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Apple discute avec Intel et Samsung pour sécuriser ses puces face au risque TSMC

Décryptage

Apple discute avec Intel et Samsung pour sécuriser ses puces face au risque TSMC

Apple dépend de TSMC comme peu d’entreprises dépendent d’un fournisseur. Tous ses processeurs A-series et M-series sortent aujourd’hui de l’écosystème du fondeur taïwanais.

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Mais, entre tensions géopolitiques, demande explosive liée à l’IA et contraintes de capacité, Cupertino explore désormais des solutions de secours.

Intel et Samsung comme options américaines pour Apple

Selon Bloomberg, Apple a engagé des discussions exploratoires avec Intel et Samsung pour produire certains processeurs principaux aux États-Unis. Aucun contrat n’a encore été signé, mais des dirigeants d’Apple auraient visité le site Samsung en construction au Texas, tandis que des échanges préliminaires auraient eu lieu avec Intel Foundry.

L’objectif n’est pas forcément de remplacer TSMC, mais de créer une seconde voie industrielle en cas de crise.

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Le risque taïwanais reste central

Le sujet est sensible. Selon des informations rapportées plus tôt cette année, Tim Cook aurait été alerté lors d’un briefing confidentiel de la CIA sur un scénario d’invasion de Taïwan par la Chine d’ici 2027, au point de dire qu’il dormait « d’un œil ouvert ».

Pour Apple, une rupture autour de Taïwan ne serait pas un simple problème logistique : ce serait un choc systémique touchant l’iPhone, le Mac, l’iPad et toute sa feuille de route silicium.

TSMC reste difficile à remplacer

Le problème, c’est que TSMC conserve une avance technologique majeure. Ses usines américaines progressent, mais restent en retard sur les nœuds les plus avancés produits à Taïwan. Apple hésiterait aussi à confier ses puces à une technologie non-TSMC, notamment pour des raisons de rendement, de fiabilité et de capacité industrielle.

Samsung Foundry a déjà travaillé avec Apple par le passé, notamment sur les premiers iPhone et l’A9 de l’iPhone 6s. Mais depuis l’A10, Apple s’est largement reposé sur TSMC.

Une diversification plus politique que technique

Cette démarche ressemble moins à un basculement immédiat qu’à une assurance stratégique. Apple doit montrer qu’il prépare l’après-dépendance totale à Taïwan, sans compromettre la qualité de ses puces.

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Intel y verrait une opportunité majeure pour crédibiliser son activité foundry. Samsung, lui, pourrait retrouver un rôle central dans la chaîne Apple. Mais pour convaincre Cupertino, il faudra plus que des usines américaines : il faudra des rendements impeccables, une capacité massive et une feuille de route technologique crédible.

Le vrai luxe d’Apple n’est pas seulement de concevoir ses propres puces. C’est de pouvoir choisir qui les fabrique. Et aujourd’hui, ce choix reste encore largement dominé par TSMC.

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