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Tests

Test de la Motorola Moto 360

La Moto 360 a été un objet de tous les désirs, mais qui a mis du temps à arriver sur nos poignets. Mais aujourd’hui, elle est enfin disponible, et pourrait même avoir été déposée au pied de votre sapin par le Père Noël. Dès la première fois où nous avons vu la Moto 360, il était clair que ce n’était pas un produit “commun”. Clairement conçu avec un but, ce n’est pas juste un écran sur votre poignet. C’était bien la smartwatch Android Wear que nous voulions porter. Ronde. Noire. Grande, mais élégante.

Et le moins que l’on peut dire, c’est qu’il s’agit d’une smartwatch qui ressemble à une montre. Autrement dit, ce n’est pas seulement un gadget. Toutes les fonctionnalités offertes par Android Wear dans le facteur de forme rond sont sublimées, mais dans le cas de la Moto 360 celles-ci ne sont pas si différentes de ce que nous avons connu sur d’autres dispositifs Android Wear.

Après avoir rapidement écrit une prise en mains sur Machineo, j’ai pu prendre en mains un modèle avec un bracelet noir fourni par Motorola. Très rapidement j’ai pu tester Android 4.4W.1, qu’elle soit associée au Moto X (2014), au Samsung Galaxy Note 4 ou encore au Nexus 5.

Au moment d’écrire ces lignes, la Moto 360 est disponible avec un châssis noir et gris, avec des bracelets de cuir noir ou gris. D’autres options seront peut-être disponibles dans un proche avenir, mais sachez que des bracelets en acier sont disponibles depuis novembre dernier, et changent considérablement le look and feel de cette montre. Évidemment, le prix est également plus élevé.

Moto 360 : le “test” video

Moto 360 : caractéristiques

Avant de commencer à vous présenter le produit, voici les caractéristiques de la Motorola Moto 360 :

  • Dimensions : 46 x 11.5 mm
  • Poids : 49 g
  • Système d’exploitation : Android Wear
  • Processeur : TI OMAP 3
  • Mémoire : 512 Mo
  • Stockage : 4 Go (non utilisable par l’utilisateur)
  • Écran : LCD de 1,56 pouces (3,81 cm) offrant une résolution de 320 x 290 pixels (205 ppi)
  • Connectivité : Bluetooth 4.0, chargement sans fil
  • Capteurs : Podomètre, moniteur de fréquence cardiaque optique
  • Batterie : 320 mAh

Note : Vous pouvez découvrir davantage de photos depuis la galerie Google+

Moto 360 : design et conception

Le premier couple de smartwatches Android – la G Watch de LG et la Gear Live Samsung – est carré. La Moto 360 est ronde. Ce n’est guère une conclusion difficile à trouver, mais c’est vraiment ce qui ressort le plus dès lors que l’on regarde l’offre de Motorola.

Moto 360 : boîte

Est-ce que le fait qu’elle soit ronde signifie qu’elle est “meilleure” que le reste de la concurrence est en grande partie une question de goût. Il n’y a rien d’intrinsèquement mauvais en soi, et Android Wear est conçu comme un système d’exploitation qui peut gérer les deux options avec facilité. En revanche, on ne peut pas nier le fait que la Moto 360 tend à ressembler davantage à une montre “traditionnelle”. Mais en plus de cela, elle est aussi très bien conçue.

Moto 360

Bien qu’en façade il soit facile d’admirer l’écran circulaire de la smartwatch, quand on y regarde de plus près, elle est bien plus qu’un simple cadran rond. Il s’agit d’une série de cercles, tous liés de nouveau dans une conception cohérente. Bien sûr, il s’agit de la face avant. Mais, et ce qui a été le souffre-douleur pour beaucoup de personnes, c’est la petite barre noire en bas, qui abrite le capteur de lumière ambiante (pour ajuster automatiquement la luminosité de l’écran) et les connecteurs cachés qui relient l’écran avec le reste des entrailles de la montre. Certes, peut-être que la barre noire dérange. Peut-être que ce n’est pas le cas. Personnellement, j’ai posé la question à plusieurs personnes de mon entourage, et les réponses sont mitigées. Et curieusement, Motorola triche avec l’écran lorsque la montre est en charge, en faisant en sorte que ce qui est affiché sur l’écran ne soit pas coupé par cette barre noire.

