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Test du LG G Flex : la phablette totalement déjantée

LG a fait d’excellent smartphones dans les derniers mois. Je suis un grand fan du LG G2, et j’ai particulièrement aimé l’Optimus L7 II, un smartphone moins cher mais qui offre une conception parfaite, et une bonne réactivité, et ce malgré la gamme du dispositif.

Mais, je suis de nouveau de retour avec un smartphone haut de gamme avec le fameux LG G Flex – en effet, là on est à la pointe du haut de gamme.

Au moment où j’écris ces lignes, le prix du smartphone est de 700 euros. C’est beaucoup d’euros pour un smartphone, et vous ne trouverez pas beaucoup c’est plus cher. L’iPhone 5S avec 64 Go d’espace de stockage mémoire est à 100 € plus, mais d’autres smartphones phares sont en revanche 100 euros moins chers. LG s’est donc positionné pour forcément recueillir certaines critiques.

Test du LG G Flex

LG G Flex : prise en main du smartphone

LG G Flex : caractéristiques

Avant de commencer à vous présenter le produit, voici les caractéristiques du LG G Flex :

  • Dimensions : 160.5 x 81.6 x 8.7 mm
  • Poids : 177 g
  • Système d’exploitation : Android 4.2.2
  • Processeur : Qualcomm Snapdragon 800, un quadricœurs cadencé à 2.26 GHz
  • Mémoire : 2 Go
  • Stockage : 32 Go d’espace de stockage
  • Écran : 6 pouces offrant une résolution de 1280 x 720 pixels
  • Caméra : 13 mégapixels
  • Caméra frontale : 2 megapixels
  • Connectivité : 4G LTE, WiFi 802,11 a/b/g/n/ac, NFC, Bluetooth 4.0, GPS
  • Batterie : 3500 mAh

Note : Vous pouvez découvrir davantage de photos depuis la galerie Google+

LG G Flex : concept et design

Il existe deux principaux arguments de vente pour le G Flex. Tout d’abord, il a une forme incurvée. Si un écran courbé n’est pas suffisant pour se démarquer de la foule, vous pouvez craner en aplatissant le smartphone sur une surface plane. Cela nécessite une bonne dose de punch, et une fois fait le smartphone retrouvera sa courbure une fois que vous relâchez la pression – bien évidemment il ne s’agit-là que d’une “option”, mais n’est pas quelque chose qui devra être réalisé au quotidien. L’autre force du smartphone est sa coque “auto-guérison”, dont je parlerai plus tard.

L'écran du G Flex est incurvé

Il est possible de mettre l'écran du G Flex à plat

La courbure ne semble pas tout à fait aussi grande dans la vraie vie que certaines des images de ce smartphone peut vous le faire penser. Mais encore, cette option est belle et bien là. LG dit que cette forme courbée suit la courbure de votre visage, réduisant l’écart entre le microphone et la bouche lorsque vous parlez, et que lorsque vous utilisez le G Flex en mode grand écran, la courbure est parfaite pour regarder des films et jouer à des jeux.

L'écran incurvé aide à la lecture

Concernant ce dernier point je dis, bon d’accord, ce peut être le cas, mais pour le premier cité je ne suis pas sûr que cela fasse vraiment une différence énorme. Certes, personne que j’ai appelé m’a dit qu’il y avait une réelle différence notable par rapport aux autres appareils. En revanche, pour ce qui est du domaine du divertissement, je ne peux que confirmer que la légère courbure de l’écran n’a ni un effet positif, ni un effet négatif sur mon plaisir de regarder des vidéos ou jouer à des jeux. Bien sûr, ceci pourrait varier avec votre point de vue.

En tant que dispositif dans le secteur de la phablette, le LG G Flex dispose d’un écran de 6 pouces. Cela signifie que c’est un grand smartphone, lui donnant une imposante allure une fois serré en main. D’une certaine manière, et cela doit être lié au châssis incurvé, il parait plus épais que ce que sa spécification de 8,7 mm le suggère. Le poids est important puisque l’on est sur un périphérique de 177 grammes. Comme avec d’autres phablettes, ce n’est pas un smartphone pour les petites poches des jeans.

Le châssis est en plastique, et le dos a une finition lisse qui n’aide pas vraiment à l’adhérence. Comme je l’ai mentionné plus tôt, LG affirme que le dos à une particularité d’auto-guérison. Ceci n’est vrai que jusqu’à un certain point. Alors que j’ai tenté quelques égratignures avec mes clés, en quelques heures, les marques ont complètement disparu. Mais, je pense qu’avec une égratignure profonde, dont un précédent blogueur a du tenter, celle-ci sera là pour de bon – il y a sans doute une fine couche sur laquelle les marques vont s’estomper, mais une fois plus profond vous pouvez être sûr que les traces resteront.

