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ARM continuera à fournir à Huawei des conceptions de puces mobiles

ARM continuera à fournir à Huawei des conceptions de puces mobiles

Les portes se referment petit à petit sur Huawei à mesure que se rapproche la date limite des prolongations qui lui sont accordées. L’une des portes vient d’être récemment rouverte grâce à ARM Holdings, l’entreprise qui conçoit (et ne fabrique pas) les puces qui équipent les smartphones et les appareils mobiles actuels. Non seulement cette deuxième chance est un grand soulagement pour la société chinoise en difficulté, mais elle pourrait aussi créer des opportunités pour d’autres partenaires de suivre son exemple, à condition qu’ils soient prêts à prendre des risques pour Huawei.

Huawei s’est efforcé de devenir plus indépendant, en particulier des entreprises américaines. Elle a, par exemple, créé son propre système d’exploitation HarmonyOS et utilise depuis longtemps ses puces HiSilicon Kirin au lieu de celles de Qualcomm.

Bien que des produits comme le processeur Kirin 990 de Huawei soient conçus en interne, ils dépendent fortement des conceptions d’ARM pour le CPU et le GPU. Sans la licence d’ARM, Huawei ne serait effectivement pas en mesure de produire de nouveaux processeurs, ce qui rendrait une décision importante quant à la capacité de Huawei de produire de nouveaux smartphones.

Ce dernier point est toutefois devenu problématique, car HiSilicon concède sous licence ses conceptions de puces à ARM Holdings, qui a récemment cessé ses activités avec Huawei en raison de l’inscription de l’entreprise chinoise sur sa liste noire par le gouvernement américain.

Cependant, ARM Holdings était à l’origine une société britannique qui est maintenant détenue par la Softbank du Japon. Son équipe juridique a récemment conclu que la technologie utilisée dans ses conceptions actuelles de puces ARMv8 ainsi que celles de la prochaine génération (v9) provient du Royaume-Uni et non des États-Unis. Cela la libère légalement de l’embargo américain, ce qui signifie que ARM Holdings pourrait reprendre ses relations avec Huawei et Huawei n’aura pas à s’inquiéter de l’avenir de ses puces Kirin, du moins pour le moment.

Toujours un réel combat

Ce changement d’orientation pourrait ouvrir des opportunités pour d’autres entreprises qui veulent continuer à faire affaire avec Huawei. Elles pourraient revoir leurs produits et technologies et, si elles ne les jugent pas d’origine américaine, utiliser le précédent de ARM comme justification. Cela pourrait également être un cas intéressant pour Android, qui pourrait être développé par des développeurs tiers qui ne sont pas sur le territoire américain.

Toutefois, cela pourrait aussi ouvrir la porte à une boîte de Pandore, car le gouvernement américain ne prendra probablement pas cette échappatoire à la légère. Elle pourrait trouver d’autres moyens d’empêcher de telles entreprises de vendre des produits à Huawei, ce qui aurait pour effet de mettre à mal le constructeur. Ce qui, bien sûr, fait de Huawei une meilleure monnaie d’échange pour les négociations commerciales.

Mots-clé : ARMHuawei
Yohann Poiron

L’auteur Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.