Pendant longtemps, ajouter un appareil tiers à Google Home tenait de la loterie : QR code, détection automatique, ou… débrouille. Google est en train de corriger ça avec un nouveau parcours de configuration qui mise sur une idée simple — vous laisser chercher votre marque ou votre modèle — et ce flux commence visiblement à apparaître dans l’app grand public.
Google a entamé depuis fin 2025 une refonte plus large de l’expérience Google Home, « redessinée pour Gemini », avec une obsession : rendre l’app plus rapide, plus cohérente et moins fragile au quotidien.
Dans ce cadre, l’étape la plus critique reste l’arrivée : connecter un nouvel appareil. Or, c’est précisément là que les systèmes domotiques perdent des gens.
Google Home : « Ajouter une autre façon » et une barre de recherche
Le nouveau flux conserve le point d’entrée habituel (le + en haut à droite), qui ouvre le scanner de QR code. Mais désormais, si votre appareil n’a pas de QR code — ou si la détection ne marche pas — un bouton « Ajouter une autre façon » apparaît.
À partir de là, Google Home affiche une barre de recherche, une liste d’apps/services suggérés, et surtout la possibilité de chercher par marque ou par modèle d’appareil.
Quand vous sélectionnez un appareil, l’application propose ensuite deux voies : scanner un QR code (si disponible), ou entrer manuellement un code d’appairage (souvent imprimé sur l’appareil ou l’emballage). Autre détail malin : certaines fiches affichent des images des appareils, histoire d’éviter le mauvais choix quand une gamme entière porte des noms presque identiques.
Déploiement : ça arrive, mais pas partout en même temps
Des utilisateurs commencent à voir ce nouveau workflow sur des versions publiques de l’app, notamment autour de la branche 4.x (exemple repéré : 4.6.55.1). Et, Google mentionne déjà des correctifs liés à une « page de recherche d’appareils » dans ses notes « Quoi de neuf », ce qui colle bien avec l’idée d’un flux qui s’appuie davantage sur la recherche.
Ce n’est pas qu’un confort. C’est un repositionnement : Google Home se met à traiter l’ajout d’objets comme un catalogue intelligible, pas comme une suite de pièges. À l’échelle, ça peut réduire les abandons lors de l’installation, faciliter l’intégration de produits « moins bien documentés », et rendre l’écosystème plus accueillant pour les marques tierces.
En clair, Google ne réinvente pas la domotique : il enlève les ronces au bord du chemin. Et dans la smart home, c’est souvent ce qui fait la différence entre « j’ai acheté un objet » et « je l’utilise vraiment ».






