vivo continue de teaser le vivo X300 Ultra comme on déroule une bande-annonce : après avoir mis en avant son impressionnant objectif téléphoto Zeiss de 400 mm, la marque change d’angle et revendique désormais une ambition plus large — faire du téléphone un outil de création vidéo cohérent, du tournage à l’étalonnage.
vivo X300 Ultra : Du « bon en photo » au « sérieux en vidéo »
La promesse, telle qu’elle est formulée dans les communications relayées ces derniers jours, est claire : le vivo X300 Ultra serait pensé pour la vidéographie mobile avec une colorimétrie « cinéma », une capture Log améliorée et un audio plus travaillé.
Le point qui frappe le plus sur le papier : vivo annonce une capture multi-focale en 4K à 120 fps, y compris en 10-bit Log et Dolby Vision, et surtout sur l’ensemble des caméras arrière.
L’idée n’est pas seulement de faire « une belle séquence » sur le module principal, mais de conserver une continuité quand on passe de l’ultra grand-angle au téléobjectif.
Log, LUT et ACES : le téléphone qui parle le langage des plateaux
Vivo pousse un discours très « workflow », avec des fonctions qu’on associe habituellement à des rigs bien plus lourds :
- Prévisualisation Log avec LUTs 3D personnalisées (monitoring) pour voir une image « étalonnée » en direct pendant l’enregistrement.
- Compatibilité ACES, afin d’intégrer plus facilement les rushes du smartphone dans un pipeline d’étalonnage standardisé, y compris aux côtés de caméras cinéma.
- Vivo mentionne aussi un encodage pro (type APV 422) pour rapprocher la sortie vidéo des attentes « caméra », du moins sur le plan de la matière et de la latitude en post-prod.
Dans ce contexte, la « Video Color Palette » évoquée dans certains supports ressemble moins à un gadget qu’à une façon de donner une main plus fine sur la texture (tons, saturation, contraste) sans obliger l’utilisateur à entrer dans un tunnel d’options obscures.
Stabilisation et focales : l’obsession de la cohérence
vivo insiste aussi sur la stabilisation, en particulier autour d’une focale 85 mm (très utilisée en portrait et en plans « ciné » serrés). L’enjeu est simple : sur smartphone, le téléobjectif est souvent le maillon faible en vidéo (micro-tremblements, pompage, perte de détail). En promettant une stabilisation « exceptionnelle », Vivo vise précisément cette zone.
Autre marqueur « créateur » : l’audio. vivo met en avant un système quad-mic avec des presets censés mieux isoler les voix et réduire le bruit ambiant selon les situations. Ce n’est pas une révolution en soi, mais c’est un aveu intéressant : pour faire de la vidéo « sérieuse », il faut arrêter de traiter le son comme une note de bas de page.
Un smartphone… mais pensé comme une plateforme

Le vivo X300 Ultra ne se vend pas seulement comme un téléphone, mais comme une plateforme d’accessoires : grip, cage (partenariat SmallRig), ventilateur de refroidissement, et un système d’extension optique autour du Zeiss Telephoto Extender Gen2 Ultra qui pousse la focale jusqu’à 400 mm (équivalent), avec une logique de « tournage modulaire ».
Ce choix est très révélateur : vivo veut séduire la génération qui tourne au smartphone, mais qui accepte de « s’équiper » quand elle passe en mode production.
La vidéo mobile entre dans sa phase « industrie »
Ce teasing du vivo X300 Ultra raconte une évolution plus large : la vidéo smartphone ne cherche plus seulement à être « belle », elle cherche à être intégrable. Log propre, LUTs en monitoring, ACES, accessoires, refroidissement… tout cela vise à réduire le fossé entre « je filme un reel » et « je peux m’insérer dans un flux pro ».
Et l’autre message, presque politique, est celui-ci : vivo confirme que le vivo X300 Ultra aura une portée internationale plus large que certains Ultras précédents. Autrement dit, la marque veut jouer cette bataille « cinéma de poche » au-delà de la Chine.
Reste la vraie question : la promesse sera-t-elle tenue sur la durée — gestion thermique, constance de l’AF, rolling shutter, qualité réelle du Log, rendu Dolby Vision… — autant de points qui ne se gagnent pas en communiqué, mais en rushes. Vivo a planté le décor : au lancement, il faudra livrer le film.



