Fermer
Tests

Prise en main du BlackBerry KEYone : est-ce le grand retour de la firme ?

Est-ce que BlackBerry est bel et bien de retour en 2017 ? Alors que BlackBerry a abandonné son propre OS l’année dernière en faveur du plus populaire Android, la firme ne fabrique plus ses propres smartphones. Mais, ce n’est pas pour autant que la société baisse les bras. Au contraire, BlackBerry a conclu un partenariat avec la société chinoise TCL pour commercialiser des smartphones Android sous le nom de la marque BlackBerry. Son dernier smartphone est le KEYone, un téléphone BlackBerry avec le retour du traditionnel clavier.

Si vous n’êtes pas au courant, TCL fabrique également des téléphones sous la marque Alcatel. Les premiers dispositifs de BlackBerry dans le cadre du nouveau partenariat avec TCL ont été les DTEK50 et DTEK60, qui sont des smartphones également conçus pour Alcaltel, et pour lesquels le logo BlackBerry a été apposé. Ils portent tous la même expérience logicielle, qui inclut le BlackBerry Hub, l’application de sécurité DTEK, et le célèbre BlackBerry Messenger (BBM).

Il en va de même pour le KEYone. Mais, ce qui rend le BlackBerry KEYone unique par rapport aux premiers smartphones Android de la société avec un clavier — le Priv — est son niveau de finition du smartphone.

J’ai réussi à mettre la main sur le KEYone lors de la conférence de presse de la marque avant les grands débuts du Mobile World Congress.

BlackBerry KEYone : quelque chose de différent

Le dernier ajout de la marque BlackBerry est « résolument différent ». S’il y a une flotte de dispositifs Android sur le marché, rares sont ceux avec un clavier physique. La société précise que, bien qu’il n’y a pas forcément beaucoup de gens qui veulent un clavier physique sur un smartphone, il y a encore un marché pour cela. Voilà pourquoi le DTEK60 et le DTEK50 s’avèrent être des alternatives pour les personnes qui veulent de grands écrans avec le logo BlackBerry greffé.

Pour tous les inconditionnels fans de BlackBerry, la qualité unique du KEYone est son clavier QWERTY rétroéclairé, capable de supporter des gestes capacitifs, semblables au clavier physique sur le Priv. Cela signifie que vous pouvez glisser de haut en bas, à gauche et à droite sur le clavier pour vous déplacer à travers l’écran d’accueil, ou même faire défiler les applications.

Un capteur d’empreinte digitale est intégré dans la barre d’espace à l’avant de l’appareil. Je n’ai pas pu le tester, mais il semble être ingénieux de l’avoir placé ici. Au-dessus du clavier, vous retrouverez les boutons de navigation capacitifs qui offrent une rétroaction haptique.

Le dispositif a une forme rectangulaire qui est assez allongée en raison du clavier physique, mais l’écran — protégé par un verre Gorilla Glass 4 — fait seulement 4,5 pouces. Il est facile à tenir d’une seule main, mais il peut être glissant parfois. C’est en partie dû à la coque arrière très légèrement texturée.

Bien qu’il puisse sembler plus grossier que la concurrence, BlackBerry précise que son châssis en aluminium anodisé qui entoure le smartphone protège l’appareil contre les chutes les plus accidentelles.

Sur la tranche supérieure, vous retrouvez une prise casque et le tiroir pour la SIM / carte micro SD. Sur la tranche inférieure, vous allez retrouver les grilles du haut-parleur et le port réversible USB Type-C. Le bouton d’alimentation est sur la gauche, et les boutons de volume sont sur la droite, au-dessus de la touche Convenience Key. Celle-ci, qui est disponible sur le DTEK60 et le DTEK50, est un raccourci personnalisable pour des applications ou des outils spécifiques, tels que l’appareil photo.

En parlant de touches personnalisables, les propriétaires du KEYone seront en mesure de créer jusqu’à 52 raccourcis avec chaque touche du clavier. Par exemple, vous pouvez définir une simple pression sur « I » pour ouvrir Instagram, et un appui long sur « I » pour ouvrir votre boîte de réception.

