À trois jours de son événement Unpacked (25 février, San Francisco), Samsung se fait trahir par son propre marketing. Des posters promotionnels concernant le Galaxy S26 Ultra sont apparus en ligne affichent un chiffre très précis : jusqu’à 31 heures de lecture vidéo sur une charge.
Le détail a l’air banal — il ne l’est pas. C’est exactement la promesse déjà mise en avant sur le Galaxy S25 Ultra, au mot près.
31 heures, encore : pourquoi ce chiffre pèse lourd
Un chiffre d’autonomie « vidéo » ne révèle pas officiellement la capacité batterie. Mais, il a une valeur d’indice : la lecture vidéo est un scénario stable, relativement « light » pour un SoC moderne, et surtout très comparable d’une génération à l’autre.
Si le Galaxy S26 Ultra devait embarquer une batterie plus grande que les 5 000 mAh (typique) du Galaxy S25 Ultra, Samsung aurait eu tout intérêt à monter la promesse — ou au minimum à la rafraîchir. Le fait de rester sur 31 h renforce donc l’hypothèse d’une capacité inchangée, comme l’indiquent aussi les posters décrits par plusieurs médias.
Snapdragon 8 Elite Gen 5 : plus efficient… donc pourquoi ne pas annoncer plus ?

C’est là que la narration devient intéressante. Le Galaxy S26 Ultra devrait s’appuyer sur le Snapdragon 8 Elite Gen 5, que Qualcomm présente comme plus performant et nettement plus efficient côté CPU/GPU — avec des gains de performance par watt qui devraient se ressentir sur des charges quotidiennes et sur l’IA.
En théorie, un SoC plus efficient + une batterie identique = une autonomie qui progresse… ou, au minimum, une autonomie analogue mais avec plus de marge pour d’autres postes (écran plus lumineux, IA plus active, etc.). Le choix de conserver la même promesse marketing peut donc aussi se lire comme une stratégie prudente : Samsung préfère annoncer un chiffre « sûr », quitte à laisser les tests prouver un gain réel.
Charge : « 0 à 75 % en 30 min », soit (presque) la même histoire
Autre indice venu des posters : 0 → 75 % en 30 minutes. Là encore, on est sur une formulation qui ressemble à une continuité plus qu’à une révolution. Il circule des rumeurs de 60 W filaires (contre 45 W sur le précédent Ultra), mais si le temps « jusqu’à 75 % » ne bouge pas, l’écart peut être surtout technique : courbe de charge plus stable, gestion thermique, optimisation de longévité batterie… bref, des gains qui ne se traduisent pas forcément par un chrono spectaculaire.
Les mêmes éléments marketing évoquent un ensemble photo qui resterait très proche : 200 mégapixels pour le capteur principal, 50 mégapixels pour le capteur ultra grand-angle, 50 mégapixels pour le capteur périscope 5x, 10 mégapixels pour le capteur télé 3x, et 12 mégapixels pour le selfie.
Si cela se confirme, l’amélioration se jouera moins sur les capteurs que sur l’algorithme (One UI 8.5 / pipeline photo/IA).
La vraie nouveauté mise en avant : « Privacy Display »
Là où Samsung semble vouloir créer un effet « waouh », c’est ailleurs : un Privacy Display qui réduit la visibilité de l’écran depuis les angles, pour limiter le « surf sur l’épaule ».
Pris ensemble, ces posters racontent un Galaxy S26 Ultra très « Samsung » : itération, polissage, et une nouveauté ciblée (ici, la confidentialité) plutôt qu’un bond de spécifications. Si la batterie reste à 5 000 mAh et que la charge ne « change » pas visiblement, tout reposera sur deux choses :
- l’efficience réelle du Snapdragon 8 Elite Gen 5, au-delà des promesses,
- l’optimisation logicielle (One UI 8.5) qui peut, ou non, compenser l’absence de « bigger numbers ».
Le 25 février, Samsung devra donc prouver qu’un flagship peut se vendre sur une idée simple : mieux faire, pas forcément plus.



