Après la RAM et les SSD, un nouveau maillon critique de l’électronique mondiale se tend : les circuits imprimés.
Selon Reuters, la guerre en Iran perturbe désormais l’approvisionnement en matériaux essentiels aux PCB, ces cartes qui servent de colonne vertébrale aux smartphones, PC, consoles, laptops et serveurs IA.
Le choc vient d’un matériau très spécialisé
Le point de rupture concerne la résine PPE haute pureté, utilisée dans les laminés de circuits imprimés. Une frappe iranienne sur le complexe pétrochimique saoudien de Jubail, début avril 2026, a stoppé une production majeure opérée par SABIC, qui représenterait environ 70 % de l’offre mondiale de ce matériau.
Résultat : les prix des PCB auraient bondi jusqu’à 40 % en avril par rapport à mars, selon Goldman Sachs. Le cuivre et la fibre de verre, déjà sous tension, aggravent encore la situation ; le cuivre représente une part majeure du coût des PCB.
L’IA amplifie la pression
Cette crise n’arrive pas dans un marché calme. La demande en serveurs IA consomme déjà massivement mémoire, stockage, GPU et cartes électroniques haut de gamme. Les hyperscalers acceptent des prix plus élevés pour sécuriser leur capacité, ce qui laisse moins d’oxygène au reste de l’industrie.
Pour les consommateurs, l’effet pourrait être simple : des smartphones, PC portables, consoles et composants plus chers, mais aussi des délais de lancement plus incertains.
Une chaîne tech de plus en plus fragile
Des fournisseurs comme Daeduck Electronics, qui compte Samsung, SK Hynix et AMD parmi ses clients, discutent déjà de hausses de prix. Reuters rapporte aussi que certains délais d’approvisionnement en résines chimiques sont passés d’environ trois semaines à quinze semaines.
Ce nouvel épisode rappelle une réalité brutale : l’électronique moderne dépend d’une poignée de matériaux, d’usines et de routes logistiques. Quand un seul nœud casse, toute la tech mondiale tousse.



