Nothing vient de lâcher une allumette dans la flaque d’essence de la pop culture tech : un teaser sobre, un wordmark retravaillé, et cette phrase grandiloquente — « GETTING READY TO MAKE HISTORY » — qui suffit à déclencher une tempête de spéculations.
La théorie la plus bruyante : un partenariat avec Jaguar, porté par des ressemblances typographiques et un vieux « meme » que la marque londonienne n’a jamais vraiment laissé mourir.
Un teaser officiel, pas d’annonce de produit pour Nothing
Le fait dur, vérifiable : Nothing a publié sur X une image mettant côte à côte son identité « dot matrix » et une version plus lisse, aux lettres arrondies, sous le slogan « Getting ready to make history ». Plusieurs médias y voient le signal d’un rebranding (au moins partiel) plutôt qu’un simple exercice graphique.
GETTING READY TO MAKE HISTORY pic.twitter.com/cnvnQitego
— Nothing (@nothing) January 19, 2026
Pour l’instant, rien n’officialise une collab. Le teaser est une promesse, pas une preuve.
Pourquoi Jaguar revient dans l’équation ?
La spéculation Jaguar ne sort pas de nulle part. Fin 2024, Jaguar a lancé une campagne de repositionnement très commentée sous le slogan « Copy Nothing », avec un univers graphique et typographique qui a fait réagir (beaucoup). Nothing avait alors joué la carte du troll élégant : « Copy Jaguar », parodie de la forme, miroir de la punchline.

Aujourd’hui, l’allusion typographique perçue par une partie du public — et même le fait que Nothing entretienne le clin d’œil dans les réponses — suffit à relancer l’idée d’un lien plus profond. Des médias design ont d’ailleurs explicitement rapproché le nouveau wordmark de Nothing de « flashbacks Jaguar ».
Collab ou simple storytelling ? Le scénario le plus probable
À froid, il y a deux lectures :
- Le « meme » comme carburant marketing (la plus crédible aujourd’hui) : Nothing est une marque née de l’Internet : elle sait transformer un détail graphique en conversation mondiale. Un rebranding « à la Jaguar » peut être une manière de raconter l’ambition (« make history ») sans annoncer encore un produit précis. Les articles qui couvrent l’affaire parlent surtout d’un changement d’identité et d’un débat de fans, pas d’un dossier de partenariat solide.
- Une vraie édition spéciale Nothing × Jaguar (pas impossible, mais non démontré) : Le marché adore ces alliances « tech × luxe auto » (Porsche Design, Aston Martin, etc.) — donc l’idée n’est pas absurde. Mais pour que ce soit plus qu’un coup de com », il faudrait des signaux concrets : dépôts de marque, teasers croisés, landing pages, mentions officielles… rien de tout ça n’a encore émergé dans les sources fiables disponibles.
Si c’est une collab : qu’est-ce que Nothing et Jaguar y gagneraient ?
Nothing gagnerait un raccourci premium : une aura « design britannique » immédiatement lisible, un storytelling de performance/élégance, et un produit collector parfait pour générer du désir sans volumes gigantesques.
Jaguar, en pleine réinvention de marque autour de « Copy Nothing / Delete Ordinary », gagnerait un accès direct à une audience jeune, design-driven, et surtout une capacité à « faire parler » sans passer par les canaux auto traditionnels. Jaguar continue d’ailleurs d’utiliser « Copy Nothing » comme pilier de plateforme créative.
La meilleure grille de lecture, aujourd’hui, c’est celle-ci : Nothing prépare un virage d’identité visuelle. Jaguar n’est peut-être qu’un miroir — un repère culturel facile à activer — pour amplifier l’écho du teaser.
Et c’est là que Nothing joue gros : sa « dot matrix identity » est l’une des rares signatures réellement reconnaissables du smartphone moderne. S’en éloigner, même partiellement, c’est accepter un risque : perdre une singularité instantanée… pour gagner en maturité et en « premium perception ». En clair : Nothing veut peut-être moins ressembler à une start-up culte, et davantage à une marque installée.
Ce n’est pas forcément « faire l’histoire ». Mais c’est typiquement le genre de bascule qui décide si une marque devient un chapitre… ou une ligne de produits.



