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Samsung ISOCELL HPC : le nouveau capteur 200 mégapixels promet des photos HDR nettement plus lumineuses

Samsung ISOCELL HPC : le nouveau capteur 200 mégapixels promet des photos HDR nettement plus lumineuses
Samsung ISOCELL HPC : le nouveau capteur 200 mégapixels promet des photos HDR nettement plus lumineuses

La course aux mégapixels ne s’est jamais vraiment arrêtée, mais elle s’est longtemps heurtée à une contrainte physique. À mesure que les capteurs gagnent en définition, chaque pixel devient plus petit et capte moins de lumière, ce qui dégrade les performances en basse luminosité et en HDR. Avec son nouveau capteur ISOCELL HPC de 200 mégapixels, Samsung affirme avoir trouvé une réponse à ce défi grâce à une toute nouvelle architecture baptisée DeepPix.

Plus qu’une simple augmentation de la résolution, cette nouvelle génération de capteurs cherche à améliorer la qualité d’image là où les utilisateurs la remarquent réellement : dans les scènes difficiles, les forts contrastes et les prises de vue zoomées.

DeepPix : une nouvelle architecture pour capter davantage de lumière

Le principal défi des capteurs haute résolution est connu depuis plusieurs années : faire entrer davantage de pixels sur une surface identique oblige à réduire leur taille. Or, un pixel plus petit peut stocker moins de photons avant de saturer, ce qui limite la plage dynamique et favorise l’apparition de bruit numérique.

Avec DeepPix, Samsung repense l’architecture interne de chaque pixel.

La technologie s’appuie sur une évolution du procédé Front Deep Trench Isolation (FDTI) déjà utilisé par le constructeur. Selon Samsung, la nouvelle conception agrandit à la fois la photodiode — chargée de capter la lumière — et la floating diffusion, qui convertit cette lumière en signal électrique.

Résultat annoncé : chaque pixel peut désormais retenir jusqu’à 60 % de lumière supplémentaire par rapport à la génération précédente.

Sur le terrain, cela devrait se traduire par des hautes lumières mieux préservées, davantage de détails dans les zones sombres, une réduction visible du bruit numérique en HDR et une restitution plus naturelle des contrastes.

Une chaîne optique entièrement optimisée

Samsung ne s’est pas contenté de revoir la structure des pixels. Le constructeur introduit également une nouvelle couche de microlentilles utilisant des matériaux à indice de réfraction élevé afin de concentrer davantage de lumière vers chaque photodiode. À cela s’ajoute un revêtement antireflet inédit, destiné à limiter la dispersion lumineuse avant même que celle-ci n’atteigne le capteur.

L’objectif est clair : maximiser chaque photon capturé sans augmenter la taille physique du capteur, un critère devenu essentiel sur des smartphones toujours plus fins.

Un HDR qui reste performant même en zoom

L’autre nouveauté majeure concerne le traitement HDR. Aujourd’hui, la plupart des smartphones appliquent leur HDR optimal uniquement à quelques niveaux de zoom prédéfinis. Dès que l’utilisateur dépasse ces paliers, la qualité d’image peut rapidement se dégrader.

Avec l’ISOCELL HPC, Samsung affirme proposer un HDR mono-image disponible sur cinq niveaux de zoom intégrés, allant de 1x à 4x. Cette approche vise à maintenir une exposition cohérente et une plage dynamique élevée, même lors d’un recadrage numérique.

Cette évolution s’inscrit dans une tendance plus large du marché. Sony a notamment présenté une technologie comparable sur son propre capteur de 200 mégapixels l’an dernier, preuve que les fabricants cherchent désormais à améliorer autant la qualité du zoom que la résolution brute.

Des performances vidéo pensées pour les usages de demain

Le nouvel ISOCELL HPC ne cible pas uniquement la photographie. Samsung annonce également une prise en charge de la vidéo 4K jusqu’à 180 images par seconde. Cette cadence maximale reste toutefois conditionnée à une couverture autofocus partielle. Lorsque l’autofocus utilise l’ensemble des pixels du capteur, l’enregistrement est limité à 120 images par seconde, un compromis nécessaire pour maintenir la rapidité de mise au point.

Ces caractéristiques devraient intéresser les créateurs de contenus souhaitant produire des ralentis de haute qualité tout en conservant une définition 4K.

Vers le Galaxy S27 Ultra ?

Samsung n’a, pour l’instant, confirmé aucun smartphone équipé de ce nouveau capteur. Le constructeur n’a pas non plus communiqué de calendrier de commercialisation.

Néanmoins, l’historique de la gamme ISOCELL laisse penser que les nouveaux capteurs rejoignent généralement les smartphones premium quelques mois après leur présentation. Dans ce contexte, l’ISOCELL HPC apparaît comme un candidat crédible pour équiper le Galaxy S27 Ultra attendu au début de l’année prochaine.

Plus de mégapixels ne suffisent plus

Pendant longtemps, les fabricants ont utilisé le nombre de mégapixels comme principal argument marketing. Aujourd’hui, la bataille se déplace progressivement vers des domaines plus techniques : rendement lumineux, plage dynamique, autofocus, traitement HDR et photographie computationnelle.

Avec DeepPix, Samsung illustre parfaitement cette évolution. L’entreprise ne cherche plus simplement à augmenter la définition de ses capteurs, mais à améliorer leur efficacité physique afin de produire des images plus propres dans les situations les plus exigeantes.

Reste désormais à voir si ces promesses se traduiront par un véritable bond qualitatif une fois le capteur intégré dans un smartphone commercial. Car, plus que jamais, la qualité d’une photo dépend autant du traitement logiciel que du matériel qui la capture.

Tags : IsocellISOCELL HPCSamsung
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.