Une rumeur particulièrement surprenante a agité la sphère Apple ces derniers jours. Selon un leaker chinois, Intel aurait été choisi pour fabriquer la future puce A20 destinée aux iPhone 18 d’entrée de gamme, remplaçant ainsi TSMC, partenaire historique d’Apple.
Mais, cette information n’aura finalement survécu que quelques heures. Un autre informateur réputé a rapidement démonté cette théorie en s’appuyant sur des documents internes d’Apple ayant récemment fuité.
Une fuite rapidement démentie
Tout est parti d’une publication du leaker Fixed Focus Digital sur Weibo, rapidement relayée sur X. Celui-ci affirmait que la puce A20 des futurs iPhone 18 serait gravée par Intel sur son procédé de fabrication 18A, et non plus par TSMC.
L’information a rapidement attiré l’attention, tant elle aurait marqué un changement majeur dans la stratégie d’Apple.
Cependant, quelques heures plus tard, le spécialiste du hardware Jukan, généralement considéré comme une source fiable lorsqu’il s’agit des semi-conducteurs, a examiné les documents internes d’Apple provenant de la récente fuite liée à Tata Electronics.
Son constat est sans appel : aucune référence à Intel n’apparaît dans ces documents. Selon lui, rien ne permet aujourd’hui de confirmer qu’Intel participera à la fabrication de la puce A20.
Pourquoi cette rumeur semblait crédible ?
Même si cette fuite s’est révélée infondée, l’idée n’était pas totalement absurde. Depuis plusieurs années, Apple dépend fortement de TSMC pour la fabrication de ses processeurs maison. Dans le même temps, la demande mondiale explose avec l’arrivée massive de l’intelligence artificielle. Des entreprises comme NVIDIA, AMD ou encore Qualcomm réservent désormais une part importante des capacités de production des fondeurs.
Cette situation pousse naturellement certains observateurs à imaginer qu’Apple pourrait chercher un second partenaire afin de sécuriser son approvisionnement.
Intel pourrait malgré tout jouer un rôle… mais pas celui imaginé
Le journaliste et leaker Max Weinbach a d’ailleurs proposé un scénario plus crédible. Selon lui, Intel pourrait éventuellement produire de petites séries de puces destinées uniquement aux phases de développement ou de validation interne d’Apple. En revanche, la production de masse des processeurs A20 resterait confiée à TSMC.
Autre possibilité évoquée : Intel pourrait, à terme, fabriquer des puces destinées à des appareils moins stratégiques comme une Apple TV ou certains modèles d’iPad d’entrée de gamme, plutôt que les processeurs équipant les futurs iPhone.
Pour le moment, rien ne permet toutefois de confirmer cette hypothèse.
Apple pourrait-il adopter une stratégie similaire à Samsung ?
L’idée d’utiliser plusieurs fondeurs n’aurait rien d’inédit dans l’industrie. Samsung applique déjà ce principe sur certains smartphones Galaxy selon les marchés. Les Galaxy S26 et Galaxy S26+ utilisent par exemple des processeurs Exynos dans certaines régions et des puces Snapdragon de Qualcomm dans d’autres.
Apple, en revanche, est resté fidèle à TSMC depuis plusieurs générations d’iPhone.
Une diversification pourrait offrir davantage de flexibilité à long terme, mais rien n’indique que cette stratégie sera adoptée dès la génération iPhone 18.
La puce A20 resterait gravée en 2 nm par TSMC
À ce jour, toutes les informations les plus crédibles continuent de pointer vers une fabrication chez TSMC. La puce A20, attendue dans les iPhone 18 Pro et potentiellement dans l’ensemble de la gamme à terme, devrait inaugurer la gravure 2 nanomètres.
Les premières estimations évoquent des performances en hausse d’environ 15 %, et une consommation énergétique réduite d’environ 30 % par rapport à la génération précédente.
Cette évolution devrait améliorer aussi bien l’autonomie que les performances des futures fonctionnalités d’intelligence artificielle développées par Apple.
Une rumeur qui rappelle l’importance de la prudence
Cette affaire illustre une nouvelle fois la rapidité avec laquelle certaines rumeurs peuvent se propager… avant d’être démenties presque immédiatement. En l’espace d’une journée, une information présentée comme une fuite majeure a été remise en question par un examen plus approfondi des documents disponibles.
Pour l’instant, rien ne laisse penser qu’Apple abandonnera TSMC pour la fabrication de ses processeurs A20. Si la firme cherche effectivement à diversifier ses partenaires à l’avenir, cela ne semble pas concerner la prochaine génération d’iPhone.
Comme toujours avec les informations issues de la chaîne d’approvisionnement, il faudra attendre de nouvelles confirmations avant d’en tirer des conclusions définitives.



