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Le secteur automobile est en pleine transformation avec l’intégration de technologies avancées telles que l’automatisation, l’électrification et la connectivité.

Découvrez comment ces technologies redéfinissent la conduite, améliorent la sécurité et augmentent l’efficacité énergétique des véhicules. Nos guides et articles vous offrent un aperçu complet des innovations qui mènent la charge vers un avenir plus durable et connecté.

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Xiaomi SU7 en pièces détachées : Le pari fou du CEO Lei Jun en direct

Xiaomi SU7 en pièces détachées : Le pari fou du CEO Lei Jun en direct

Xiaomi ne se contentera pas de parler de sa nouvelle SU7 2026 : la marque va littéralement l’ouvrir sous les yeux du public. Lei Jun, fondateur et CEO du groupe, animera un livestream de démontage complet de la SU7 le 2 avril 2026 de 19 h à 0 h sur les plateformes chinoises de Xiaomi, avec l’ambition de décortiquer la berline pièce par pièce.

L’exercice est aussi inhabituel que révélateur. Au lieu de s’en tenir à une fiche technique, Xiaomi veut montrer la voiture de l’intérieur : peinture, habitacle, châssis, sécurité, batterie, architecture globale. Des experts devraient accompagner la démonstration pour commenter les choix techniques au fil du démontage.

Xiaomi SU7 : Une démonstration qui arrive au bon moment

Ce direct intervient alors que Xiaomi vient tout juste de lancer les livraisons de la nouvelle génération de SU7. Lei Jun avait confirmé que les premières livraisons commenceraient le 23 mars 2026, quelques jours après la présentation officielle du modèle.

Et, le démarrage semble solide : Xiaomi EV affirme avoir déjà livré plus de 7 000 unités de cette SU7 mise à jour depuis le début des remises clients, tandis que les livraisons totales de la marque ont dépassé 20 000 véhicules sur le seul mois de mars 2026.

Xiaomi SU7 teardown by Lei Jun

Une SU7 revue sur plusieurs points clés

La version 2026 de la SU7 n’est pas un simple lifting. Xiaomi met en avant une autonomie pouvant atteindre 902 km sur la version Pro, un LiDAR désormais standardisé pour la conduite assistée, un « Dragon Chassis » amélioré et plusieurs nouvelles finitions extérieures.

Lei Jun a aussi expliqué que Xiaomi avait préparé la montée en cadence en avance pour réduire le délai entre commande et livraison. Selon les informations relayées fin mars, l’attente serait désormais ramenée à une à cinq semaines pour certains acheteurs.

Pourquoi ce démontage compte vraiment

Un démontage en direct ne changera évidemment pas la tenue de route ou l’autonomie réelle de la voiture. Mais pour un constructeur encore récent dans l’automobile, montrer l’architecture interne d’un modèle de cette manière est une façon très claire d’installer de la confiance.

Au fond, Xiaomi transforme ici la transparence technique en mise en scène de produit. Et dans un marché automobile chinois où la vitesse d’exécution ne suffit plus, cette capacité à exposer la mécanique autant que le marketing devient presque un argument de marque.

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Android Automotive : Google veut devenir le système nerveux de votre voiture

Android Automotive : Google veut devenir le système nerveux de votre voiture

Google ne veut plus seulement habiter l’écran central des voitures. Avec une nouvelle déclinaison open source de Android Automotive pensée pour les véhicules « software-defined », le groupe étend son emprise au-delà de l’infodivertissement pour toucher les fonctions non critiques de l’architecture interne.

En clair, Android ne se contenterait plus d’afficher la navigation, la musique ou les apps : il pourrait aussi orchestrer des éléments comme la climatisation, l’éclairage, les sièges ou certains profils d’usage embarqués.