Moto 360 : vue de face

L’écran en lui-même est fait d’un verre biseauté, qui est lui-même encastré dans un bord biseauté. Tout cela se termine par une bande en acier brossé qui fait le côté de la 360. Il a un petit micro incrusté sur le côté gauche, et un bouton physique rond, lui-même incrusté dans un autre anneau métallique, sur la droite.

Moto 360 : vue de droite

Sur la face inférieure de la montre, on retrouve le cardio-fréquencemètre, qui peut prendre votre fréquence cardiaque à la volée. Malheureusement, la fonctionnalité n’est pas optimale.

Moto 360 : vue de dos

Retournons sur l’écran pendant une minute. C’est un écran de 1,56 pouce qui offre une résolution de 320 x 290 pixels. Autrement dit, cela permet d’avoir une densité de pixels de 205 pixels par pouce, qui va s’avérer être moins dense que la G Watch de LG ou la Gear Live de Samsung. La différence est évidente, et un peu décevante. Évidemment c’est loin d’être rédhibitoire, mais cela signifie que le texte est plus grand, de sorte que vous n’avez pas autant de choses à l’écran que vous pouvez avoir sur d’autres montres. Encore une fois, c’est un micro détail.

Moto 360 : écran circulaire

Une autre anomalie visuelle est le chanfrein sur le verre. N’importe quel texte qui se retrouve dans cet espace est déformé. Il faut un peu de temps pour s’y habituer.

Moto 360 : le chanfrein influe sur l'expérience utilisateur

Le bracelet en cuir noir – tout comme le modèle gris d’ailleurs – provient de la compagnie Horween Leather, un voisin local de Motorola à Chicago. Bien que l’aspect du cuir offre un bel effet à la montre, il n’est pas aussi sophistiqué que les bracelets en acier disponibles depuis peu. Quoi qu’il en soit, c’est bien que les bracelets en caoutchouc qui ornent les smartwatches de “première génération”. Bien que la Moto 360 utilise une tige en acier de 22 mm pour faire tenir le bracelet, il va falloir être prudent avant d’acheter n’importe quel bracelet.

Moto 360 : bracelet en cuir noir

Et concernant le look et la convivialité ? Encore une fois, c’est un peu subjectif, mais on peut clairement dire que la Moto 360 est l’une des plus belles et qui a le meilleur look pour une smarwatch Android Wear. De plus, la montre est étonnamment légère avec seulement 49 grammes sur la balance.

Et un petit mot sur la performance. Les animations sur la Moto 360 semblent parfois lentes. Il est facile de regarder les spécifications et dire que le vieillissant (mais toujours d’actualité) processeur TI OMAP 3 est à blâmer, mais en même temps on peut se demander à quel point la puissance de traitement est nécessaire pour un appareil de cette taille. Il ne ruine pas du tout l’expérience, mais les ralentissements occasionnels et le bégaiement de certaines animations sont perceptibles, et malheureux.

Moto 360 : autonomie

Une des caractéristiques uniques à la Moto 360 est le capteur de lumière ambiante, qui détecte la luminosité de votre environnement et ajuste la luminosité de l’écran en conséquence. L’idée est de maintenir un équilibre entre êtres capables de bien voir l’écran, et non des moindres, de ne pas gaspiller la durée de vie de la batterie. En outre, et histoire de prêter à confusion, il y a une option pour régler la luminosité dans les réglages.

Moto 360 : autonomie

Les meilleures nouvelles avec tout cela sont que nous avons enfin une montre Android Wear utilisable à l’extérieur, au soleil. Pas parfaitement en plein soleil, mais tout de même, c’est beaucoup mieux que tout ce que j’ai utilisé jusqu’à présent.

Tout cela conduit à la discussion sur l’autonomie de la Moto 360.

Sur n’importe quel appareil il y a un certain nombre de variables qui affectent la durée de vie d’une batterie. L’écran évidemment, puis la puissance de calcul imposée à la montre. Sur un appareil comme une smartwatch, ces variables s’additionnent rapidement, en particulier si vous recevez de multiples notifications.

