À moins d’une semaine de sa présentation, le Pixel 10a donne enfin un vrai motif d’attention — non pas une révolution, mais un indice de stratégie. De nouvelles images attribuées à Evan Blass montrent le Pixel 10a dans ses principales couleurs et confirment une évolution de design aussi discrète que symbolique : un bloc photo désormais « flush », sans rebord.
Le genre de retouche qui ne fait pas rêver une fiche technique… mais qui raconte comment Google repositionne sa gamme « a ».
Pixel 10a : Quatre couleurs, et une star évidente : Berry
La fuite expose le Pixel 10a dans quatre teintes : Obsidian (noir), Lavender (violet bleuté), Fog (gris-vert), et Berry (rouge vif).
Le coloris Berry, surtout, ressemble à une décision marketing assumée : une couleur « signature » qui sert d’aimant en vitrine. Google a souvent été prudent avec ses palettes sur le milieu de gamme — ici, l’idée semble plutôt d’injecter une dose de désir immédiat.
C’est l’autre détail que ces images mettent en avant : l’ensemble photo serait totalement au niveau de la coque, sans la petite lèvre/relief observée sur la précédente génération. Autrement dit, le Pixel 10a jouerait la carte du dos « propre », plus stable posé sur une table, et potentiellement plus protecteur pour les lentilles (moins d’accroches, moins d’arêtes).
Ce n’est pas un « wow effect », mais c’est le genre d’ajustement qui, additionné à un bon prix, fait basculer un achat impulsif.
Une sortie imminente : précommandes confirmées le 18 février
Sur le calendrier, on n’est plus dans la rumeur : Google annonce officiellement des précommandes le 18 février via sa page dédiée. Et, plusieurs sources évoquent ensuite une disponibilité début mars, dans la continuité des lancements « a » récents.
Le vrai sujet : à part la couleur, est-ce vraiment un nouveau téléphone ?
C’est ici que le Pixel 10a devient intéressant… pour de mauvaises raisons. Une partie des fuites suggère une recette très proche du Pixel 9a, au point de faire du Pixel 10a une « refonte » plus qu’une nouvelle génération. Côté puce, par exemple, plusieurs informations indiquent que Google recyclerait le Tensor G4 (plutôt que le Tensor G5 de la série Pixel 10), un choix interprété comme une optimisation coûts/marges.
En parallèle, l’argument « concret » du Pixel 10a pourrait se jouer sur l’endurance et la solidité : une fuite d’étiquette énergie UE donne 53 h 14 min d’autonomie testée, une note A en efficacité, 1 000 cycles avant de passer sous 80 % de capacité, et une résistance IP68.
Google mise-t-il sur le Pixel « a » comme simple option de catalogue ?
Le paradoxe est là : le Pixel « a » s’est longtemps vendu comme le Pixel malin, celui qui reprend l’essentiel du flagship à un prix respirable. Si le Pixel 10a conserve une base très proche du 9a (jusqu’au SoC), Google prend un risque : transformer la gamme « a » en produit de remplissage au moment où… le Pixel 9a est déjà massivement remisé.
Dans ce contexte, la stratégie « Berry + design propre + autonomie certifiée » ressemble à une tentative de faire du 10a un objet désirable sans nécessairement le rendre plus puissant. Un repositionnement plus lifestyle, moins « mini-flagship ».








