Chaque année, Samsung sort un nouvel Ultra. Chaque année, la même question revient : est-ce que ça vaut le coup ? En 2026, la réponse est plus nuancée que d’habitude, parce que le Galaxy S26 Ultra n’est pas une révolution… mais, il aligne quelques évolutions difficiles à balayer : Privacy Display, puce « for Galaxy » plus nerveuse côté IA, ouvertures photo nettement plus lumineuses et charge plus rapide, le tout au même prix de départ 1 469 euros.
Prix et disponibilité : avantage S25 Ultra (souvent) sur le rapport qualité/prix
Le Galaxy S26 Ultra arrive au prix de 1 469 euros pour 256 Go), avec des précommandes d’ores et déjà ouvertes, et une sortie programmée le 11 mars 2026. Le Galaxy S25 Ultra, déjà en vente et régulièrement en promotion, peut changer totalement l’équation selon les périodes et les marchands (souvent le vrai « bon plan »).
Si l’écart réel en caisse dépasse franchement 300–400 euros, le Galaxy S25 Ultra redevient mécaniquement très attractif, car son socle reste ultra solide.
Design : micro-changements… mais meilleure prise en main
Le Galaxy S26 Ultra affine légèrement la formule : plus fin et plus léger, avec un châssis adouci. C’est le genre de différence qui se ressent plus qu’elle ne se lit sur une fiche technique.
En revanche, on reste sur une silhouette « Ultra » assumée : grand format, sérieux, pensé pour la productivité autant que pour la photo.

Écran : la même excellente dalle… plus un vrai « tour de passe-passe » privacy
Sur le papier, l’écran ne bouge presque pas : 6,9 pouces QHD+, LTPO 1–120 Hz, toujours au sommet de ce que Samsung sait faire.
La nouveauté, c’est Privacy Display : un système intégré à la dalle qui limite la lisibilité sur les angles de côté, sans le compromis visuel des films « privacy » classiques. Samsung le positionne comme un outil anti-regards indiscrets activable automatiquement sur des écrans sensibles. C’est la seule nouveauté vraiment « matérielle » et immédiatement utile au quotidien.

Verdict : si vous bossez beaucoup en mobilité (train, open space, cafés), c’est l’argument du Galaxy S26 Ultra le plus tangible.
Performances : le saut NPU rend l’IA plus « instantanée »
Le Galaxy S25 Ultra était déjà une machine. Mais, le Galaxy S26 Ultra gagne une puce plus récente (Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy) et Samsung insiste surtout sur la partie IA (NPU), essentielle pour Galaxy AI.
Ajoutez une chambre à vapeur revue pour tenir les perfs plus longtemps : c’est un upgrade qui parle aux gros utilisateurs (vidéo, jeu, montage, multitâche).
Verdict : pas un motif d’upgrade « plaisir », mais un vrai gain si vous êtes dans l’usage intensif + IA.
Logiciel : Android 16/One UI 8.5… et des fonctions qui ne descendront pas toutes

Le Galaxy S26 Ultra sort avec Android 16 et One UI 8.5. Samsung met en avant un Galaxy AI plus proactif et des intégrations plus larges (y compris des partenariats IA).
Une partie arrivera probablement sur le Galaxy S25 Ultra, mais l’historique montre que certaines nouveautés (surtout celles très liées au hardware ou au NPU) restent parfois « les meilleurs sur les dernières nouveautés ».
Photo : mêmes capteurs, mais optiques plus lumineuses… et c’est loin d’être anodin
Sur le papier, le Galaxy S26 Ultra ressemble à un copier-coller du Galaxy S25 Ultra (200 mégapixels + ultra grand-angle + téléobjectifs).
Mais, Samsung ouvre les vannes côté optique :
- grand-angle principal : ouverture plus large (plus de lumière)
- périscope 5x : ouverture plus large (meilleure basse lumière au zoom)

Samsung parle de gains de lumière significatifs, ce qui se traduit généralement par moins de bruit en intérieur/soirée, des vitesses plus rapides (moins de flou) et un zoom plus propre quand la lumière chute.
Verdict : si vous shootez beaucoup de concerts, restos, scènes nocturnes et surtout au zoom, c’est un des rares upgrades photo « vraiment utiles » d’une année sur l’autre.
Vidéo : APV, le signal « créateurs »
Le Galaxy S26 Ultra ajoute un codec vidéo APV, présenté comme une option plus adaptée aux workflows pro (compression de meilleure qualité, montage plus propre, logique proche de ce que ProRes représente dans l’imaginaire « créateur »).

Pour le grand public, l’intérêt est limité. Pour ceux qui filment et montent souvent, c’est un différenciateur réel.
Batterie et charge : même 5 000 mAh, mais recharge plus rapide
La capacité de la batterie reste inchangée, soit 5 000 mAh (comme le S25 Ultra). En revanche, la charge progresse : le Galaxy S25 Ultra est connu pour son 45 W en filaire, et le Galaxy S26 Ultra pousse plus haut avec la « Super Fast Charging 3.0 » selon les présentations et prises en main.
Verdict : ce n’est pas glamour, mais c’est un gain de confort quotidien — à condition d’avoir le bon chargeur (souvent vendu séparément).
Alors, faut-il passer du Galaxy S25 Ultra au Galaxy S26 Ultra ?
Oui, si :
- vous voulez Privacy Display (transport, pro, confidentialité)
- vous filmez sérieusement et l’APV vous parle
- vous faites beaucoup de photo au zoom en basse lumière
- vous utilisez à fond les fonctions Galaxy AI et voulez le maximum de réactivité (NPU + refroidissement)
Non, si :
- votre Galaxy S25 Ultra va très bien
- vous cherchez une refonte design majeure ou « une feature qui change tout »
- vous pouvez obtenir un S25 Ultra à gros rabais : le rapport qualité/prix devient alors redoutable
Au fond, le Galaxy S26 Ultra est le meilleur Ultra… mais le Galaxy S25 Ultra reste probablement le meilleur achat quand les promos sont agressives. C’est exactement le genre de duel où Samsung gagne d’un point, tandis que le marché (et les remises) peuvent faire basculer la recommandation.
Si vous me dites votre modèle actuel + votre usage dominant (photo, vidéo, jeu, boulot), je vous tranche ça en une phrase.



