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Le CES 2026 consacre l’ère des « AI PC » : le PC se réinvente, enfin, autour de l’IA embarquée

Le CES 2026 consacre l’ère des « AI PC » : le PC se réinvente, enfin, autour de l’IA embarquée
Le CES 2026 consacre l’ère des « AI PC » : le PC se réinvente, enfin, autour de l’IA embarquée

Le CES 2026 à Las Vegas a encore déroulé son rituel : des keynotes, des logos géants, des « new era » à chaque slide. Sauf qu’en 2026, la répétition a changé de sens. Le PC n’est plus là pour impressionner avec des watts : il revient au centre parce qu’il promet quelque chose de plus intime — une IA qui tourne sur la machine, sans aller demander la permission au cloud.

Le « AI PC » devient une norme invisible. Mais entre prouesses techniques et scepticisme des acheteurs, le PC joue sa crédibilité.

La bascule : l’IA n’est plus un argument, c’est une architecture

Si les AI PC ont saturé le CES 2026, c’est d’abord parce que le silicium est prêt. Intel a profité du salon pour lancer Panther Lake et ses Core Ultra Series 3, présentés comme une nouvelle étape « AI PC » et un marqueur industriel (premières puces annoncées sur le procédé Intel 18A).

En pratique, la même partition a été jouée partout : CPU + GPU + NPU (Neural Processing Unit) dans un même récit. L’idée n’est pas seulement de « faire de l’IA », mais de le faire localement : réduire la latence, limiter la dépendance aux serveurs et garder les données sensibles au plus près de l’utilisateur.

Samsung l’illustre parfaitement avec la série Galaxy Book 6, mise en avant autour des puces Core Ultra Series 3 et d’une promesse orientée efficacité et IA embarquée.

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Qualcomm et AMD installent une vraie alternative à l’axe Intel-x86

Deuxième signal fort du CES 2026 : l’ARM sous Windows n’est plus une curiosité. Qualcomm a officialisé Snapdragon X2 Plus (et laissé beaucoup d’espace médiatique à la famille X2), avec un discours très clair : des machines fines, endurantes, capables de faire tourner des fonctions IA sur l’appareil — et une NPU annoncée à 80 TOPS sur ces plateformes.

AMD, de son côté, a dégainé les Ryzen AI 400 (et PRO 400), en martelant l’alignement avec les exigences Copilot+ et une NPU jusqu’à 60 TOPS.

Au fond, la bataille n’est plus « qui est le plus rapide en multicœurs ». Elle devient : qui rend l’IA utilisable, sans compromis sur l’autonomie — un terrain où l’ombre d’Apple Silicon plane sur toutes les présentations, y compris chez Qualcomm, qui revendique explicitement la rivalité avec les Mac.

Windows rattrape le matériel : Copilot+ comme colonne vertébrale

Le matériel seul ne suffit pas à créer une catégorie. Cette année, Microsoft et ses partenaires ont poussé plus loin l’idée que le « AI PC » est désormais une identité Windows : des fonctions pensées pour l’embarqué, portées par l’NPU.

Microsoft continue d’ancrer Copilot+ autour de briques comme Live Captions avec traduction, Windows Studio Effects, une recherche Windows améliorée, et des fonctions encore en préversion comme Recall et Click to Do (selon les configurations et politiques IT).

Et côté constructeurs, on a vu des machines comme le Acer Swift 16 AI (Panther Lake) mises en scène non pas comme des prototypes, mais comme des portables « normaux » — où l’IA se niche dans la webcam, la retouche légère, la capture et l’assistance.

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Une industrie unie… mais un message encore fragile

Le CES 2026 a été un CES d’alignement. Tout le monde a compris la direction : l’IA devient la fondation du PC, au même titre que le Wi-Fi ou le SSD. Mais, le marché, lui, n’a pas encore totalement « acheté » la narration.

Symbole parfait : Dell a admis publiquement que, côté grand public, les acheteurs ne choisissent pas un PC pour ses fonctions IA — et que l’argument peut même brouiller la compréhension.

C’est là que 2026 risque d’être l’année de vérité : moins de slogans, plus de preuves. L’AI PC doit devenir invisible et indispensable, comme l’ont été l’accélération graphique ou la visioconférence intégrée. Si l’IA embarquée se résume à deux filtres vidéo et trois résumés, l’étiquette « AI » s’érodera. Si, en revanche, elle simplifie réellement le travail (documents, recherche, création, IT), alors le PC tient enfin son « reset » — non pas esthétique, mais structurel.

Tags : AI PCCES 2026
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.