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Réalité virtuelle et augmentée

Snap lance SPECS : ses premières lunettes AR grand public veulent défier Meta et Google

Snap lance SPECS : ses premières lunettes AR grand public veulent défier Meta et Google
Snap lance SPECS : ses premières lunettes AR grand public veulent défier Meta et Google

Après plusieurs années d’expérimentations autour de la réalité augmentée, Snap passe à l’offensive. L’entreprise derrière Snapchat vient de dévoiler SPECS, ses premières lunettes de réalité augmentée destinées au grand public, avec une ambition claire : concurrencer les futures lunettes Android de Google ainsi que les modèles connectés de Meta.

Cette annonce marque une étape importante pour Snap, qui tente de transformer une technologie longtemps réservée aux développeurs en véritable produit de consommation.

Mais, cette ambition a un prix.

Snap lance SPECS : Des lunettes AR à plus de 2 000 dollars

Les SPECS seront commercialisées à 2 295 euros, un tarif qui les positionne immédiatement dans le segment premium du marché. Les acheteurs devront également verser un acompte remboursable de 170 euros pour réserver leur exemplaire avant le lancement prévu à l’automne.

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Snap adopte par ailleurs une stratégie de déploiement limitée : États-Unis, Royaume-Uni et France. Dans un premier temps, aucune autre région n’a été annoncée. Le prix place les SPECS bien au-dessus des Ray-Ban Meta, proposées autour de 500 euros, mais également au-dessus des RayNeo X3 Pro, commercialisées autour de 1 200 euros.

Le véritable argument : un écran AR intégré

L’élément qui distingue réellement les SPECS de nombreux concurrents est leur système d’affichage. Snap Inc.⁠ annonce l’utilisation d’un écran propriétaire basé sur la technologie Liquid Crystal on Silicon (LCoS). Selon l’entreprise, il offre un affichage de 16 millions de couleurs, un champ de vision de 51 degrés, une faible distorsion visuelle et une expérience comparable à un écran 24 pouces ou à un téléviseur 115 pouces observé à distance.

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Dans un marché où de nombreuses lunettes connectées se limitent encore à de simples notifications ou à un affichage minimaliste, cette approche rapproche davantage SPECS de véritables dispositifs de réalité augmentée.

Snap intègre également des verres électrochromiques capables de passer d’un état transparent à une teinte plus sombre en une dizaine de secondes. Cette technologie n’est pas totalement nouvelle. Des acteurs comme Xreal l’utilisent déjà depuis plusieurs années sur certains produits XR. L’intérêt est de permettre aux utilisateurs d’adapter rapidement la luminosité perçue selon leur environnement, améliorant ainsi la visibilité des contenus AR.

Deux puces Snapdragon pour alimenter l’IA

À l’intérieur, Snap mise sur une architecture à double processeur développée avec Qualcomm. Chaque puce remplit un rôle spécifique : l’une gère la vision artificielle et l’analyse de l’environnement et l’autre s’occupe des interactions multimodales, du suivi des mains et des traitements IA. Cette séparation vise à optimiser les performances tout en limitant la consommation énergétique.

La stratégie rappelle les architectures que plusieurs fabricants préparent actuellement pour leurs futurs appareils XR alimentés par l’intelligence artificielle.

Une autonomie encore limitée

Comme la plupart des lunettes AR actuelles, l’autonomie reste l’un des principaux défis. Snap annonce jusqu’à 4 heures d’utilisation continue de lecture audio et vidéo, d’utilisation des Lens Snapchat, des interactions avec l’assistant IA et la réception de notifications Bluetooth. Toutefois, le boîtier de recharge permet d’atteindre environ 20 heures d’autonomie cumulée.

Même si ces chiffres représentent une amélioration par rapport à certaines générations précédentes, ils illustrent également les contraintes techniques qui continuent de freiner l’adoption massive de la réalité augmentée.

Snap OS : un écosystème propriétaire centré sur les Lens

Kaia Gerber SPECS Visionary 1

Les SPECS fonctionnent sous Snap OS, le système d’exploitation maison de l’entreprise. L’une des principales forces de Snap réside dans son écosystème de Lens, ces expériences de réalité augmentée déjà populaires auprès des utilisateurs de Snapchat.

Les lunettes pourront exploiter directement ces contenus immersifs afin de proposer des filtres interactifs, des expériences contextuelles, des fonctionnalités sociales ou encore des outils alimentés par l’IA.

Cette intégration constitue probablement l’un des principaux avantages concurrentiels de Snap face aux nouveaux entrants.

Une bataille qui ne fait que commencer

L’annonce intervient à un moment particulièrement stratégique. Meta continue d’investir massivement dans ses lunettes connectées tandis que Google prépare une nouvelle génération de dispositifs reposant sur Android XR et Gemini. Parallèlement, Apple développe ses propres appareils de réalité augmentée et plusieurs constructeurs asiatiques accélèrent leurs investissements dans ce secteur.

Dans ce contexte, SPECS représente davantage qu’un nouveau produit.

C’est la tentative la plus ambitieuse de Snap pour prouver que la réalité augmentée peut dépasser le stade expérimental et devenir une véritable plateforme informatique.

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Snap joue gros sur le marché des wearables IA

La vision défendue par Evan Spiegel est claire : l’avenir de l’informatique ne passera pas uniquement par les smartphones. Les lunettes intelligentes pourraient devenir le prochain point d’accès permanent à l’intelligence artificielle, aux informations contextuelles et aux services numériques.

Reste une inconnue majeure : le prix.

À plus de 2 000 euros, les SPECS s’adressent avant tout aux passionnés de technologie et aux premiers adoptants. Leur succès dépendra de la capacité de Snap à démontrer que la réalité augmentée apporte suffisamment de valeur pour justifier un investissement aussi important.

Une chose est certaine : la bataille des lunettes intelligentes entre Meta, Google, Apple et Snap entre désormais dans une nouvelle phase, où l’écran embarqué devient aussi important que l’intelligence artificielle qui l’alimente.

Tags : SnapSpecs
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.