À peine apparu sur Geekbench, le Galaxy S26 Ultra commence déjà à raconter l’histoire que Samsung aime autant qu’elle la subit : une version « for Galaxy » du Snapdragon qui pousse très fort… pendant que le Exynos tente de combler l’écart, sans (encore) renverser la table.
Le listing repéré (modèle SM-S948U, donc une variante US/déverrouillée) affiche 3 466 en monocoeur et 11 035 points en multicoeurs sous Geekbench 6. À titre de comparaison, le Galaxy S25 Ultra tourne autour de 3 137/9 769 points dans les résultats généralement cités.
Le point le plus intéressant n’est pas seulement le gain (très net), mais le contexte : la puce serait sous-cadencée dans ce test. Les métadonnées évoquent 2 cœurs à 4,19 GHz et 6 cœurs à 3,55 GHz, alors que des fréquences plus hautes sont souvent avancées pour le Snapdragon « standard ».
Traduction : ces scores pourraient ne pas refléter la performance « finale » d’un modèle retail.
Samsung Galaxy S26 (SM-S942U) on Geekbench
– Snapdragon 8 Elite Gen 5 (for Galaxy)
>> 6 Cores @ 3,63 GHz
>> 2 Cores @ 4,19 GHz
>> Adreno 840 GPU
– 12GB RAM
– Android 16Galaxy S26 Pro moniker doesn’t exist as per – https://t.co/9cnEUnXhum#Samsung #GalaxyS26… pic.twitter.com/OLoKVuUAPF
— Anvin (@ZionsAnvin) January 12, 2026
Snapdragon 8 Elite Gen 5 « for Galaxy » : puissance, mais aussi stratégie thermique
Le « for Galaxy » n’est pas toujours synonyme de fréquences maximales : Samsung peut choisir un profil plus conservateur pour tenir la température, la consommation, et surtout la performance soutenue. La présence d’un underclock dans un benchmark précoce colle assez bien avec cette logique d’optimisation (plutôt que de « win » un screenshot).
Autre détail : les listings évoquent aussi 12 Go de RAM et Android 16 (probablement One UI 8.5), ce qui correspond à des appareils en phase de test interne, encore loin d’un firmware final.
Et le Exynos 2600 dans tout ça ? Les chiffres sont proches… mais l’histoire est plus longue
La rumeur la plus persistante autour du Exynos 2600 met en avant des scores Geekbench autour de 3 309/11 256 points. Sur le papier, ça veut dire une chose : Samsung a réduit l’écart. Mais deux précisions évitent les conclusions trop rapides :
- Un nœud de gravure plus avancé (souvent présenté comme du 2 nm pour Exynos vs du 3 nm côté Snapdragon) ne garantit pas une victoire brute : tout dépend de l’architecture, des fréquences, de la dissipation et du tuning logiciel.
- Geekbench ne dit presque rien de la performance soutenue (throttling), ni de l’efficacité réelle en usage mixte (caméra, réseau, IA embarquée). C’est souvent là que le « meilleur » chipset se décide.
Ce que ça implique pour 2026 : une gamme plus chère, et une bataille de perception
En parallèle, plusieurs fuites convergent sur un lancement fin février 2026 (souvent daté au 25 février) et une disponibilité en mars, avec des rumeurs de hausse de prix de l’ordre de 30–50 dollars selon les marchés.
Si Samsung augmente les tarifs, l’entreprise n’aura pas le luxe d’un « deux vitesses » perçu comme injuste. D’où l’enjeu : que le Exynos soit enfin « assez proche » pour ne plus être un handicap marketing, même si le Snapdragon conserve l’avantage dans certains scénarios.
En clair : le Galaxy S26 Ultra semble promis à une belle montée en puissance. Mais, le vrai match ne se jouera pas sur un score isolé — il se jouera sur la constance, l’autonomie, la chauffe… et sur la capacité de Samsung à rendre la différence de puce invisible au quotidien.