BlackBerry KEYone : caractéristiques et caméra

L’écran de BlackBerry dispose d’une résolution de 1 620 x 1 080 pixels, avec une densité de pixels de 424 ppp. L’écran est vif et coloré, et les capacités de gestes capacitifs sur le clavier signifient qu’il y a moins de possibilités de laisser des empreintes digitales sur l’écran.

Il est alimenté par un processeur Snapdragon 625 et 3 Go de mémoire vive (RAM), des caractéristiques qui m’ont semblé parfaitement suffisantes dans mes premiers tests – aucun ralentissement ou quoi que ce soit constaté. Si vous espériez un Snapdragon 835 ou 821, ce n’est pas la vocation de BlackBerry avec ce KEYone.

La batterie d’une capacité de 3 505 mAh devrait offrir une excellente autonomie – il faudra évidemment attendre le test complet pour en savoir plus. De plus, BlackBerry a ajouté une caractéristique plutôt unique lorsque vous branchez le chargeur USB Type-C. Vous aurez deux options : l’une pour charger l’appareil normalement, et l’autre pour passer le dispositif dans un mode BlackBerry Boost, afin de charger le smartphone plus rapidement. Du fait que le smartphone prend en charge la technologie Quick Charge 3.0 de Qualcomm, la vitesse de charge devrait être relativement rapide. BlackBerry affirme que vous pouvez obtenir à 50 % de sa charge en 36 min.

Il vient seulement avec 32 Go de stockage interne, mais il y a une fente pour une carte micro SD qui permet un stockage extensible jusqu’à 2 To. Il dispose également d’un capteur NFC, ce qui signifie que vous serez en mesure de profiter de Android Pay.

La caméra frontale a un capteur de 8 mégapixels, qui peut filmer en 1080p à 30 fps, tout en profitant de la stabilisation d’image. La caméra arrière dispose d’un capteur de 12 mégapixels (1,55 pixel), et elle utilise le même capteur Sony IMX378 que le Google Pixel. La caméra a pris de superbes photos en intérieur avec un éclairage décent, mais dans les zones de faible luminosité, certaines images étaient floues.

BlackBerry KEYone : Android 7.1.1 Nougat axé sur la sécurité

Le KEYone tourne sous Android 7.1.1 Nougat, et l’équipe mobile de BlackBerry continuera de publier des mises à jour de sécurité pour l’appareil, aux côtés des mises à jour de sécurité mensuelles de Google pour Android.

L’interface utilisateur ressemble beaucoup à une version stock d’Android, mais BlackBerry a ajouté quelques réglages qui lui sont propres. Par exemple, le bouton aperçu montre les applications précédentes dans une mise en page en grille. Vous trouverez également des applications BlackBerry préinstallées, tels que BBM, BlackBerry Hub, et DTEK par BlackBerry, le logiciel de sécurité de l’entreprise qui vous indique facilement l’état actuel de votre appareil.

Personnellement, je n’ai rencontré aucune problématique à son utilisation, bien que ce ne soit pas la version définitive qui était présentée. L’OS ressemble fortement à une expérience native d’Android.

BlackBerry KEYone : peut-il être le flagship tant attendu ?

Le BlackBerry Priv était censé être le grand retour de BlackBerry dans l’arène du mobile, mais son prix élevé a dissuadé beaucoup de monde de donner la confiance au constructeur. Les DTEK50 et DTEK60 sont sur le marché depuis quelques mois, mais il est difficile de dire si ces derniers ont réellement convaincu.

Le KEYone est prometteur, car il sera le dispositif parfait pour les personnes à la recherche d’un clavier physique. Va-t-il réussir à attirer les possesseurs d’un périphérique Apple, Samsung, ou Google ? Si vous préférez un clavier physique, et si vous aimez les applications axées sur la sécurité, probablement. Bien que pour le grand public l’attrait soit peut-être moindre, il devrait être intéressant pour les professionnels.

Le BlackBerry KEYone coûtera 599 euros en France, et il sera disponible dans le courant du mois d’avril. Il est clair que, même avec ce prix, BlackBerry pourrait attirer de potentiels consommateurs. Malgré le peu de temps que j’ai pu passer avec, je dois dire que j’ai été agréablement surpris, et je serais peut-être l’un des utilisateurs qui ont besoin d’un clavier sur un smartphone.

Mots-clé : BlackberryKEYoneMWC 2017
Yohann Poiron

L’auteur Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.