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Alphabet X veut faire des robots qui peuvent apprendre à faire des tâches banales

Alphabet X veut faire des robots qui peuvent apprendre à faire des tâches banales

De nos jours, on accorde beaucoup d’attention à l’intelligence artificielle et à la robotique, mais la majorité d’entre eux se concentrent sur des tâches très spécialisées ou, à l’autre extrême, sur des algorithmes théoriques. Les robots d’aujourd’hui sont encore loin des robots de fiction qui existent non seulement pour construire des voitures ou les conduire, mais aussi pour aider les humains dans leur vie quotidienne.

À cette fin, la société sœur de Google, X, a lancé un projet de robots de tous les jours pour concevoir, construire et former des robots qui peuvent apprendre à faire les choses de tous les jours, qui sont désormais des tâches banales pour les humains.

Il y a beaucoup de choses que nous, les humains, tenons pour acquises parce qu’elles nous semblent « naturelles ». Cependant, ces activités, comme se laisser distraire par une conversation impromptue ou ne pas être surpris lorsque des choses passagères apparaissent et disparaissent, sont déroutantes pour les esprits logiques des robots. Pour que ces robots soient capables d’aider les humains dans leurs tâches quotidiennes, ils doivent être capables de s’adapter à des éléments et des environnements qui changent rapidement. Et, pour cela, les robots auront besoin d’apprendre, pas de programmer.

Bien sûr, l’apprentissage machine et l’intelligence artificielle sont des éléments importants du Everyday Robot Project de X. Au lieu de programmer minutieusement des robots dans un but et de les programmer à nouveau dans un autre but, l’objectif est de créer des robots qui apprennent à effectuer les tâches avec un minimum de programmation.

Pour tester ses théories, X a choisi une tâche qui avait une certaine difficulté tout en restant mesurable dans son succès ou son échec : trier les déchets.

Un avenir excitant

Les robots virtuels de X « s’entraîneraient » à trier les déchets dans des bureaux virtuels dans le cloud chaque nuit et les appliqueraient ensuite à de vrais robots physiques et à de véritables déchets physiques. Les résultats de l’activité « pratique » seraient ensuite intégrés dans la formation simulée que les robots suivent à nouveau la nuit suivante. Selon le laboratoire X d’Alphabet, cela a permis de réduire le taux de contamination des déchets de bureau de 20 % à moins de 5 %.

C’est vraiment une statistique impressionnante, mais elle ne s’arrête pas là. La prochaine grande étape de Alphabet X est de former les mêmes robots à une autre tâche sans reconstruire le robot ou écrire un nouveau programme. C’est peut-être une tâche impossible, admet l’entreprise, mais elle s’y attellera quand même.

Mots-clé : Alphabet X
Yohann Poiron

L’auteur Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.