Qualcomm vient de lâcher (indirectement) un signal fort pour ses PC Windows haut de gamme. Le Snapdragon X2 Elite Extreme (X2E-96-100) a fait une apparition remarquée dans Geekbench 6.6.0, associé à une configuration Asus Zenbook A16 avec 48 Go de RAM.
Et les chiffres, s’ils se confirment sur des machines commerciales, pourraient marquer un vrai tournant dans la crédibilité « performance » de Windows on Arm.
Snapdragon X2 Elite Extreme : Des scores qui bousculent la hiérarchie… surtout en monocoeur
Le benchmark fuitée attribue au X2E-96-100 4 033 points en monocoeur et 23 198 points en multicoeurs. C’est particulièrement notable sur le monocoeur, où Qualcomm se positionne au niveau — voire au-dessus — de ce que l’on voit souvent sur l’Apple M4 Max dans Geekbench 6 (selon les runs et machines, Apple varie).
En multicoeurs, Apple garde généralement l’avantage, mais l’écart devient suffisamment faible pour que la discussion sorte enfin du registre « ARM Windows = compromis ».
GPU : le Adreno X2-90 ferait un bond
Autre donnée qui fait lever un sourcil : l’iGPU Adreno X2-90 (mentionné avec 16 unités de calcul) grimperait à 44 786 points en OpenCL sur Geekbench, soit une hausse massive par rapport à la génération Snapdragon X Elite précédente dans ce test synthétique.
Ce point est crucial : sur PC, ce n’est pas seulement le CPU qui décide de l’expérience, mais la capacité à tenir des usages créatifs légers, de l’accélération IA, et des workloads graphiques « quotidiens » sans basculer en dGPU.

Ce que Qualcomm prépare : 18 cœurs, Oryon, NPU 80 TOPS
Les rumeurs autour du Snapdragon X2 Elite Extreme évoquent une plateforme plus musclée : architecture Oryon mise à jour, design 18 cœurs, et des fréquences pouvant grimper haut sur les cœurs « prime » (selon variantes). Côté IA, Qualcomm met toujours en avant un NPU autour de 80 TOPS sur cette génération X2.
Et le choix de Asus n’est pas anecdotique : le constructeur affiche déjà des Zenbook A16 configurables avec Snapdragon X2 Elite Extreme, orientés « Copilot+ PC » et autonomie longue.
Avant de crier au « MacBook killer », il faut rappeler trois choses :
- Un benchmark isolé peut être optimisé (BIOS, profils d’énergie, build OS, drivers).
- Les fréquences réelles en charge longue et la tenue thermique déterminent la performance perçue.
- L’intérêt de Qualcomm se joue aussi sur compatibilité applicative, pilotes, stabilité et écosystème — pas seulement sur Geekbench.
Mais, le signal reste puissant : Qualcomm ne cherche plus seulement à être « efficace », il veut être désirable.
L’offensive Qualcomm vise le point faible historique de Windows on Arm
Depuis deux ans, Windows on Arm a progressé (fluidité, autonomie, intégration IA), mais la critique persistait : « OK, mais est-ce aussi rapide qu’un bon x86 ou qu’Apple Silicon ? ».
Si les machines finales confirment un single-core aussi haut et un multi-core à ce niveau, Qualcomm pourrait enfin proposer le combo qui change tout :
- performances de premier plan
- autonomie et efficacité
- plateforme IA embarquée
- designs fins / silencieux (là où Apple a construit une partie de son mythe)
Reste une variable : le prix. Si les « Elite Extreme » arrivent au tarif d’un ultrabook premium, Qualcomm devra convaincre par l’expérience globale — pas seulement par des scores.



