Le premier smartphone tri-pliable de Samsung fait beaucoup parler de lui. Mais pas uniquement pour son design futuriste. De nouveaux détails sur les coûts de réparation du Galaxy Z TriFold révèlent une réalité bien plus brutale : remplacer son écran principal pourrait coûter autant — voire plus — qu’un Galaxy S25 Ultra flambant neuf.
Une donnée qui remet en perspective l’audace technologique de ce modèle… et son prix à long terme.
Galaxy Z TriFold : Un triple pli spectaculaire, mais mécaniquement fragile
Lancé le mois dernier, le Galaxy Z TriFold représente l’approche la plus ambitieuse de Samsung en matière de smartphones pliables. Son écran se replie en trois parties pour se transformer en une large surface proche d’une tablette, repoussant encore les limites du form factor mobile.
L’engouement a été immédiat : selon plusieurs sources, le Galaxy Z TriFold se serait écoulé en quelques minutes après son lancement, malgré des volumes extrêmement réduits. Mais cette prouesse d’ingénierie cache une contrepartie évidente : la complexité a un prix, surtout lorsqu’il faut réparer.
Des coûts de réparation qui donnent le vertige
D’après un récent rapport, les tarifs de réparation du Galaxy Z TriFold se décomposent ainsi :
- Écran externe : entre 137 000 et 226 000 wons (environ 80 à 130 euros), un montant relativement comparable à celui du Galaxy Z Fold 7.
- Écran interne tri-pliable : entre 1 657 500 et 1 834 500 wons, soit environ 956 à 1 058 euros, selon l’ampleur des dégâts.
C’est ce second chiffre qui interpelle. À titre de comparaison, le Galaxy S25 Ultra — le flagship classique le plus haut de gamme de Samsung — est actuellement vendu environ 1 673 100 wons en Corée du Sud.
Autrement dit : remplacer l’écran principal du Galaxy Z TriFold peut coûter autant que l’achat d’un Galaxy S25 Ultra neuf.

Un lancement ultra-contrôlé, presque expérimental
Ces tarifs s’expliquent en partie par la rareté extrême du produit. Le rapport indique que Samsung ne livrerait que 15 à 30 unités par grand magasin en Corée du Sud, pour un total d’environ 700 appareils disponibles à l’échelle nationale à ce stade.
Les ventes cumulées seraient volontairement plafonnées, avec un objectif estimé entre 2 500 et 5 000 unités d’ici le début de l’année prochaine. Tout porte à croire que Samsung considère ce TriFold comme une plateforme de test grandeur nature, plutôt qu’un produit grand public.
Le prix à payer pour être en avance sur son temps
Il convient de rappeler que ces informations proviennent d’un blog non officiellement confirmé, et que les tarifs finaux pourraient évoluer. Mais même avec une marge d’erreur, le message est clair : les smartphones pliables de nouvelle génération restent extrêmement coûteux à réparer.
Le Galaxy Z TriFold incarne sans doute une vision du futur du smartphone. Mais, ce futur reste réservé à une poignée d’utilisateurs prêts à accepter un risque financier élevé en cas de casse — ou à souscrire une assurance solide.
Une vitrine technologique plus qu’un produit de masse
Samsung ne cache plus sa stratégie : le Galaxy Z TriFold n’est pas là pour battre des records de ventes, mais pour montrer ce qui est possible. En ce sens, les coûts de réparation astronomiques sont presque cohérents avec son statut de prototype commercialisé.
Le message est limpide : le Galaxy Z TriFold ouvre une nouvelle ère du design mobile, mais réparer cette innovation pourrait coûter aussi cher que de repartir sur un smartphone premium classique.
Une démonstration impressionnante… mais encore loin d’être démocratisée.


