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Smartwatches

Et si Android Wear dominait notre poignet ?

En lançant Android Wear, Google a revendiqué son droit au titre de maître dans la technologie portable. Tout ce qui s’est passé avant doit être considéré comme un précurseur. Cependant, elle n’a pas lancé quelque chose de tangible comme une montre connectée, ou encore les Google Glass. En fait, Google n’a rien publié de réel, autrement un produit physique. Au lieu de cela, le géant de la recherche a dévoilé un système d’exploitation complet dédié à rendre tous les objets connectés géniaux. De ce que nous avons vu jusqu’à présent, Android Wear a le potentiel de tenir sa promesse.

Prendre le contrôle d’un nouveau marché en plein essor de cette façon, et même si le produit final a un aspect plutôt cool, c’est une stratégie courageuse qui pourrait s’avérer gagnante à l’avenir. Mais, celle-ci n’est pas vraiment une découverte pour Google qui a déjà opéré de la même manière auparavant. Lorsque Apple a annoncé l’iPhone en 2007, Android n’existait même pas, et il a fallu beaucoup de travail de la part de Google pour se rattraper. Finalement, comme nous le savons tous, Android est devenu le système d’exploitation mobile le plus dominant, mais s’il avait été pensé en amont, les choses auraient été beaucoup plus faciles.

Avec Android Wear, c’est exactement ce qu’elle espère faire. Apple pourrait avoir quelque chose à lancer dans le secteur avant la fin de l’année. Tim Cook a exprimé un intérêt sur ce dernier, mais à ce jour, Apple n’a rien présenté. Quant à Microsoft, et même si la firme de Redmond décide de lancer une smartwatch plus tard dans l’année, celle-ci n’est pas sûre d’avoir la même attirance que pourrait l’avoir celle de Apple ou encore Google.

Google va devoir s’armer de constructeurs pour s’imposer

Cependant, un système d’exploitation seul ne pas pouvoir s’imposer, et c’est pourquoi Google a eu la bonne idée de rassembler une équipe de constructeurs et d’autres entreprises pour créer les premiers dispositifs. Pour l’instant, LG et Motorola sont les premiers à avoir lancé les hostilités.
En effet, LG a annoncé la G Watch, tandis que Motorola a mis au point la Moto 360. C’est d’ailleurs cette dernière qui pourrait chambouler le marché. Pourquoi ? Tout simplement car elle a une forme arrondie – vous savez, comme 90% des montres que nous portons déjà. Avec un écran tactile couleur, l’intégration de Google Now, la commande vocale, et à en juger par les photos, il s’agit-là d’une conception que je serais prêt à disposer d’avoir au poignet. Samsung, Asus, HTC et Qualcomm sont également attendus pour lancer un objet connecté, et même une société établie qu’est Fossil.

Moto 360 sous Android Wear

Google et son clan ne vont pas sous-estimer Apple, et le G Watch et la Moto 360 sont toutes deux prévues pour une sortie estivale. Cela est essentiel si Google va avoir une longueur d’avance. Si l’iWatch est réellement un produit qui arrivera cette année, on peut fortement douter que celle-ci arrivera avant septembre. Si LG, Motorola, et d’autres vendent ces appareils avec leurs smartphones Android haut de gamme, la combinaison pourrait être suffisante pour tenter beaucoup de possible consommateurs plus enclin à acheter des dispositifs avec une pomme croquée, qu’un Bugdroid, et c’est exactement ce que Google veut.

Android Wear n’est pas qu’une mauvaise nouvelle pour Apple, mais peut l’être pour de nombreuses smartwachs déjà en vente. Le smartwatch ayant vaguement connu un succès pour le moment est le Pebble, une montre connecté qui n’est pas sur Android. Elle a une forte communauté derrière elle, et fonctionne avec les dispositifs Android et iOS. Cependant, son OS noir et blanc semble « dépassé » à côté de celui de la Moto 360.

Est-ce vraiment un projet viable ?

L’introduction de Android Wear a tous les signes de devenir un triomphe stratégique, mais est-ce vraiment ce dont tout le moment s’attend ?

Peut-être que les gens ne veulent pas smartwatchs : d’abord, il existe déjà une apathie de la clientèle vers la technologie portable. Mais alors que jusqu’ici il a été dit que seul le design était la raison pour laquelle les smartwatchs n’étaient pas populaires, aujourd’hui on se demande si on a réellement besoin d’un dispositif pour accompagner notre smartphone. Si les gens ordinaires ne voient pas la nécessité d’acheter une Moto 360 ou une de la même gamme, alors ce sera la preuve que le monde n’est pas encore prêt pour une telle technologie, ou que l’industrie n’arrive simplement pas à donner ce que le public attend.

Android Wear arrivera t-il à convaincre ?

La montre de Motorola ne sera forcément pas un must-have dès son lancement, surtout que celle-ci n’est pas encore prête… Lors de l’annonce de Google, tout ce que nous avions était une image de la soi-disant montre, sans pour autant voir celle-ci. Puis, quelques jours après, Motorola a créé un hangout pour parler de son projet, mais la firme n’a pas montré la montre, ni même mentionné les spécifications de celle-ci, sauf le fait que l’écran est rond. Alors que Motorola a connu des derniers mois agités, cela pourrait avoir un impact sur sa capacité à fournir un tel dispositif innovant à temps…

Attention à la concurrence…

Mais, autant Android Wear semble alléchant, l’iWatch pourrait être si bonne que celle-ci ferait table rase de tout l’existant. Apple l’a fait auparavant, et pourrait le faire à nouveau. Si l’iWatch arrive rapidement, Android Wear pourrait être soufflé par la montre connectée d’Apple. Nous sommes loin d’être convaincu de ce qui va se passer, mais il est évident que nous pouvons compter sur d’Apple. Elle cache quelque chose.

Alors oui il y a des “si” sur la domination de Android Wear, mais Google sait ce qui est en jeu ici et a de grands plans pour l’avenir. Décisif, puissant, et potentiellement livré exactement au bon moment pourraient être les composantes parfaites pour son expansion. Je suis très heureux, et vous devriez l’être aussi.

Mots-clé : Android WearGoogleMoto 360
Yohann Poiron

L’auteur Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.