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Selz, l’alternative à Paypal pour vendre vos contenus digitaux simplement

Au début des années 2000, les premières plates-formes de paiement en ligne comme Paypal avaient constitué une petite révolution pour de nombreux internautes : subitement, il devenait possible de réaliser des achats sur une multitude de sites partenaires sans dévoiler à chacun d’entre eux un numéro de carte bancaire, mais aussi de gérer les transactions d’une petite boutique en ligne de façon beaucoup plus aisée.

Le modèle, pourtant, n’est pas exempt de défauts : les régulations lourdes inspirées du secteur bancaire, les frais opaques et les complexités liées à la gestion d’un compte laissent aujourd’hui la porte ouverte à un nouvel acteur, Selz, qui prône la simplicité et la transparence. Un principe si basique et innovant qu’il a emporté, presque sans coup férir, le prestigieux prix de “Start-up de l’année 2013” délivré par le groupe Shoestring Media en Australie

Selz : une start-up, un concept

Selz, l'alternative à Paypal pour vendre vos contenus digitaux simplement

Le site selz.com a vu le jour au début de l’année 2013. Le concept, de l’aveu même des fondateurs, serait apparu au cours d’un « intense » brainstorming lors d’un bel après-midi d’été austral sur les plages de Sydney, en Australie. Le jeune ingénieur Mathieu Kempe, aujourd’hui directeur technique de l’entreprise, souhaitait en toute modestie révolutionner les modalités d’achat et de vente de produits sur Internet. La méthode, pour cela, était toute tracée : autoriser n’importe qui à vendre n’importe quoi le plus simplement possible.

La start-up, qui a implanté son siège à Brookvale, permet à tous les internautes et entrepreneurs de vendre en ligne leurs produits, leurs créations artistiques ou tout autre bien directement sur leur blog, leur site web ou leur profil Facebook. L’acheteur intéressé clique sur le service ou le produit, et l’intégralité de la transaction est alors assurée par Selz, qui reverse ensuite le bénéfice au vendeur. Tout au plus, dans le cas d’un bien physique, le vendeur doit-il – forcément – envoyer lui-même le colis. Il s’agit d’une innovation appréciable par rapport aux méthodes de paiement existant précédemment : le vendeur gagne en souplesse en pouvant proposer ses produits un peu partout sur son web personnel, et en ayant l’assurance que l’acheteur n’aura pas à quitter son site pour finaliser l’achat. Surtout, il est possible de vendre des contenus digitaux (chansons, romans, photos…) en les transférant directement sur Selz, lequel les envoie alors sans autre formalité à l’acheteur.

Outre les biens matériels (peintures, meubles, œuvres d’art, marchandises diverses) et les biens immatériels (ebooks en PDF, logiciels, photographies, chansons…), la plate-forme pourrait intégrer dans un avenir proche la commercialisation de divers services à la personne (cours particuliers, coiffure et soins esthétiques, coaching, consulting…) : une innovation qui pourrait améliorer le quotidien de nombreux travailleurs indépendants et autoentrepreneurs.

Principe de fonctionnement

Accessible via le site web de la start-up, l’application smartphone ou l’application tablette, l’interface de mise en vente de Selz se veut d’une simplicité enfantine. Une fois inscrit, l’utilisateur remplit une fiche de renseignement pour chaque item en vente, en téléchargeant une photo, en ajoutant une brève description textuelle et, enfin, en indiquant son prix de vente. Seule restriction : l’interdiction de proposer des contrefaçons, des produits pour adultes, des armes et explosifs ou divers autres objets sensibles.

Il ne lui reste plus qu’à “partager” ses produits sur différents réseaux sociaux tels que Twitter ou Facebook, en insérant le lien fourni automatiquement par le site de Selz. Ce lien peut également être réutilisé à volonté sur sa page web personnelle si le vendeur en a une, ou sur son blog. Répétez l’opération plusieurs fois, et vous obtenez une boutique en ligne parfaitement opérationnelle, sans connaissance nécessaire en programmation ni même d’accord compliqué de partenariat avec un site de vente.

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Du côté de l’acheteur, le clic sur le lien lui permet de s’acquitter du paiement par carte bancaire Visa ou Mastercard, directement sur le site hôte, avec toutes les précautions habituelles en matière de cryptage des données, de SSL sécurisé et de respect des normes PCI. Puis, Selz restitue au vendeur la part qui lui revient (prix de vente minoré de la commission Selz) en versant la somme sur son compte Paypal.

Quel modèle économique ?

Si jamais les habitués des réseaux sociaux se prennent au jeu de vendre sur Facebook et Twitter, la start-up pourrait rapidement engranger des bénéfices importants. Comme toutes les plates-formes de paiement en ligne, Selz prélève en effet sa dîme sur chaque transaction. Fixée à 5% du prix de vente + 25 centimes, la commission se veut toutefois raisonnable : sur un chiffre d’affaires de 100€, 94,75€ reviennent ainsi directement dans la poche du vendeur, avec un dérangement minimal pour ce dernier. L’inscription, quant à elle, est entièrement gratuite, les coordonnées de la carte bancaire n’étant exigées que pour des raisons de sécurité.

Une alternative crédible à Paypal ?

Bien que les deux sites partagent finalement des philosophies très voisines, Selz pourrait rapidement apparaître comme une intéressante alternative à Paypal et à d’autres plates-formes de paiement et vente en ligne. S’il est vrai que les concurrents permettent tous deux d’ajouter un bouton « Acheter » avec une grande facilité, certaines autres options disponibles sur Selz pourraient faire pencher la balance en sa faveur.

Le premier avantage comparatif, évident, est celui de la simplicité. Là où Paypal, pour vous accepter en tant que vendeur, exige rien moins que l’ouverture d’un compte « Premier » ou « Business » et de nombreuses informations personnelles (état civil, téléphone, adresse, scan de la carte d’identité…), Selz se contente d’une carte bancaire en cours de validité. La rapidité est également dans le camp de la start-up, puisque le déblocage d’un compte Paypal au niveau d’habilitation suffisant nécessite souvent plusieurs jours ouvrés.

Un autre reproche couramment fait à Paypal est le renvoi d’un acheteur vers le site de la plate-forme pour finaliser son achat : un procédé gênant dans la mesure où le client ne pensera peut-être pas à revenir dans la boutique pour poursuivre son lèche-vitrine. Selz, à l’inverse, déploie automatiquement un formulaire de paiement à l’intérieur de votre page, d’où un gain en temps et en simplicité pour le client.

Selz, enfin, offre une intégration incomparablement meilleure avec les plus grands réseaux sociaux de la planète, ce qui permet d’accroître la visibilité d’un commerçant en toute facilité. Il est certes possible d’ajouter une annonce de vente Paypal sur un profil Facebook, mais uniquement au moyen d’applications tierces un peu plus complexes.

Une excellente initiative de la part de cette jeune startup, des fonctionnalités qui vont répondre aux besoins croissants de nouveaux entrepreneurs, en simplifiant une fois encore la mise à disposition de la créativité de chacun (artiste, créateur, consultant, musicien, etc.)

Mots-clé : PayPalSelzstartup
Yohann Poiron

L’auteur Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.