Dans un marché chinois où les flagships se ressemblent souvent autant qu’ils se cannibalisent, Xiaomi vient de trouver un angle inattendu : un second écran à l’arrière, pensé comme un vrai espace d’usage, pas comme un gadget.
Résultat, selon le leaker Digital Chat Station, seuls trois modèles lancés en fin d’année auraient déjà dépassé le million d’activations — et les deux Xiaomi 17 Pro et 17 Pro Max feraient partie du trio, chacun franchissant ce cap individuellement.

Un indicateur qui compte : « l’activation » plutôt que l’expédition
Le mot-clé, c’est activation : autrement dit, un appareil réellement mis en service (allumé, configuré, connecté), pas simplement livré aux distributeurs.
La publication de DCS place le Xiaomi 17 Pro, le 17 Pro Max et le Huawei Mate 80 au-dessus du million d’activations, avec un avantage net pour la série 17 Pro puisque les deux modèles auraient dépassé ce seuil.
Xiaomi a immédiatement capitalisé sur le signal : Lu Weibing, partenaire du groupe et président, a salué le jalon sur les réseaux et a même qualifié la série 17 de « gamme la plus vendue de l’histoire de Xiaomi » — une formule à lire comme une revendication interne, mais révélatrice de l’importance stratégique du lancement.

Le « back screen », version Xiaomi : un second écran qui sert (vraiment)
L’idée n’est pas nouvelle dans l’absolu — Xiaomi avait déjà tenté le coup à l’époque du Mi 11 Ultra — mais ce second écran devient ici un élément central du produit. Sur le Xiaomi 17 Pro et 17 Pro Max, l’écran arrière (décrit comme un Dynamic Back Display d’environ 2,1 pouces dans certaines reprises) est présenté comme un mini-espace fonctionnel : horloge, widgets, interactions rapides… et surtout, retour caméra pour cadrer des selfies avec les capteurs arrière.
Et Xiaomi insiste sur le côté « utilitaire » : possibilité d’afficher des avatars/animaux virtuels, de gérer des notifications, ou même d’épingler des notes et rappels au dos du téléphone.
Pourquoi ça marche — et pourquoi ce n’est pas qu’un gadget ?
Ce qui fait la différence, c’est la manière dont Xiaomi traite cette nouveauté : comme une plateforme à faire évoluer, pas une démo de keynote. La marque a enchaîné les mises à jour en ajoutant des fonctions très « quotidien » (traduction de dialogues, mode photomaton, fonds dynamiques photo/vidéo, capture d’écran depuis l’écran arrière même avec une coque), puis plus récemment suivi de cours boursiers et mode prompteur vidéo.
C’est exactement le genre de stratégie qui transforme une curiosité en habitude : on n’achète plus « un téléphone avec un écran derrière », on achète des micro-usages qui reviennent chaque jour.
En creux, Xiaomi envoie aussi un message à tout le secteur : la différenciation hardware n’est pas morte — à condition d’être soutenue par du software. Au point que Lu Weibing aurait indiqué vouloir continuer l’intégration de ce type d’écran arrière sur les futurs flagships, avec davantage d’investissements R&D.



