Au CES 2026, HP tente un coup de billard à trois bandes : réduire l’encombrement, simplifier les postes de travail… et cocher la case « AI PC » sans imposer un mini-PC de plus sous le bureau.
Le EliteBoard G1a est un clavier membrane qui embarque un PC Windows 11 complet, pensé pour le bureau partagé et les équipes hybrides — un objet presque invisible, mais stratégiquement très « 2026 ».
HP EliteBoard G1a : Un clavier-PC pour la guerre des bureaux flexibles
Le EliteBoard G1a s’inscrit dans une tendance claire : les entreprises veulent des postes déployables vite, faciles à standardiser, et moins sensibles aux aléas des espaces partagés. HP vend l’idée d’un « desktop » qui se transporte comme un périphérique : vous arrivez, vous branchez à un écran USB-C, vous connectez la souris, et vous repartez.
Le format sert autant le confort IT (moins de boîtiers à gérer) que la réalité terrain (moins de câbles et de volumes sur des bureaux déjà encombrés par les docks, hubs, badges et accessoires).
Et oui, le clin d’œil aux « ordinateurs-claviers » historiques est assumé — sauf qu’ici, on parle d’un produit pro, pas d’un exercice nostalgique.
Fiche technique : le plus fin des x86 « transportables », avec une vraie orientation Copilot+
Sur le papier, HP pousse fort sur la compacité : 12 mm d’épaisseur et environ 750 g. Certaines sources évoquent aussi 676 g sans batterie, ce qui suggère un poids variable selon configuration.

À l’intérieur, HP mise sur les AMD Ryzen AI 300, avec jusqu’à 50 TOPS côté NPU, ce qui lui permet de revendiquer le statut Copilot+ PC et l’exécution de fonctions IA localement. Les configurations mentionnées vont du Ryzen AI 5 350 au Ryzen AI 7 370 Pro, avec jusqu’à 64 Go de DDR5 et 2 To de stockage.
Le EliteBoard G1a embarque aussi l’essentiel pour les visios et l’usage « poste complet » : haut-parleurs intégrés, double micro, et une connectique orientée bureau moderne. Côté options, on retrouve un capteur d’empreintes et une batterie amovible (des sources parlent de 35 Wh, d’autres de 32 Wh, avec environ 3,5 heures annoncées en productivité).
Enfin, c’est un produit très « entreprise » dans son ADN : Windows 11 Pro et HP Wolf Security for Business, avec un discours de protection « hardware-enforced » pour sécuriser les workflows, y compris IA.
Gadget de salon ou vrai outil IT ?

Le EliteBoard G1a n’essaie pas de remplacer un laptop. Il vise un autre combat : le poste fixe qui n’a plus vraiment de place, ni physiquement, ni culturellement, dans les organisations en flex office.
Ce concept coche plusieurs cases :
- Standardisation : un même « poste » peut voyager, être rangé, prêté, remplacé.
- Sécurité et conformité : Windows Pro + suite sécurité maison, c’est le langage des DSI.
- IA locale : le NPU devient un argument de souveraineté pragmatique (moins de dépendance au cloud pour certaines tâches, au moins en théorie).
Mais il y a aussi des angles morts évidents : sans écran intégré, l’expérience dépendra énormément des moniteurs disponibles (USB-C, hubs, qualité de dock, compatibilité), et l’autonomie annoncée (autour de 3,5 h) ressemble plus à un « mode dépannage/salle de réunion » qu’à une promesse de mobilité.
HP montre le EliteBoard G1a à CES 2026 et vise des expéditions à partir de mars, sans prix communiqué pour l’instant.