Personnellement, j’ai du mal à quantifier l’autonomie de la batterie. Si de temps en temps j’ai réussi à tenir entre 10 et 11 heures sans passer par la borne de recharge, j’ai également connu des jours où pour la même quantité de temps, j’étais déjà à 50% sans solliciter davantage la montre par des opérations gourmandes. Rassurez-vous, la plupart du temps la Moto 360 dure toute la journée. Certains jours, elle tombe à court de jus rapidement…

Moto 360 : la batterie devrait offrir une autonomie d'une journée

Ce que j’ai constaté, c’est que dès lors que je suis en extérieur, et plus l’afflux de notifications est important, plus cela va affecter grandement l’autonomie. Cependant, il faut s’y faire : vous allez avoir à charger la montre pendant la nuit, tous les soirs. Et pour couronner le tout, il faudra peut-être le faire en journée si vous êtes alerté en permanence sur Twitter par exemple. Si c’est un problème pour vous, c’est compréhensible.

Les bonnes nouvelles sont que la Moto 360 se recharge de quasiment 2% chaque minute, prenant donc un peu moins d’une heure pour la recharger complètement si vous êtes à court de batterie.

Moto 360 : sur son dock

Le revers de la médaille est que la Moto 360 n’utilise pas un port micro-USB « standard ». Bien qu’elle utilise la norme de chargement sans fil Qi, vous devrez soit, utiliser l’excellent dock qui se trouve dans la boîte, ou utiliser n’importe quelle station de recharge qui prend en charge cette norme de chargement. Bien que cela puisse être fastidieux, c’est tout de même nettement mieux qu’un dock propriétaire (comme ce que LG fait).

Moto 360 : l’expérience Android Wear

Android Wear reste Android Wear. Le passage à une forme ronde ne change pas vraiment les choses pour Android Wear, mis à part l’effet du chanfrein que j’ai mentionné précédemment. Si vous venez d’une montre carrée Android Wear, vos yeux auront juste besoin d’un peu de temps pour s’y habituer, mais rien de brutal. En effet, l’affichage sous la forme arrondie n’affecte pas vraiment l’utilisation de la montre.

Moto 360 : l'expérience Android Wear

La différence la plus profonde vient des nouveaux cadrans que Motorola incorpore nativement à sa montre. Les deux premières séries de cadrans de montre sur la Gear Live et la G Watch étaient “vieillots”. Ceux sur la Moto 360 ressemblent et agissent comme si vous aviez une montre traditionnelle au poignet. Pour certains d’entre eux, les gens ne feront même pas la différence entre une smartwatch et une montre traditionnelle.

Moto 360 : Moto Connect - 1
Moto 360 : Moto Connect - 2

Le plus, c’est que vous pouvez personnaliser ces nouveaux cadrans avec l’application Moto Connect.

Bien que l’expérience utilisateur de Android Wear soit tout à fait correcte, il a encore beaucoup de place pour l’amélioration. Peut-être que l’expérience apportée par Android 5.0 Lollipop va changer la vision de la montre.

Moto 360 : verdict

Quelle est la partie la plus importante d’une smartwatch ? À quoi ressemble-t-elle ? Ce que l’on en fait ? Quelle est son autonomie ? Ou peut-être que ce sont toutes ces choses.

Moto 360 : elle est désirable

Quoi qu’il en soit, la Moto 360 est la plus chère smartwatch Android Wear commercialisée jusqu’ici (250 euros), et pour une bonne raison. C’est aussi la plus convaincante en matière de design. Elle ressemble moins à un écran posé sur votre poignet, et n’est plus comme un accessoire high-tech que vous allez vulgairement porter. Vous pouvez la porter avec un costume, ou avec un T-shirt. Son look arrondi lui permet de s’adapter à votre tenue.

Cela dit, la Moto 360 est une smartwatch imparfaite. Comme toutes les autres montres de cette gamme, vous aurez à vous habituer à la recharger tous les soirs, et parfois vous aurez besoin de le faire pendant la journée. La résolution d’écran n’est pas aussi bonne que les concurrentes. Et enfin, Android Wear en est encore à ses balbutiements.

Mais rappelez-vous. La Moto 360 n’est que le début d’une longue série de montres connectées. Évidemment, il y a la LG G Watch R, que j’ai expressément omis de mentionner dans ce test, car celle-ci est sortie plus tard. D’ailleurs, je vais vous en faire un retour très prochainement, et je pourrais ainsi la comparer à cette Moto 360.

Mots-clé : Android WearMoto 360Motorola
Yohann Poiron

L’auteur Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.