Après plusieurs années de rumeurs et de reports, le premier iPhone pliable d’Apple, alias iPhone Ultra, semble enfin prêt à franchir une étape décisive. Selon de nouvelles informations provenant de la chaîne d’approvisionnement asiatique, la production de masse débuterait fin juillet, ouvrant la voie à une présentation officielle dès le mois de septembre.
Plus qu’un simple calendrier, c’est surtout la résolution du problème de la charnière qui marque un véritable tournant pour Apple.
Longtemps accusée d’arriver en retard sur le marché des smartphones pliables, la firme de Cupertino aurait préféré patienter plutôt que de lancer un produit ne répondant pas à ses exigences de qualité.
iPhone Ultra : Une production désormais sur les rails
D’après un rapport publié par The Elec, Apple a finalisé les principales caractéristiques de son premier smartphone pliable, notamment son écran, son châssis et ses composants mécaniques.
Le constructeur serait actuellement dans la phase de préparation de la production de masse. Foxconn assurerait l’assemblage des premiers exemplaires après une première série de tests industriels réalisée en avril.
Du côté de l’écran, Samsung Display fournirait les panneaux OLED pliables. Le fournisseur sud-coréen aurait récemment obtenu le feu vert d’Apple pour lancer la fabrication des premiers modules dans son usine vietnamienne, où sont assemblés le panneau flexible, le circuit d’affichage et les différentes couches de protection.
Selon plusieurs médias coréens, Samsung bénéficierait d’un accord d’exclusivité de trois ans avec Apple pour cette technologie, avec une première commande estimée à environ trois millions de panneaux. Un volume relativement limité qui confirme la stratégie prudente d’Apple pour cette première génération.
La charnière, véritable clé du projet
Le véritable enjeu ne concernait pourtant pas l’écran. Depuis plusieurs mois, la charnière représentait le principal obstacle au lancement du projet. Contrairement à un smartphone classique, un téléphone pliable doit supporter des centaines de milliers, voire des millions d’ouvertures et de fermetures sans compromettre la solidité de l’écran ni accentuer la visibilité du pli central.
C’est précisément ce composant qui détermine plusieurs éléments essentiels :
- la durabilité de l’appareil
- la finesse du pli visible au centre de l’écran
- la capacité du smartphone à se refermer parfaitement à plat
- la répartition des contraintes mécaniques sur la dalle OLED
Selon les sources citées par The Elec, Apple aurait rencontré plusieurs difficultés lors des phases de validation, notamment des bruits mécaniques après de très nombreux cycles d’ouverture ainsi que des tolérances d’assemblage supérieures aux objectifs fixés, augmentant le taux de défauts.
Ces problèmes seraient désormais « en grande partie résolus », permettant à Apple de valider enfin le passage à la production industrielle.
Une sortie en septembre toujours privilégiée
Quelques jours auparavant encore, plusieurs indiscrétions évoquaient un possible retard de deux à quatre semaines en raison de ces difficultés techniques. La situation semble désormais avoir évolué favorablement.
Si les contrôles qualité particulièrement stricts d’Apple pourraient encore ralentir légèrement la montée en cadence des usines et limiter les stocks lors du lancement, rien n’indique désormais un report de la présentation officielle.
Le calendrier actuellement évoqué reste celui d’un lancement lors de la keynote de septembre.
Un iPhone Ultra pour redessiner la gamme
L’arrivée du premier iPhone pliable pourrait également bouleverser la stratégie habituelle d’Apple. Selon plusieurs fuites concordantes, la conférence de septembre mettrait principalement en avant l’iPhone 18 Pro, l’iPhone 18 Pro Max et le premier iPhone pliable, que plusieurs analystes imaginent commercialisé sous le nom iPhone Ultra.
Le modèle standard de l’iPhone 18 pourrait, lui, être repoussé au printemps 2027 afin d’offrir davantage de visibilité au nouveau produit phare.
Cette réorganisation témoignerait de l’importance stratégique accordée à cette nouvelle catégorie.
Un prix à la hauteur de ses ambitions
Le premier iPhone pliable devrait également devenir le smartphone le plus coûteux jamais commercialisé par Apple. Les analystes estiment son prix de départ autour de 1 999 dollars, avec des configurations haut de gamme susceptibles de dépasser largement ce seuil. Ce positionnement tarifaire s’explique autant par la complexité de sa conception que par les faibles volumes de production prévus pour cette première génération.
Apple semble privilégier une approche premium, misant davantage sur la qualité de fabrication que sur des volumes importants dès la première année.
Apple préfère arriver tard… mais avec un produit mature
Samsung, Honor, OPPO ou encore Vivo occupent le marché des smartphones pliables depuis plusieurs années. Apple, de son côté, a choisi une stratégie radicalement différente.
Plutôt que d’être le premier, le constructeur californien cherche à proposer un appareil capable de répondre aux critiques qui ont accompagné les premières générations de téléphones pliables : pli trop visible, durabilité limitée, charnières fragiles ou mécanismes bruyants.
Si les informations issues de la chaîne d’approvisionnement se confirment, la résolution du problème de la charnière constitue sans doute l’étape la plus importante de tout le projet. Plus qu’un simple composant, elle représente le verrou technique qui empêchait jusqu’ici Apple d’entrer sur ce marché.
Reste désormais à voir si cette longue attente permettra réellement à Cupertino de proposer le pliable le plus abouti du secteur… ou simplement le plus ambitieux.



