Xiaomi n’a pas attendu le printemps pour relancer la guerre du « meilleur smartphone au prix le plus insolent ». Le 29 janvier en Chine, la marque dévoilera officiellement la série Redmi Turbo 5, avec un modèle « Max » qui assume une promesse simple : plus d’endurance, plus de puissance, plus de style, sans grimper dans les tarifs premium.
Le discours est clair : Redmi veut dominer la tranche des 2 500 yuans (environ 300 euros selon les conversions habituelles) — celle où l’on achète un smartphone « sérieux » sans basculer dans les prix flagship. Lu Weibing (Xiaomi/Redmi) positionne la série Turbo comme un pont entre mainstream et haut de gamme, avec un message sous-jacent : « les composants coûtent plus cher, donc on compresse tout ailleurs… sauf la perf ».

Redmi Turbo 5 Max : Dimensity 9500 s + batterie 9000 mAh, la recette « performance longue durée »
La tête d’affiche, c’est le Redmi Turbo 5 Max, annoncé comme le premier smartphone à embarquer le Dimensity 9500 s de MediaTek.
Côté architecture, les fuites et fiches techniques publiées convergent :
- gravure TSMC N3E,
- CPU 1× Cortex-X925 (jusqu’à 3,73 GHz) + 3× Cortex-X4 (3,30 GHz) + 4× Cortex-A720 (2,40 GHz),
- GPU Mali Immortalis-G925 MC12.
L’autre chiffre qui écrase tout : une batterie d’une capacité de 9 000 mAh. Et, Redmi n’en fait pas qu’une ligne marketing : la charge rapide est annoncée à 100 W avec PPS, plus 27 W de charge filaire inversée, et même des fonctions type « bypass charging » pour limiter l’échauffement en jeu/usage intensif.
Le signal est intéressant : Redmi ne vend pas seulement une grosse batterie, mais une endurance exploitable, pensée pour les usages lourds (gaming, vidéo, hotspot, IA embarquée) — exactement là où les téléphones « performants » finissent souvent par se comporter comme des sprinters.
Design : le « milieu de gamme » veut enfin ressembler à un objet désirable
Redmi promet un châssis plus premium qu’à l’habitude : cadre métal CNC, dos en fibre de verre, déco photo « racetrack » et signature lumineuse (double anneau/turbine à bande lumineuse), avec une nouvelle teinte Sea Breeze Blue mentionnée dans les teasers.
Dans l’esprit, Xiaomi essaie de tirer le Turbo vers un terrain « quasi-flagship » : pas seulement des specs, mais une présence en main et une finition qui ne crie pas « compromis ».
Redmi Buds 8 Pro et Pad 2 Pro Harry Potter : la logique écosystème, version pop culture
Le lancement ne se limite pas au smartphone.
Xiaomi devrait introduire les écouteurs Redmi Buds 8 Pro, mettant en avant une approche « double techno » (transducteurs piézo + dynamique) et une fiche audio ambitieuse pour la gamme : double driver céramique piézo 6,7 mm + driver dynamique 11 mm titane, codecs dont MIHC (maison) et LHDC, et ANC jusqu’à 55 dB/5 kHz (ultra-large bande).

De plus, la marque chinoise devrait lever le voile sur la Redmi Pad 2 Pro Harry Potter Edition : là, on est dans l’objet collector — gravure inspirée de Poudlard et personnalisation poussée, avec des accessoires thématisés. Xiaomi en a déjà fait un axe « édition spéciale » qui vise autant les fans que l’écosystème maison.

Redmi parie sur la « valeur d’usage », pas sur le buzz
Ce Redmi Turbo 5 Max illustre une tendance 2026 très nette : les marques n’essaient plus seulement d’être puissantes, elles essaient d’être puissantes longtemps. Le couple « SoC de haut niveau + énorme batterie + charge rapide + gestion thermique logicielle » vise un utilisateur fatigué du smartphone premium qui brille sur benchmark… puis s’écroule à la 4e heure de route ou à la 2e session de jeu.
Reste une question centrale : le poids et l’épaisseur. Une batterie à 9000 mAh impose presque toujours un compromis mécanique. Si Redmi réussit à garder l’objet agréable — et à tenir la promesse d’une autonomie réellement supérieure, pas seulement théorique — le Turbo 5 Max pourrait devenir un repère dans cette zone de prix.








