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Réalité virtuelle et augmentée

Google va s’allier à Gucci pour réinventer les lunettes connectées

Google va s'allier à Gucci pour réinventer les lunettes connectées
Google va s'allier à Gucci pour réinventer les lunettes connectées

Google pourrait bientôt donner un tout autre visage à ses ambitions dans les lunettes connectées. Selon Reuters, Kering — maison mère de Gucci — prévoit de lancer en 2027 des lunettes intelligentes dopées à l’IA sous la marque Gucci, avec Google comme partenaire technologique.

Si le calendrier se confirme, Gucci deviendrait l’un des tout premiers grands noms du luxe à entrer aussi frontalement dans la nouvelle génération d’eyewear intelligent.

Google + Gucci : De quoi booster Android XR

Ce projet ne tombe pas de nulle part. Google avait déjà officialisé en 2025 sa stratégie Android XR pour les lunettes, en annonçant des partenariats avec Gentle Monster et Warby Parker, tout en indiquant vouloir travailler à l’avenir avec d’autres acteurs, dont Kering Eyewear.

L’annonce révélée cette semaine donne donc un relief beaucoup plus concret à cette trajectoire : Google ne veut pas seulement fabriquer des lunettes utiles, elle veut aussi qu’elles deviennent désirables.

C’est précisément là que l’alliance avec Gucci prend tout son sens. Le marché des lunettes connectées avance vite, mais il reste freiné par une réalité très simple : un produit porté sur le visage doit convaincre autant par son style que par sa fiche technique. Reuters souligne que Luca de Meo, directeur général de Kering, considère les lunettes et la joaillerie comme deux relais de croissance importants pour le groupe.

Dans cette logique, des lunettes connectées Gucci permettraient à Kering d’utiliser la tech comme prolongement d’une stratégie mode, et non comme une simple diversification gadget.

Une comparaison avec Meta

La comparaison avec Meta est inévitable. Le tandem Meta–EssilorLuxottica a déjà installé les Ray-Ban Meta comme la référence la plus visible du moment, avec de nouveaux modèles optiques lancés fin mars 2026. En face, Google semble répondre avec une approche différente : moins grand public au départ, plus statutaire, plus haut de gamme dans son imaginaire.

Autrement dit, là où Meta a normalisé l’idée de lunettes IA « cool », Google pourrait chercher à la hisser vers une lecture plus luxe.

C’est ce qui rend cette rumeur bien plus intéressante qu’un simple partenariat de plus. Gucci ne renvoie pas à un produit pour technophiles curieux, mais à un objet de désir, de signal social, de silhouette. Si Kering et Google vont au bout de cette vision, ces lunettes pourraient marquer un basculement important : celui où les wearables cessent d’être tolérés pour leur utilité et commencent à être choisis pour leur allure.

La seule information : l’existence du projet

Pour l’instant, les détails concrets restent très limités. Reuters ne donne ni nom commercial définitif, ni fiche technique, ni prix, ni liste de fonctions. On ne sait pas encore si ces lunettes miseront d’abord sur l’assistance vocale, la traduction en temps réel, la capture photo/vidéo, l’audio, ou une combinaison de plusieurs usages.

La seule information vraiment solide, à ce stade, est l’existence du projet, son horizon 2027, et le rôle de Google comme partenaire technologique.

Il faut aussi noter que Gucci n’en serait pas à son premier croisement avec la tech. La marque avait déjà signé la Gucci x Ōura, une bague connectée premium issue d’une collaboration officielle avec Oura. Ce précédent montre que la maison italienne teste depuis plusieurs années la frontière entre accessoire de luxe et objet connecté, avec une préférence claire pour les produits où la dimension esthétique reste centrale.

Google a compris que l’IA portée doit d’abord séduire avant de servir

Au fond, cette annonce potentielle dit quelque chose de plus large sur l’état du marché. Les lunettes connectées ne se joueront pas seulement sur la puissance de l’IA embarquée, mais sur la capacité des marques à faire oublier la technologie derrière une forme socialement acceptable, voire enviable. Google semble avoir retenu la leçon de Google Glass : une bonne idée technique ne suffit pas quand le produit ne trouve pas sa place dans la culture visuelle du quotidien.

Avec Gucci, le groupe ne cherche pas seulement un distributeur ou un designer ; il cherche une légitimité esthétique.

Si le projet aboutit comme prévu en 2027, il pourrait ouvrir une nouvelle phase pour les smart glasses : moins démonstrative, moins « geek », mais beaucoup plus aspirationnelle. Et dans cette bataille, le vrai luxe ne sera peut-être pas seulement dans les matériaux ou le prix, mais dans la capacité à rendre l’IA portable enfin élégante.

Tags : GoogleGucci
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.