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Infographie : Google+ le réseau social obsolète ?

Il y a eu beaucoup de débats récemment sur l’opportunité de Google+ d’être le futur géant des réseaux sociaux. Si Google s’est empressé de souligner au cours de la conférence Google I/O que le réseau social compte aujourd’hui plus de 250 millions d’utilisateurs avec 70 millions d’utilisateurs actifs quotidiens, un rapport début août a suggéré que Google ralentissait les acquisitions et le financement pour Google+, tout simplement parce-que les résultats attendus ne correspondaient pas à leurs attentes. Une étude récente semble confirmer ce rapport.

Infographie : Google+ le réseau social obsolète ?

Une société dédiée aux réseaux sociaux au Royaume-Uni, Umpf, s’est récemment penchée sur l’engagement de Google+ et a remonté quelques statistiques surprenantes. Commençons d’abord par les bonnes nouvelles. Google+ est vraiment à la deuxième place en termes de membres, mais pas de beaucoup. Umpf indique que Google+ ne dispose que de 170 millions d’utilisateurs, comparé aux 161 millions de LinkedIn. Facebook est bien sûr toujours le roi avec ses 955 millions d’utilisateurs.

Mais, les bonnes nouvelles s’arrêtent là ! En effet, Umpf s’est penchée sur l’engagement réel de ces réseaux sociaux et les résultats récoltés pour Google+ ne semblent pas bons. L’étude a révélé que, pour chaque tranche de 100 millions d’utilisateurs, seulement 6 millions d’utilisateurs de Google+ étaient susceptibles de partager une publication. Comparez aux 197 millions de gens qui aiment à partager un tweet sur Twitter et le probable 41 millions à partager sur Facebook, Google+ se place très très loin !

En ce qui concerne l’activité, les utilisateurs du réseau social de microblogging Twitter sont 33 fois plus actifs que leurs homologues de Google+. Quant-aux utilisateurs de Facebook, ces derniers sont sept fois plus actifs, et les membres de LinkedIn sont 2,5 fois plus actifs.

Umpf a finalement dévoilé le pourcentage de parts que chaque réseau social bénéficie en fonction des publications. Google+ se place plutôt bien, mais ce n’est encore que de 2,6%. Facebook et Twitter se partagent beaucoup plus, respectivement 45,7 et 32,1% des parts. Mais, quand on sait que les partages sont seulement réalisés par un maigre 0,4% d’utilisateurs de Google+ par rapport aux 62,7% des utilisateurs de Facebook, on comprend pourquoi le réseau social est qualifié de “ville fantôme”.

Qu’est-ce que tout cela prouve ? Google dispose d’un réseau social massif, mais personne ne l’utilise. Bien sûr, vous pouvez l’utiliser, mais la majorité des utilisateurs ne le font pas. Nous avons tous eu un compte Google+ parce que nous avons un compte Gmail ou un autre service Google. La seule raison pour laquelle les comptes Google+ sont de plus en plus nombreux c’est simplement parce que Google les intègre dans ses produits. C’est génial pour les chiffres, mais pas pour l’engagement !

Cela étant dit, Google+ est un produit fantastique, mais je ne sais pas ce que Google peut faire pour accroître l’engagement sur le réseau. La firme peut avoir besoin d’effectuer une refonte massive qui déchire tout et recommencer. Elle pourrait également se concentrer davantage sur les Hangouts, sans doute la composante la plus populaire dans Google+.

Facebook et Twitter dominent tout ! Google a déclaré que ce n’est pas leur intention de participer à cette bataille, mais ils vont être comparés aux autres, indépendamment de leur position. Lorsque de telles chiffres sortes, ce n’est pas vraiment une bonne publicité pour le réseau.

Mise à jour du 14/08

Suite aux critiques constructives ou non apportées en commentaires de l’article et sur Google+ lui-même, je tenais à expliquer mon point de vue dans cet article.

Reste à la firme de Mountain View de trouver des idées avant que Google+ ne finisse comme Wave… Quelles sont les solutions possibles selon vous pour augmenter l’engagement du réseau ?

Mots-clé : engagementGoogleGoogle Plusréseaux sociaux
Yohann Poiron

L’auteur Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.