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Infographie : Où est-ce le plus confortable d’être webdesigner, dev ou bien geek dans le monde ?

Avant de lire l’article, je voudrais remercier Caroline Notari. En effet, l’article ci-dessous et notamment l’infographie que vous allez découvrir a été réalisée spécialement pour le blog ! Allez, sans plus attendre je vous laisse le et la découvrir.

Samedi matin, soudain, notre planché a tremblé : bien qu’un démenti ait été publié hier sur Le journal du NET, le site Owni.fr annonçait, dossier à l’appui, que la FFT voudrait refacturer internet au volume de données (ou au temps passé, c’est flou) avec pour motif l’équilibre du marché européen ou quelque chose comme ça, je ne sais plus, mon esprit s’est soudain brouillé et pour le coup, c’est moi qui ai buggé.

Alors je me suis posée beaucoup de questions : si internet est limité, et qu’on repasse au forfait horaire, je fais comment moi ? Et après être passée par “j’augmente mes prix.. muais mais en fait, les clients ne comprennent déjà pas le tarif d’un graphiste alors là.. c’est mort” puis “de toute façon Free ne fera pas ça, c’est contre leur politique. Ils vont donner le ton….?” Prise de panique, je me suis dit : “mince, mais si internet revient limité en France je quitte le pays et je me fais réfugiée économique à San Francisco !” Et là, il m’est venue la question : “ah mais au fait.. ça coute combien le net à San Francisco ?”

Sur cette hypothèse de départ, j’ai décidé d’enquêter sur l’évolution du tarif internet pratiqué dans le monde (en fait, aux USA, ceux qui l’ont inventé, en France et Grande-Bretagne notamment pour comparer) depuis qu’internet est grand public ; et finir par répondre à ma question : “est-ce que vraiment internet ne serait illimité qu’en France ?”

L’enquête est difficile car les chiffres ne sont pas si clairs. Je me suis donc concentrée notamment sur la formule de type Triple Play qui comme nous le savons est illimitée, à une vitesse de 20Mb/s en moyenne, et comprend Données+Tel+TV pour 30€ en France.

J’ai pu trouver assez vite la même offre pour 35€ (moyenne) en Angleterre, mais il faut bien regarder : l’offre en illimité est à 43€ et on vous spécifie “la première année”. Ce qui signifie qu’après, c’est plus cher.

Aux U.S.A. ils ont les mêmes pratiques commerciales et leur meilleur deal est à 69€ ($99) pour un illimité la première année. Je ne peux pas vous donner les prix des années suivantes, ils se gardent tous de l’afficher sur leur site.

Enfin, l’Australie bat les U.S.A. et propose le Triple Play à 75€ par mois en moyenne.

Quand j’ai vu ces chiffres, je n’ai pas compris : comment avait-on pu bâtir la Silicon Valley en payant si cher son accès internet ? Je n’avais toujours pas mes réponses.

J’ai donc continué à fouiller. Il se trouve que dans l’histoire d’internet, aux États-Unis, là où tout a commencé, les premiers fournisseurs d’accès ne payaient pas leur propre accès au réseau, mis à disposition par les fournisseurs de réseau (NSP) pour que les FAI se développent. Ce qu’elles ont fait. En vérité, jusqu’en 1997, les fournisseurs d’accès ne payaient pas pour bénéficier du réseau qu’ils revendaient aux consommateurs $17,50/mois + $3/h de connexion (1995). ce sont les FAI que sont UUNET, Sprint et AT&T qui ont commencé à facturer aux petits FAI leur droit à accéder au réseau. Mais en contre partie, AT&T et MCI ont lancé l’illimité à $20 pour le particulier alors que Netcom vendait 400h/mois pour le même prix et que UUNET chargeait les entreprises, dont la préoccupation était plutôt liée aux performances qu’au low-cost, à $1000/mois.

Hein quoi ? mais c’est horrible !! Et bien c’est-à-dire que Pacific Bell s’est vu pousser des ailes et, inspiré par l’offre de AT&T, la compagnie décide en avril 1996 d’offrir l’accès à internet à 75% des habitants de la baie de San Francisco, Los Angeles, Sacramento et San Diego et d’attribuer des points relais dédiés pour l’accès des entreprises.

Bell Atlantic lui emboitera le pas en proposant les premiers services dédiés aux professionnels et du 56Ko aux particuliers à la moitié de 1996.

Aujourd’hui, dans le monde, tous ne sont pas en haut débit et loin de là. Les U.S.A. ont un débit moyen constaté de 4.8 Mb/s contre 18Mb/s en France. Ceci dit, j’ai l’apriori de penser qu’une telle étude comparative faite en ne conservant que les côtes Ouest et Est aux U.S.A. ferait surement remonter leur moyenne de débit à un niveau très convenable. Quoi qu’il en soit, quand on regarde de près, un américain paye en moyenne 12 fois ce que paye un japonais pour 1Mb/s. Autant dire que les écarts sont énormes.

Il faut donc encore s’y pencher un plus. Ok. Je continue mon expérience et persiste sur mon idée reçue qu’internet est à portée de clic aux U.S.A..

Soudain : ça y est !!! J’ai trouvé ! Et comme d’habitude ces derniers temps la réponse se trouve … chez Google. En effet, Google aurait, en collaboration avec Earthlink Inc, mis a disposition le WiFi gratuit à San Francisco. le projet étant devenu officiel en juin 2007 je suppose qu’il est effectif aujourd’hui ? Cependant je n’ai pas trouvé d’article le relatant.
Ceci étant dit, ils remettent le couvert en avril 2011 et promettent de proposer la fibre (à 1Gb/s !!) à un tarif compétitif dans l’État du Texas.

Pour conclure, alors que sur Dr Peering les prévisions pour le prix du Mb/s sont de $0.63 en 2015 pour les américains, que le coût au Japon est déjà de $0.24 et qu’en France il y a Free, en comptant sur le plan d’action de Google je crois pouvoir affirmer sereinement que le prix d’internet au Mb/s en France n’est pas prêt d’augmenter ou alors, il ne faudra pas croire ce qu’on vous dit (les rapports FFT).

Pour vous servir, j’ai fait ma première infographie à cette occasion et, je dois dire que c’est du boulot de compiler toutes ces données en concept visuel. (et virer le superflus). Étant donné que c’est la première fois que j’effectue l’exercice, celle-ci n’est certainement pas parfaite. Vos avis sur les questions de clarté d’interprétation seront les bienvenus 🙂

Infographie : Où est-ce le plus confortable d'être webdesigner, dev ou bien geek dans le monde ?

N’hésitez pas à partager cette infographie et l’intégrer dans l’un de vos articles.

Petite – 640px large

Moyenne – 960px large

Grande – 1280px large

Quel est votre avis sur ce domaine, des témoignages sur les offres de l’internet fixe à l’étranger ? Un avis sur la qualité du net ? Que pensez-vous du déploiement affiché de Google, prestataire de contenu (CDN), dans son expansion en FAI ?

Mots-clé : enquêteFAIinfographieinternettélécoms
Caroline Notari

L’auteur Caroline Notari

Diplômée de L’université de La Rochelle en Création multimédia j’ai d’abord exercé mon métier /aujourd’hui désigné à juste titre « designer interactif »/ comme ce que l’on appelait maladroitement en 2000 « infographiste multimédia », spécialiste en Flash.
Aujourd’hui indépendante, je suis à la fois designer interactif et consultante en communication visuelle, membre de l’AFD, de Designer Interactifs et de la Jeune Chambre Économique de Bordeaux.