une stratégie plus « entreprise » que « Arc grand public »

Intel a bien une marque GPU grand public (Arc), mais le nouveau signal envoyé par Tan ressemble davantage à une offensive semi-custom/data center qu’à un duel frontal sur les cartes gaming.

À côté, l’écosystème PC continue de spéculer sur l’avenir de certaines cartes Arc orientées gaming, et plusieurs observateurs estiment qu’Intel priorise aujourd’hui les segments où le calcul « se vend » plus cher : pro, workstation, IA.

Le vrai mur : l’écosystème logiciel (et la confiance des clients)

Sur le papier, Intel sait fabriquer des puces. Mais sur le terrain, Nvidia a construit quelque chose de plus défensif qu’un avantage matériel : un standard logiciel et une inertie d’adoption massive (tooling, bibliothèques, compatibilité, habitudes). Pour Intel, la question est donc double :

  • livrer du silicium compétitif (perf/watt, mémoire, interconnexions),
  • et surtout rassurer sur la stabilité logicielle, les pilotes, les frameworks et la pérennité de la plateforme.

C’est précisément là que le recrutement d’un architecte GPU « haut niveau » prend du sens : si Intel veut redevenir crédible, il doit proposer une vision cohérente — pas une succession de projets.

Intel Foundry et l’ambition de redevenir « full-stack »

Reuters note aussi que Tan a évoqué un intérêt client pour la techno de gravure Intel 14A dans le cadre d’Intel Foundry, avec une montée en volume attendue plus tard en 2026.

C’est un point clé : si Intel aligne CPU + GPU + fabrication, il rejoue un modèle « full-stack silicon » capable de séduire certains clients qui cherchent des alternatives à Nvidia — pas seulement en puces, mais en capacité industrielle.

Intel revient au GPU, mais la partie se gagne sur la durée

Intel n’entre pas sur un marché « libre » : il revient dans un territoire déjà structuré par Nvidia et, dans une moindre mesure, AMD. Mais l’annonce de Tan — recrutement ciblé, discours « à l’échelle », priorité data center — montre une posture moins expérimentale et plus stratégique.

Le défi est colossal : rattraper le retard n’est pas qu’une question de transistors, c’est une question de plateforme, de confiance, et d’exécution sur plusieurs générations. Cette fois, Intel semble prêt à jouer la longue partie.

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