Blue Origin veut aller vite. Malgré l’explosion spectaculaire survenue la semaine dernière lors d’un test de New Glenn à Cape Canaveral, son CEO Dave Limp affirme que la fusée revolera avant la fin de 2026.
Blue Origin : Des dégâts moins graves que prévu
Selon Dave Limp, plusieurs éléments critiques du pas de tir sont restés en bon état, notamment les réservoirs d’oxygène, d’hydrogène liquide et de méthane, ainsi que la tour d’eau. La grande tour de support est endommagée, mais pourrait être réparée sur place plutôt que remplacée.
Autre point rassurant pour Blue Origin : un booster New Glenn déjà utilisé et trois étages supérieurs présents dans l’installation d’intégration auraient été épargnés.
Some LC-36 updates. Now that we’ve had access to the pad and integration facility we can share a bit of good news. The propellant farm, oxygen, liquid hydrogen and LNG tanks are all in good shape. This is good luck because these are very long lead items. The water tower is also…
— Dave Limp (@davill) June 2, 2026
La cause de l’explosion n’a pas encore été communiquée. Blue Origin mène l’enquête avec l’appui de la NASA, alors que New Glenn est central pour plusieurs missions liées au programme Artemis et au futur atterrisseur lunaire Blue Moon.
La fusée devait aussi servir à lancer des satellites pour Amazon, mais ceux-ci n’étaient pas encore installés au moment de l’incident.
One week later, incredible progress. It’s a 24/7 operation with a solid path forward to launch this year, helped by a lot of luck. @NASA and @USSpaceForce have both been extremely helpful.
This team. Never tell them the odds. pic.twitter.com/rmMSQ9Xgxq
— Jeff Bezos (@JeffBezos) June 4, 2026
Blue Origin joue gros
Le calendrier annoncé est ambitieux. Contrairement à SpaceX après l’explosion d’un Falcon 9 en 2016, Blue Origin ne dispose pas encore d’un second pas de tir opérationnel pour New Glenn. La remise en état de Launch Complex 36 devient donc un enjeu stratégique majeur.
Pour Blue Origin, l’urgence est double : rassurer ses clients commerciaux et prouver à la NASA que New Glenn peut devenir une fusée fiable. Après des années de retard, chaque mois compte désormais.



