Le laboratoire derrière Claude, Anthropic, a déposé confidentiellement un dossier d’introduction en Bourse auprès de la SEC. L’entreprise n’a pas encore précisé le nombre d’actions ni la fourchette de prix, et l’opération dépendra des conditions de marché.
Anthropic : Une valorisation proche du billion de dollars
Ce dépôt intervient quelques jours après une levée de fonds colossale de 65 milliards de dollars, valorisant Anthropic à 965 milliards de dollars post-money. Le tour a été mené par Altimeter, Dragoneer, Greenoaks et Sequoia Capital.
À ce niveau, Anthropic ne se présente plus comme l’outsider de l’IA générative, mais comme l’un des acteurs centraux du secteur, face à OpenAI, Google et Meta.
Pourquoi ce dépôt confidentiel compte ?
Un dépôt confidentiel permet à Anthropic de préparer son IPO sans dévoiler immédiatement ses finances, ses risques ou sa gouvernance. Si l’entreprise poursuit le processus, elle devra publier un document S-1 détaillant ses revenus, ses pertes, ses actionnaires et ses facteurs de risque.
La grande bataille OpenAI-Anthropic arrive à Wall Street
Cette IPO potentielle pourrait devenir l’un des grands tests financiers de l’ère IA. OpenAI prépare également le terrain pour une introduction en Bourse, tandis que SpaceX vise aussi une opération géante.
Le marché devra alors répondre à une question simple : les revenus de l’IA justifient-ils des valorisations aussi vertigineuses ?
Une croissance impressionnante, mais des risques énormes
Anthropic revendique une croissance très rapide, portée par Claude, les clients entreprise et les usages de développement logiciel. Reuters indiquait récemment que l’entreprise avait généré 4,8 milliards de dollars de revenus au premier trimestre et visait 10,9 milliards au deuxième trimestre.
Mais, la facture du calcul reste massive : Anthropic aurait accepté de payer SpaceX 1,25 milliard de dollars par mois pour de l’infrastructure cloud.
Un moment charnière pour l’IA
L’IPO d’Anthropic ne serait pas seulement une opération financière. Elle marquerait l’entrée des grands laboratoires d’IA dans une nouvelle phase : celle où les promesses technologiques devront être confrontées aux exigences des marchés publics.
L’IA générative a déjà changé la tech. Wall Street va maintenant décider combien vaut réellement cette révolution.



