Cette fois, Xiaomi ne joue plus seulement la carte de la puissance brute. Avec le Redmi K90 Max, officialisé aujourd’hui en Chine, la marque place le refroidissement au centre du récit produit.
Et pas une simple chambre à vapeur de plus : un ventilateur intégré directement dans le téléphone, une première pour Xiaomi sur smartphone.
Redmi K90 Max : Un ventilateur intégré, et une vraie prise de position
Le Redmi K90 Max embarque un ventilateur interne de 18,1 mm, que Xiaomi présente comme plus grand que la plupart des implémentations concurrentes. Le système repose sur une admission d’air verticale, des pales inclinées vers l’avant, un conduit d’air scellé et un flux de type vortex destiné à réduire les turbulences.
Xiaomi affirme que ce dispositif peut faire chuter la température jusqu’à 10 °C en environ 100 secondes, avec trois modes de ventilation et un bruit maximal annoncé de 32 dB. La marque ajoute que le ventilateur utilise un roulement métallique et a passé un test de vieillissement de 50 000 heures.
Le plus intéressant n’est pas seulement la présence du ventilateur, mais ce qu’elle raconte. Xiaomi accepte ici de rompre avec le compromis habituel des flagships « qui jouent aussi » pour assumer un appareil pensé d’abord pour la performance soutenue.
Et le fait que le téléphone conserve malgré tout des certifications IP66, IP68 et IP69 malgré ce refroidissement actif renforce encore la démonstration technique.
Un flagship de performance avant tout
Sous le capot, le Redmi K90 Max mise sur une puce MediaTek Dimensity 9500, épaulée par une puce graphique dédiée D2. Xiaomi l’associe à de la LPDDR5X Ultra et à du UFS 4.1, avec un discours très orienté gaming haute fréquence.

L’écran AMOLED plat de 6,83 pouces affiche une définition 1,5K et un taux de rafraîchissement de 165 Hz, avec une luminosité de pointe évoquée jusqu’à 3500 nits dans les teasers précédents et une gradation DC à pleine luminosité. Xiaomi met aussi en avant un gyroscope à 400 Hz, des zones tactiles optimisées pour certains jeux et un moteur linéaire sur axe X pour les vibrations.
Autrement dit, le Redmi K90 Max ne cherche pas à être un smartphone premium polyvalent qui ferait bien tourner quelques jeux. Il se positionne comme une machine de performance continue, capable de tenir la cadence là où beaucoup de téléphones haut de gamme finissent encore par ralentir.
Une énorme batterie pour soutenir l’endurance
Xiaomi complète ce positionnement avec une batterie de 8 550 mAh et une charge filaire 100 W. C’est l’un des chiffres les plus impressionnants de l’appareil, surtout sur un téléphone qui embarque à la fois un grand écran 165 Hz et un refroidissement actif.
Pour un smartphone gaming, ce n’est pas un détail : l’autonomie n’est plus seulement une question de durée d’écran, mais de capacité à maintenir des sessions longues sans effondrement thermique ni passage trop fréquent par la recharge.
La photo reste au second plan, et c’est assumé

Sur la partie photo, Xiaomi reste beaucoup plus pragmatique. Le Redmi K90 Max embarque un capteur principal de 50 mégapixels au format 1/1,55 pouce, accompagné d’un ultra grand-angle de 8 mégapixels, tandis que l’avant reçoit une caméra selfie de 20 mégapixels.
On est loin d’une fiche photo de photophone ultra-premium, mais c’est précisément ce qui rend le positionnement du produit lisible : ici, l’argent et l’espace interne vont d’abord à la dissipation thermique, à la batterie et à la fluidité en jeu.
Un prix agressif pour une vraie niche redevenue crédible

Le Redmi K90 Max démarre à 3 499 yuans (440 euros) en Chine pour la version 12 Go/256 Go, et monte jusqu’à 4 999 yuans (625 euros) pour le modèle 16 Go/1 To. Il est proposé en Space Silver, Shadow Black et Sky Blue, avec un cadre en alliage d’aluminium.
À ce niveau tarifaire, Xiaomi le place bien en dessous de nombreux concurrents gaming plus démonstratifs, tout en offrant une fiche technique qui n’a rien de modeste.
Le Redmi K90 Max n’est pas seulement un smartphone de plus avec un gros processeur. Il signale peut-être le retour d’une idée que le marché avait un peu diluée : celle du gaming phone assumé, avec de vrais choix d’architecture au service du jeu. Dans une industrie où beaucoup de flagships se ressemblent de plus en plus, Xiaomi choisit ici une voie plus radicale, plus visible, et surtout plus cohérente.
Le ventilateur n’est pas un gadget marketing. Il est la pièce centrale d’un produit qui préfère la tenue dans le temps à la simple performance de benchmark.






