Dans la guerre des « flagship killers », Xiaomi vient d’appuyer sur un bouton que la plupart des marques n’osent toujours pas toucher : la batterie. Avec le Redmi Turbo 5 Max, la marque lance un smartphone taillé pour durer — littéralement — tout en gardant une recette agressive côté performances et écran, sans faire exploser l’addition.
Xiaomi lance le Redmi Turbo 5 Max : Un écran OLED lumineux, pensé pour être regardé
Le Redmi Turbo 5 Max mise sur un grand format : 6,83 pouces en OLED 1,5K, 120 Hz, avec un pic annoncé à 3 500 nits. Sur le papier, c’est le genre de fiche technique qui vise autant la lisibilité en extérieur que le confort sur de longues sessions.
Xiaomi ajoute aussi un duo de technologies désormais devenues un argument santé : PWM haute fréquence (3840 Hz) et DC dimming, avec Dolby Vision pour le HDR.
Côté design, la proposition se veut plus « premium » qu’on ne l’attendrait à ce prix : cadre métal CNC, dos en fibre de verre, et un module arrière au look assumé avec un effet « turbine » et un anneau lumineux. Les coloris annoncés vont du classique (noir, blanc, bleu) au plus démonstratif avec un orange « Sunshine ».

La perf « juste ce qu’il faut » : Dimensity 9500s, RAM LPDDR5X, stockage UFS
Sous le capot, le Redmi Turbo 5 Max inaugure le Dimensity 9500s de MediaTek, présenté comme un dérivé orienté efficacité/coûts, mais positionné pour tenir une expérience haut de gamme dans les usages réels. Xiaomi l’associe à 12 ou 16 Go de LPDDR5X et jusqu’à 512 Go de stockage (UFS).
Le logiciel suit le tempo 2026 : Android 16 avec HyperOS 3.
C’est la pièce maîtresse : 9 000 mAh. Une capacité qui change la relation au téléphone au quotidien : moins de « gestion », moins de stress, plus de marge. Xiaomi annonce 100 W en charge filaire, et même 27 W en charge inversée filaire — l’idée du smartphone « batterie externe » assumée.
Et Xiaomi ne vend pas seulement une capacité, mais une promesse d’usage : la marque avance une endurance de 11 h 10 (dans ses conditions de test).
Photo : pragmatique, pas prétentieux
La partie photo est cohérente avec la philosophie « value flagship » : un duo arrière de 50 mégapixels et 8 mégapixels ultra grand-angle, avec stabilisation (OIS/EIS) et 4K 60 i/s. À l’avant, on parle d’un capteur de 20 mégapixels.
On est loin d’un photophone « ultra », mais l’essentiel est là : un capteur principal sérieux, et une polyvalence correcte sans gonfler le prix.

Prix : l’offensive Redmi, version grand écran
En Chine, Xiaomi positionne le Redmi Turbo 5 Max à partir de 2 499 yuans (12/256), jusqu’à 3 099 yuans (16/512). Et surtout, il est déjà en vente sur son marché domestique.

Ce lancement est plus stratégique qu’il n’y paraît :
- La batterie devient un différenciateur premium, pas un détail de fiche technique. Apple et Samsung restent très conservateurs sur les capacités, et Xiaomi le sait : on peut gagner des parts avec un bénéfice utilisateur immédiatement compréhensible.
- MediaTek monte encore d’un cran sur le segment « flagship abordable », là où Qualcomm dominait le discours. Le Dimensity 9500 s illustre une approche pragmatique : viser l’expérience plutôt que la course aux superlatifs.
- Enfin, même si Xiaomi n’a pas confirmé une sortie mondiale, la gamme Turbo a souvent inspiré des déclinaisons POCO selon les marchés. Plusieurs médias s’attendent déjà à un rebadge côté international (notamment l’Inde).
Autrement dit : le Redmi Turbo 5 Max est peut-être « Chine seulement » aujourd’hui, mais son message est global — et il met la pression sur tous ceux qui vendent encore l’autonomie comme une promesse vague, plutôt qu’une réalité chiffrée.



