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Google Pixel 11 : la Reconnaissance faciale nouvelle génération repoussé, encore une fois

Google Pixel 11 : la Reconnaissance faciale nouvelle génération repoussé, encore une fois
Google Pixel 11 : la Reconnaissance faciale nouvelle génération repoussé, encore une fois

Attendu comme une réponse directe à Face ID, le projet Toscana de Google pourrait finalement manquer le rendez-vous du Pixel 11. Une fuite récente évoque un retard technique, repoussant l’arrivée d’un système de reconnaissance faciale réellement sécurisé sur les smartphones Pixel.

Un projet ambitieux… mais toujours pas prêt

Depuis plusieurs mois, Google travaille sur « Project Toscana », une solution de reconnaissance faciale avancée censée rivaliser avec celle de Apple. Mais selon les dernières indiscrétions, cette technologie ne serait pas intégrée au Google Pixel 11. En cause : un développement encore incomplet, malgré des phases de test prolongées, y compris sur des Chromebooks.

L’objectif était pourtant clair : proposer une Reconnaissance faciale rapide, fiable et fonctionnelle en basse lumière — trois domaines où Apple conserve une avance notable.

Face ID en ligne de mire, mais un défi technique majeur

Le système Toscana reposerait sur une combinaison de capteurs infrarouges proches (near-IR) et, potentiellement, sur une technologie sous écran. Une architecture proche de celle utilisée par Face ID.

Sur le papier, cela permettrait une reconnaissance faciale en 3D, un déverrouillage rapide même dans l’obscurité et une sécurité compatible avec paiements et applications sensibles.

Mais, ce type de système exige une précision extrême. Le moindre compromis peut poser des risques en matière de sécurité — un point critique pour Google.

Le précédent Pixel 4 : une leçon encore présente

Ce retard rappelle un précédent marquant : celui du Google Pixel 4. À l’époque, Google avait introduit un système de reconnaissance faciale avancé avec des capteurs 3D dédiés et un radar Soli pour anticiper les mouvements.

Sur le plan technique, l’approche était ambitieuse. Mais rapidement, un problème majeur est apparu : le téléphone pouvait se déverrouiller même avec les yeux fermés.

Malgré une correction logicielle, la confiance avait été entamée. Résultat : Google a abandonné cette voie matérielle dès la génération suivante.

Pixel 11 : des avancées ailleurs, mais un manque stratégique

Même sans Toscana, le Google Pixel 11 ne serait pas dépourvu d’innovations :

  • Nouvelle puce Tensor G6
  • Capteurs photo améliorés
  • Écrans OLED plus lumineux
  • Modem MediaTek M90
  • Nouvel éclairage RGB sur les modèles Pro

Mais, l’absence d’une Reconnaissance faciale sécurisée reste un angle mort. Aujourd’hui, la reconnaissance faciale sur Pixel repose principalement sur la caméra frontale — une solution pratique, mais limitée en sécurité.

Une bataille biométrique que Google ne peut pas ignorer

Face à Apple et son écosystème verrouillé autour de Face ID, Google joue une partition plus fragmentée. Le défi est double : offrir une solution aussi sécurisée que celle d’Apple, et l’intégrer sans sacrifier le design (encoche, capteurs visibles, etc.). Le Project Toscana représentait une tentative de synthèse entre innovation matérielle et discrétion visuelle.

Ce retard peut frustrer, mais il révèle aussi une réalité essentielle : en matière de biométrie, la précipitation n’est pas une option. Un système imparfait ne serait pas seulement un défaut technique — il deviendrait un risque pour les paiements, les données personnelles et la confiance utilisateur.

Google semble donc faire un choix stratégique : retarder pour mieux sécuriser. Dans une industrie où l’IA accélère tout, cette décision rappelle une chose fondamentale : certaines technologies doivent être irréprochables avant d’exister.

Tags : Face IDGooglePixel 11Project Toscana
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.