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MWC’14 : prise en main du smartphone de Jolla, et Sailfish OS

Le Mobile World Congress de cette année semble être l’année des systèmes d’exploitation de smartphones naissants. Nous avons déjà vu FireFox OS mais maintenant c’est au tour du constructeur finlandais Jolla de s’y mettre et de pousser le sien. Celui-ci arrive donc avec sa propre solution, Sailfish OS, qui est une continuation du défunt Meego de Nokia – compte tenu que la société soit composée d’anciens développeurs Nokia.

Ce dernier vient d’être déployé sur les smartphones Jolla que j’ai pu prendre en main lors du salon, dans le seul but de vous apporter quelques premières impressions sur le smartphone en lui-même, mais aussi de l’expérience utilisateur du système d’exploitation mobile qui donne une bonne claque à tout ce que l’on a pu déjà rencontrer jusqu’ici.

Jolla

Dans sa forme actuelle, Sailfish est un système d’exploitation dédié aux smartphones et basé sur Linux, avec le patrimoine de code de l’OS Meego utilisé sur le smartphone N9 de Nokia – sans doute un appareil qui était en avance sur son temps. Alors que le travail à son développement est très actif, celui-ci a récemment atteint la version 1.0, permettant ainsi d’être disponible sur le propre matériel de la firme finlandaise, et non sur des téléphones Android existants comme nous avions pu le voir par le passé.

Sailfish OS est le nouvel OS de Jolla

La navigation par la gestuelle est bien différente pour tous ceux qui arrivent d’Android. Pas de boutons de menu à l’écran ou des touches physiques pour revenir à l’écran d’accueil ou basculer entre les applications. Cependant, si vous avez utilisé le système d’exploitation BB10 de Blackberry, vous pourriez vous sentir comme à la maison.
Un double-clic va réveiller l’écran, un peu comme ce que propose LG sur son G2, alors qu’un swipe sur la gauche de l’écran vous renverra au menu ou à la page précédent. Faites glisser votre doigt en partant du bas, et des notifications en attente sont affichées. En balayant à partir du haut de l’écran, cela va automatiquement fermer l’application actuellement ouverte et revenir à l’écran d’accueil, où vous pouvez épingler les applications récemment ouvertes pour un accès plus rapide. Enfin, le défilement vers le bas révèle un certain nombre d’applications pré-installées, y compris un navigateur Web, un fameux téléphone, une application de messagerie, une galerie des médias et une application de cartographie.

Sailfish embarque le Jolla Store, qui dispose actuellement d’une sélection de plusieurs centaines applications. C’est une goutte dans l’océan par rapport au Google Play Store, mais puisque Sailfish est écrit en utilisant une partie du même code Linux que Android, vous êtes en mesure d’installer des fichiers APK Android sur le smartphone et utiliser vos applications familières, et ce comme si vous étiez sur un smartphone Android. J’ai ainsi pu jouer à Angry Birds qui marchait parfaitement sur un smartphone Jolla, mais en apportant les fameux boutons nécessaires à Android.

L’interface minimaliste est réellement magnifique, avec des configurations possibles pour chaque application, de grandes icônes et des vignettes colorées pour les albums de musique ou les contacts du répertoire. C’est presque comme une combinaison de la simplicité de Windows Phone et l’impact visuel d’Apple, mais avec la personnalisation d’Android.

Une ergonomie complètement repensée

Le smartphone en lui-même est un dispositif de milieu de gamme, il dispose d’un écran de 4.5 pouces offrant une résolution de 960 x 540 pixels, un processeur double-coeurs, le Snapdragon 400 de Qualcomm cadencé à 1,4 GHz, 1 Go de mémoire vive, 16 Go de stockage interne avec le support pour une carte micro SD et un capteur de 8 mégapixels à l’arrière. Si elle était sous Android ce serait la définition même d’un smartphone de milieu de gamme, mais il est idéal pour tester Sailfish.

Fabriqué à partir de plastique doux au toucher, le smartphone est composé de deux parties. Les coques arrières colorées peuvent être décollées et échangées pour donner au téléphone un look plus à votre goût. Outre l’excellence du design, une puce NFC intégrée dans chacun ajuste automatiquement les couleurs du système de Sailfish et du fond d’écran afin de correspondre à la couleur de la coque – très pratique pour une marque, un club de sport, ou encore pour célébrer la coupe du monde au brésil et ainsi pousser les couleurs correspondantes.

La coque arrière peut être modifiée comme bon vous semble

L’écran a certes une résolution plutôt faible, mais du fait de sa taille, le texte est très lisible et les icônes colorées de Sailfish ont toujours fière allure sur ce dernier. Les angles de vision sont également excellents, bien que l’écran attire les empreintes digitales, et qu’il soit très réfléchissant.

Alors qu’il est difficile de juger de la caméra arrière, j’ai été impressionné par le nombre de commandes manuelles et des pré-réglages qui sont disponibles pour jouer avec. Tout est judicieusement disposé, pour rester en dehors du centre de l’image et ainsi vous aider à cadrer vos prises de vue jusqu’à ce que vous appeliez le menu détaillé en bas de l’écran.

Les applications Android pourront se retrouver sur Sailfish OS

On ne sait pas encore ce que l’OS a réellement besoin comme matériel pour fonctionner, mais il y a fort à parier que le dépassé Snapdragon 400 offrait une navigation très fluide, avec des animations qui ne ramaient à aucun moment. L’application la plus exigeante que j’ai essayée a été Angry Birds, mais celle-ci a parfaitement fonctionné.

Contrairement à presque tous les constructeurs ici au MWC, il est possible d’acheter un smartphone Jolla, il est disponible en ligne sur la boutique Jolla pour la somme de 399 euros. C’est beaucoup de choses à demander pour un système d’exploitation naissant fonctionnant sur ​​du matériel milieu de gamme, mais si vous êtes prêt à échanger votre appareil Android existant, alors c’est peut-être le bon moment. Sinon, vous pouvez aussi attendre que Jolla dévoile son prochain lanceur Android plus tard dans l’année, et qui est actuellement la seule façon de découvrir Sailfish OS sur un smartphone.

Mots-clé : JollaMWC 2014Sailfish OS
Yohann Poiron

L’auteur Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.