Vue de dessous

Vue de dessus

G Flex - vue du côté droit

G Flex - vue du côté gauche

Le LG G Flex emprunte un design clé du G2, en mettant les boutons, de contrôles du volume et d’alimentation, à l’arrière de l’appareil. Alors certes que j’ai mis du temps à m’y habituer sur le G2, mais une fois que cela a été le cas j’ai trouvé cette conception réellement optimum. J’ai trouvé que c’était également le cas avec le LG G Flex, et l’ergonomie d’avoir ces boutons sur la coque arrière est réellement convaincante et appropriée ici à cause de la taille globale du G Flex.

Les boutons sont sur la coque arrière, comme le LG G2

Il y a deux façons évidentes d’atteindre les boutons d’une seule main. Tenir le smartphone dans une main avec le pouce sur l’écran et en manipulant les boutons de volume a eu pour inévitable conséquence que mon pouce a fait quelques sélections sur l’écran que je ne voulais pas. L’autre approche est de saisir d’une main les bords du G Flex et utiliser mon index sur les boutons était bien plus efficace.

À ces occasions, lorsque le G Flex est posé sur votre bureau, et que vous ne voulez pas prendre la peine de le prendre en main pour le manipuler, vous pouvez allumer l’écran avec un double tap sur celui-ci. Curieusement, j’ai trouvé le G Flex est un peu moins réactif que le G2.

Pour un tel prix, cela pourra irriter beaucoup de potentiels consommateurs d’apprendre que vous ne pouvez pas ajouter de la capacité de stockage aux 32 Go de stockage intégré. Celui-ci est réduit à 23.7 Go par les applications installées.

LG G Flex : écran et appareil photo

Vous pourriez également être déçu par la résolution de l’écran. Oui, la taille de l’écran est de 6 pouces, mais une résolution de 1280 x 720 pixels n’est pas exactement le genre de résolution que l’on est en droit d’attendre d’un smartphone haut de gamme, notamment si vous détestez par dessus tout le flou et la pixellisation. La technologie P-OLED est nouvelle, et les couleurs offertes par ce dernier semblent être beaucoup plus ternes que ce dont on a pris l’habitude avec un écran AMOLED par exemple.

La résolution peut être un peu faible pour certains

Écran du G Flex très agréable

L’appareil photo de 13 mégapixels possède quelques options intéressantes comme vous permettent de prendre des photos couplés à la caméra frontale afin d’incruster également l’image de celle-ci dans le rendu final.

Capteur de 13 mégapixels sur le LG G Flex

De plus, la caméra du G Flex semble être la même que celle dans le LG G2, ce qui signifie qu’il s’agit d’un capteur de 13 mégapixels rapide et efficace. Je n’ai pas eu le décalage et de ralentissement lors de la tentative d’utiliser l’autofocus 9 points comme je l’avais fait avec le G2, et la plupart de mes clichés ont eu un rendu correct.

LG G Flex : logiciels et performances

LG a malheureusement embarqué Android 4.2 au sein de la phablette, ajoutant tout de même sa traditionnelle surcouche qui ajoute une gamme de réglages. QSlide, que vous pouvez activer ou non depuis la barre de notifications, vous permet de faire apparaître une gamme d’applications au dessus de ce que vous faites déjà, ce qui va s’avérer notamment pratique pour afficher un compteur, une calculatrice, etc… Il y a quelques applications que LG a embarqué, et notamment une télécommande universelle nommée QuickRemote qui vous permet de contrôler votre appareil préféré, ou encore QuickMemo, qui va offrir la possibilité d’écrire et partager un mémo sur la capture d’écran.

Surcouche LG Android

La performance équivaut à ce que l’on est en droit d’attendre d’un processeur quadricoeurs Qualcomm Snapdragon 800 et un généreux 2 Go de mémoire vive, mais la star du spectacle est l’autonomie. Il n’est jamais facile de donner une bonne estimation de la façon dont un téléphone va fonctionner pour tout le monde, et ce parce que nous utilisons tous nos appareils différemment.

Mais, je dirais que vous pourriez avoir en main ou dans votre poche ce G Flex pendant au moins deux jours sans que vous soyez obligé de le recharger. Quoiqu’il en soit, une autonomie d’un jour devrait être à la portée de tous, même pour les utilisateurs les plus exigeants. Le chargement est également très rapide.

LG G Flex : verdict

Le G Flex est un fantastique smartphone, et la première phablette dont il est agréable de la tenir en main. J’aurais bien aimé que LG pousse un plus les fonctionnalités que l’on attend d’une phablette, notamment un stylet, mais LG a préféré tout miser sur l’écran dans ce dispositif. Avec une autonomie de 2 à 3 jours, un écran incurvé qui peut résister à une certaine flexion, et une nouvelle interface utilisateur, c’est un smartphone réellement convaincant. Le seul inconvénient est son prix de 700 euros…

Le LG G Flex semble être beaucoup plus un smartphone “prototype” afin de démontrer la technologie, plutôt qu’un smartphone convaincante que beaucoup de gens voudront acheter. Si vous aimez la façon dont LG tweak Android, et le fait d’avoir une conception avec des boutons sur la coque arrière, alors jetez plutôt un œil au LG G2, qui a une résolution d’écran supérieure et un prix inférieur, tout en étant très puissant.

Tags : G FlexLG
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.