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Intelligence Artificielle

OpenAI prépare son premier device avec Jony Ive : design validé, sortie en moins de deux ans

jony ive sam altman

Le mystère entourant le premier device de OpenAI commence enfin à se dissiper. Après deux ans de développement discret, Sam Altman et Jony Ive confirment que le design est désormais figé et qu’un prototype circule déjà entre leurs mains.

La commercialisation, elle, pourrait intervenir dans « moins de deux ans », selon Ive. Un calendrier qui place l’arrivée de cette nouvelle catégorie d’objet quelque part entre fin 2026 et début 2027.

Un appareil sans écran, pensé comme un compagnon plutôt qu’un gadget

On ne sait encore presque rien de ce produit — volontairement. Mais, les rares indices connus convergent : l’appareil serait sans écran, de la taille d’un smartphone, et conçu pour s’intégrer en douceur dans la vie quotidienne. Une philosophie qui rappelle les tentatives de rupture comme le Humane AI Pin ou le Rabbit R1, mais avec l’exigence esthétique et la rigueur industrielle d’un ancien Chief Design Officer d’Apple.

Sam Altman résume ainsi l’ambition du duo : « Nous voulions quelque chose de simple, beau, ludique. Il y avait une version précédente, excitante… mais je n’avais pas cette envie instinctive de le prendre en main et de croquer dedans. Et soudain, nous y sommes arrivés ».

Une intention presque enfantine, assumée par Ive, qui parle d’un design « presque naïf », mais mûri jusqu’à ce qu’il devienne évident.

Jony Ive réactive son mantra : simplicité, tactilité, absence de frictions

Lors de l’échange avec Laurene Powell Jobs à l’Emerson Collective Demo Day 2025, Ive a livré une déclaration qui dit tout de sa vision : « J’adore les solutions qui semblent presque naïves dans leur simplicité, et aussi les objets sophistiqués que l’on veut toucher, sans intimidation. Des outils que l’on utilise presque sans réfléchir ».

En clair : pas un appareil futuriste bardé d’écrans, mais un objet intuitif, presque organique, pensé pour s’effacer au profit de l’interaction avec l’IA.

C’est exactement la direction dans laquelle Altman pousse OpenAI : des interfaces plus humaines, moins techniques, capables de comprendre le contexte, de répondre de manière proactive, et d’agir comme une extension naturelle de l’utilisateur.

L’échange s’est conclu par un échange complice. Altman : « J’espère que lorsque les gens le verront, ils se diront : “C’est ça !” », et Ive : « Oui. Ils le diront. ». Une assurance presque provocatrice dans un secteur où les tentatives d’appareils IA ont jusqu’ici oscillé entre curiosité, déception et buzz artificiel.

Une promesse risquée… mais crédible

Pourquoi croire que OpenAI et Ive peuvent réussir là où d’autres ont échoué ? Parce qu’ils veulent éviter l’écueil évident : refaire un smartphone déguisé. Altman l’a répété dans d’autres interviews : ce produit n’est pas un téléphone, et il ne veut surtout pas en recréer un.

Parce qu’ils cherchent une nouvelle grammaire matérielle pour l’IA : un objet simple, portatif, sans intimidation, qui ne détourne pas de l’essentiel.

Parce qu’ils savent que pour qu’un appareil IA fonctionne, il doit disparaître — devenir un pluriel de gestes et d’interactions naturelles, pas un mini-ordinateur sur la poitrine.

Et parce qu’ils ont appris des erreurs de leurs concurrents : interfaces peu fiables, autonomie ridicule, latence, absence de cas d’usage forts.

Un produit qui pourrait annoncer une nouvelle ère

Le duo Altman–Ive instaure une attente rare dans le hardware. Un peu comme lorsque la rumeur d’un appareil Apple circulait avant qu’on sache ce qu’était… l’iPhone.

On ne sait pas encore si ce futur device sera un compagnon vocal, un badge contextuel, un objet de bureau intelligent, ou une nouvelle classe d’appareils.

Mais, on sait déjà qu’un cap a été franchi :
le prototype existe, le design est acté, et les ambitions sont claires.

Rendez-vous dans moins de deux ans pour découvrir si OpenAI et Jony Ive ont réellement trouvé le good enough capable d’inaugurer l’ère du hardware IA émotionnel.

Tags : Jony IveOpenAISam Altman
Yohann Poiron

The author Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.