Google veut réduire la fragmentation d’une voiture devenue plateforme logicielle

Cette annonce s’inscrit dans une mutation plus large de l’industrie automobile. Les véhicules modernes reposent sur une accumulation de modules logiciels, souvent issus de fournisseurs multiples, avec à la clé des architectures complexes, coûteuses à maintenir et difficiles à faire évoluer rapidement. Google présente justement son Android Automotive OS for Software-Defined Vehicles comme une couche commune capable d’apporter un langage logiciel partagé, afin d’accélérer le développement et les mises à jour.

La promesse est double. Pour les constructeurs, il s’agit de réduire les coûts de développement en s’appuyant sur une base technique commune. Pour les conducteurs, Google promet une expérience plus cohérente, des mises à jour over-the-air plus rapides, une meilleure intégration de la voix et des fonctions plus proactives, comme les rappels d’entretien.

Matt Crowley, group product manager d’Android Automotive, résume l’ambition ainsi : faire de la voiture une extension plus naturelle de la vie numérique de l’utilisateur.

De l’infodivertissement à l’habitacle connecté

Jusqu’ici, Android Automotive opérait surtout comme plateforme embarquée pour l’infodivertissement. Avec cette nouvelle étape, Google élargit le périmètre à des fonctions non liées à la sécurité de conduite. Le système pourrait ainsi unifier des usages, comme le contrôle de l’habitacle, la gestion de clés numériques, le conditionnement à distance de la cabine ou encore les profils de conducteur personnalisés. C’est une bascule importante : Android Automotive cesse d’être uniquement une interface et commence à devenir une infrastructure.

Google AAOS SDV Blog Simplified Vehicle Architecture Animated

Cette logique intéressera particulièrement les constructeurs qui veulent accélérer leur transition vers des véhicules définis par logiciel sans repartir de zéro sur toute la pile embarquée. Google travaille déjà avec Renault Group, qui prévoit d’utiliser cette plateforme sur le futur Renault Trafic E-Tech avec une production annoncée pour fin 2026, tandis que Qualcomm apparaît comme partenaire clé pour l’industrialisation sur Snapdragon Digital Chassis.

Une bataille plus stratégique qu’il n’y paraît

Derrière le discours sur la cohérence logicielle, il y a aussi un enjeu de pouvoir industriel. En proposant le code fondamental et les briques communes, Google cherche à devenir la colonne vertébrale logicielle de la voiture connectée. Officiellement, le groupe insiste sur la liberté laissée aux constructeurs pour concevoir leur propre identité de marque par-dessus cette base.

Mais plus Android Automotive s’étend dans le véhicule, plus Google occupe une position structurante dans la chaîne de valeur automobile.

La concurrence avec Apple se lit d’ailleurs en creux. Apple pousse de son côté CarPlay Ultra, qui dépasse lui aussi la simple duplication du smartphone pour prendre en charge des fonctions plus centrales du véhicule. La solution a commencé son déploiement chez Aston Martin en mai 2025, et Apple avait alors indiqué que Porsche figurait parmi les marques engagées pour la suite.

Google ne veut plus être une app dans la voiture, mais son système nerveux logiciel

Avec cette annonce, Google montre qu’il ne vise plus seulement la présence à bord, mais l’intégration structurelle. L’entreprise semble avoir compris que, dans l’automobile de demain, la valeur ne se situera pas seulement dans l’écran visible par le conducteur, mais dans la couche logicielle capable d’unifier les fonctions, d’orchestrer les services et d’accélérer les mises à jour.

Autrement dit, Android Automotive entre dans une nouvelle phase. Moins visible qu’un grand lancement matériel, mais potentiellement bien plus décisif. Car à mesure que la voiture devient un ordinateur roulant, celui qui fournit l’OS de référence ne contrôle pas seulement l’expérience utilisateur : il influence aussi le rythme d’innovation de toute l’industrie.

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CarPlay s’ouvre enfin à ChatGPT, Claude et Gemini : Apple lâche Siri… sans lâcher le volant

CarPlay s’ouvre enfin à ChatGPT, Claude et Gemini : Apple lâche Siri… sans lâcher le volant

Pendant des années, CarPlay a été une forteresse : une interface élégante, mais verrouillée autour d’un seul « cerveau » vocal — Siri. Or, à l’heure où les assistants génératifs deviennent des copilotes capables de raisonner, résumer et planifier, Apple semble prêt à desserrer l’étau.

