Raspberry Pi s’apprête à recevoir de nouveaux OS après avoir rendu open source le code de son SoC

Le mini ordinateur à 34€ n’arrête pas de faire parler de lui ! Alors que j’ai pu y consacrer de nombreux articles, et d’autres à venir avec l’exemplaire que je viens de recevoir, le Raspberry Pi est maintenant entièrement open source, puisque le code sources des pilotes de son System on Chip, abrégé en SoC, ou encore en « système sur puce » en Français est désormais open source. Cette attention ouvre la voie à de nouveaux systèmes d’exploitation tels que les systèmes d’exploitation Risc OS et FreeBSD.

Raspberry Pi s'apprête à recevoir de nouveaux OS après avoir rendu open source le code de son SoC

Comme le souligne Ars Technica, la Fondation Raspberry Pi a publié mercredi des bibliothèques graphiques qui est jusqu’alors en clause propriétaires sous la licence BSD 3-Clause. Ces bibliothèques graphiques permettent au core ARM11 du CPU d’interagir avec le GPU VideoCore IV afin de jouer avec des graphiques 2D et 3D.

Les bibliothèques, qui comprennent les implémentations de l’OpenGL/ES et de l’API OpenVG, sont disponibles auprès du dépôt GitHub de la Fondation.

La décision signifie que chaque composant qui interagit avec le processeur ARM est maintenant open source. Il sera ainsi plus facile de porter de nouveaux systèmes d’exploitation sur le dispositif. À ce sujet, sachez que ce dernier gère déjà une gamme de distributions Linux, telles que Debian et Arch Linux.
En tout cas, ce changement a été accueilli avec plaisir par différents groupes de travail qui souhaitent porter leurs travaux sur le Raspberry Pi. Parmi ces derniers, on notera la présence de Risc OS, FreeBSD et Plan9.

« Cela signifie que les développeurs peuvent porter ces bibliothèques à des systèmes d’exploitation alternatifs », a déclaré Alex Bradbury, développeur principal du projet Linux pour le Raspberry Pi.

Le code à l’intérieur de ces bibliothèques graphiques a déjà été stocké dans les binaires compilés pour Linux. Cette inaccessibilité signifiait la seule façon pour les développeurs de permettre à un OS autre que Linux de manipuler la puissance graphique du Pi en utilisant son GPU sans avoir réécrit de zéro les libraires…. Maintenant, le code est librement disponible en ligne, et peut donc être modifié par les développeurs afin de permettre à des OS alternatifs d’utiliser le GPU du Pi.

Les bibliothèques open source vont également permettre pour le Raspberry Pi de plus facilement soutenir les systèmes de gestionnaires de fenêtres composite, telles que Wayland. Cela permettra d’accéder au GPU pour les fonctionnalités de l’interface graphique.

Raspberry Pi s'apprête à recevoir de nouveaux OS après avoir rendu open source le code de son SoC

Bradbury a décrit la licence BSD 3-Clause comme « incroyablement permissive ». Elle permet aux utilisateurs de modifier ou distribuer le code de la manière qu’ils le souhaitent, à condition qu’elles crédit du propriétaire.

En plus d’être passionnant pour les amateurs de logiciels libres pour des raisons philosophiques, il va aussi rendre beaucoup plus facile le développement tiers !

Maintenant place à l’imagination des développeurs…