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Pourquoi Nokia doit mettre fin à son mariage avec Microsoft pour un Lumia Google Edition ?

La semaine dernière, Pierre Ferragu, analyste travaillant pour Bernstein Research, a eu quelques mots envers Nokia, dont la plupart concernaient les finances de l’entreprise. Cependant, Ferragu a aussi mentionné le fait que Nokia est dépendant de Microsoft, et plus précisément de sa plateforme Windows Phone, indiquant également que le marché diminue fortement en fonction du smartphone.
Il a affirmé que “les deux pourraient coûter chers à Nokia à court terme” et qu’il “pourrait être trop tard” pour revenir en arrière et corriger cela dans quelques années. Sa solution : Nokia devrait prendre la mouche et produire quelques smartphones Android avant qu’il ne soit trop tard ; les téléphones Android bas de gamme pourraient arriver d’ici la fin de l’année.

Le fait que Ferragu mentionne que Nokia devrait adopter Android, au lieu de se laisser mourir, n’est pas une nouveauté non plus. Partout sur la toile, depuis que Nokia a choisi Windows Phone en 2011, tous semblent penser que Nokia a fait le mauvais choix. Beaucoup semblent croire qu’à partir du moment où un smartphone Nokia avec Android d’installé sera mis en vente, tous les problèmes de la firme finlandaise seraient résolus, et elle serait de retour au sommet des ventes en un clin d’œil.

Ce n’est pas le cas, mais cela ne veut pas dire que je ne serais pas intéresser par voir Nokia arriver avec un smartphone Android. Jusqu’à récemment, les chances que cela se produise semblaient bien lointaines, tout comme si nous disions la même chose avec un dispositif Apple, mais un développement particulier peut avoir donné la chance à Nokia le besoin d’expérimenter avec Android, sans avoir besoin à dépenser des millions dans le développement. Je parle bien évidemment du lancement d’un Lumia Google Edition.

Un matériel de qualité, un Android pur

Un smartphone Google Edition, au cas où vous n’êtes pas familier avec le terme, est celui qui dispose d’une version Android “pure”, c’est-à-dire sans aucune interface utilisateur du fabricant greffée sur cette dernière. Il s’agit de dispositif quasi identique aux Nexus, mais basées sur des dispositifs existants. Samsung a été le premier à se mettre en avant avec un édition Google du Galaxy S4, qui a été rapidement rejoint par le HTC One. Sony et Huawei pourraient également lancer respectivement une version Google Edition du Xperia Z et Ascend P6.

Le matériel de Nokia est bon. Le Lumia 920 est peut-être un peu “imposant”, mais c’est un solide, et c’est un beau smartphone. Le Lumia 925 est la parfaite évolution – plus léger et plus attrayant. C’est la base idéale pour une expérience Google Edition de Nokia. Passer de Windows Phone à Android 4.2.2 Jelly Bean, changer la couleur de la coque, et là vous l’avez, le Lumia 925 Google Edition.
Nokia peut même s’appuyer sur les spécifications hauts de gamme du dispositif, avec un écran merveilleusement lumineux, et un processeur parfaitement capable de faire face à Android et ses applications. Qui ne voudrait pas jouer avec un capteur Carl Zeiss de 8,7 mégapixels ?

L’interface personnalisée a toujours été le point faible pour que Nokia mise sur Android. Des sociétés comme Samsung, HTC, Motorola ou encore LG n’hésite pas à changer l’interface utilisateur d’Android, en passant par les icônes, les thèmes, et les caractéristiques d’Android pour rendre leurs téléphones “uniques”.
Si Nokia a adopté sur un Android pur et simple, il pourrait avoir envie de miser sur sa propre interface utilisateur personnalisée. Malheureusement, celle-ci coûte de l’argent et demande du temps, qui deux composantes rares chez Nokia… Mais en introduisant la marque Google Edition, Google a ouvert la porte à Nokia de produire un smartphone Android sans avoir à investir dans la plateforme. Le dispositif résultant rejoindrait immédiatement une vitrine de téléphones Android établis et souhaitables déjà sur le marché.

Pourquoi Nokia doit mettre fin à son mariage avec Microsoft pour un Lumia Google Edition ?

Nokia devrait encore rester avec Windows Phone, même avec un appareil Google Edition

Un smartphone Lumia Google Edition ne permettrait certainement pas à Nokia de devenir riche, mais cela permettrait de voir comment le public réagirait avec l’arrivée d’un téléphone Android Nokia, et potentiellement offrirait des revenus supplémentaires importants – ce ne serait pas négligeable au vue des finances de la firme.

Ainsi, il s’agirait d’un complément pour Nokia qui devrait garder Windows Phone comme étant l’OS primaire pour ses dispositifs. C’est de loin le constructeur ayant offert la meilleure expérience pour Windows Phone, et les chiffres ont montré que le système d’exploitation gagne lentement en popularité. Non, ce n’est pas encore un réel concurrent à Android, mais qui sait.

Ce serait insensé pour Nokia de jeter Windows Phone et se marier avec Android. L’idée est presque impensable. Mis à part l’argent, du temps et des efforts sont nécessaires pour faire cette transition majeure, mais Nokia pourrait se brûler les ailes. Et pour en arriver là ? Pour être dans la même position que Acer, avec la vente d’un million de smartphones par an ? Ou HTC, un fabricant Android établi avec un support accru et un excellent smartphone, mais qui a encore du mal à s’en sortir ? Non, Windows Phone est ce qui rend Nokia différent pour le moment, mais libérer une version Google de son cool appareil Windows Phone, serait encore différent, ce qui pourrait lui attribuer une armée de nouveaux fans, et rendre les perspectives de la firme plus sereine, avec un futur système d’exploitation multitâche. Le mariage avec Windows Phone doit prendre fin, mais elle doit toujours rester près de lui.

Allez, Nokia. Faites un Lumia 925 Google Edition. Ce serait un téléphone à succès, j’en suis persuadé. Pas vous ?

Mots-clé : AndroidGoogle EditionLumia 925NokiaWindows Phone
Yohann Poiron

L’auteur Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.