Selon Bloomberg, la marque préparerait l’arrivée d’assistants IA tiers dans CarPlay, dont ChatGPT (OpenAI), Claude (Anthropic) et Gemini (Google).

Une ouverture contrôlée : Apple « autorise », mais ne « remplace » pas Siri

Le changement est réel… mais typiquement Apple. D’après les informations relayées, les apps IA pourront proposer un mode vocal dans CarPlay, ce qui permettrait d’interagir en conduite via leurs interfaces, sans passer par le téléphone comme aujourd’hui.

En revanche, Apple garderait la main sur l’expérience système : impossible de remplacer le bouton Siri de CarPlay ou le mot pour l’interpeller.

En clair : Siri reste la porte d’entrée par défaut, tandis que ChatGPT, Claude ou Gemini devront être lancés via leurs applications dédiées (qui pourraient, elles, s’ouvrir directement en « voice mode »).

Pourquoi maintenant : l’IA « par alliance » devient la stratégie Apple

Ce virage s’inscrit dans un mouvement plus large : Apple accepte de plus en plus l’idée que l’IA ne se gagnera pas uniquement « en interne ». Les signaux d’un rapprochement avec Google autour de Gemini se multiplient, et la logique est la même ici : accélérer, combler des retards, et surtout éviter que CarPlay paraisse daté face aux cockpits Android et aux assistants embarqués des constructeurs.

Surtout, l’automobile est devenue un terrain où l’IA conversationnelle fait une vraie différence. Mercedes-Benz, par exemple, a déjà communiqué sur un MBUX Virtual Assistant alimenté par Gemini (via Google Cloud) pour enrichir la recherche et la navigation.

CarPlay Ultra patine : l’IA comme « plan de relance » crédible

L’autre lecture est plus politique : CarPlay Ultra, la version ambitieuse et « full dashboard », peine à s’installer au-delà de quelques modèles très premium. Les rumeurs d’une extension à des marques plus grand public comme Hyundai/Kia reviennent régulièrement, mais l’adoption reste lente.

Dans ce contexte, ouvrir CarPlay aux assistants IA tiers ressemble à un levier pragmatique : si Apple ne peut pas imposer Ultra partout, elle peut au moins moderniser le CarPlay actuel — celui qui est déjà dans des millions de voitures — avec une valeur perçue immédiate.

Ce que ça change vraiment à l’usage… et ce qui reste flou

Le gain potentiel :

  • Des requêtes plus « humaines » (résumés, suggestions, contexte) que Siri gère mal historiquement.
  • Un assistant plus efficace pour les tâches à étapes : préparer un itinéraire avec contraintes, résumer des messages, proposer des options, etc.

La limite structurelle : tant que Siri garde le bouton et le wake word, l’IA tierce reste un « mode » dans une app, pas un vrai système d’assistance intégrée à la voiture.

La grande inconnue est jusqu’où Apple laissera ces assistants toucher aux fonctions « système » (musique, navigation, appels, messages). Bloomberg et les reprises publiques indiquent une ouverture, mais une ouverture cadrée.

Le message d’Apple est limpide : moderniser sans perdre le contrôle

Apple n’est pas en train d’abandonner Siri dans la voiture. Elle fait quelque chose de plus subtil : elle laisse entrer des cerveaux externes… tout en conservant l’architecture de l’habitacle. Une concession à l’ère agentique, mais sous supervision — comme si CarPlay devenait une vitrine d’IA « à la carte », avec Siri en maître de cérémonie.

Si la promesse se concrétise, ce ne sera pas juste « ChatGPT dans la voiture ». Ce sera un aveu stratégique : l’assistant du futur ne sera pas monolithique — il sera modulaire, contextuel, et parfois… fourni par la concurrence.

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