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Huawei pourrait recevoir à nouveau l’approbation d’installer des applications Google

Huawei pourrait recevoir à nouveau l'approbation d'installer des applications Google

Huawei pourrait recevoir un cadeau de Noël en avance dans les prochaines semaines, en supposant que le gouvernement américain respecte la promesse du président Trump d’accorder un certain nombre d’exceptions aux entreprises américaines qui veulent faire affaire avec Huawei.

Jusqu’à 260 demandes ont été déposées, demandant une licence pour faire du commerce avec le fabricant chinois, dont l’une serait Google. Si accordé, cela pourrait signifier que les smartphones de Huawei seront en mesure d’expédier des applications et services Google Play à nouveau, au moins pour une courte période.

La société chinoise a été accusée d’être un danger pour la sécurité nationale américaine, ce qui lui a valu d’être inscrite sur une liste noire qui interdit aux entreprises américaines de vendre tout produit à cette entreprise. Il est également utilisé comme monnaie d’échange dans le cadre d’une querelle commerciale entre les États-Unis et la Chine, qui n’est pas encore terminée. Pour des considérations économiques, le président américain Donald Trump a fait remarquer que le gouvernement est prêt à accorder quelques exceptions aux entreprises qui déposeraient une demande de licence pour commercer avec Huawei. Jusqu’à présent, aucune licence de ce type n’a jamais été accordée.

Le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, est toutefois optimiste quant à l’arrivée prochaine de ces licences, alors que les États-Unis et la Chine se préparent à conclure un accord commercial de « Phase I ».

Le secrétaire admet qu’ils ont reçu beaucoup plus de demandes qu’ils ne l’espéraient, laissant entendre combien d’entreprises américaines sont effectivement touchées par la liste noire. Bien que non nommé, Google est considéré comme l’une d’entre elles, et si la licence est accordée, Huawei et ses clients pourraient être en mesure de respirer un peu plus.

Encore sur un fil

Bien sûr, les licences dépendront de ce que les États-Unis considéreront comme des produits qui ne sont pas sensibles à la sécurité nationale. Les entreprises qui présentent les demandes font valoir que Huawei sera forcé de s’approvisionner dans d’autres pays, ce qui mettrait leurs propres affaires en jeu. D’autres sociétés, comme ARM Holdings, ont trouvé des moyens de contourner l’interdiction, déclarant que la technologie utilisée dans la conception de leurs processeurs ARM provenait du Royaume-Uni, et non des États-Unis.

Ce n’est pas parce que Ross ou même Trump l’a dit que ces licences vont régler les problématiques. Il ne s’agit pas non plus d’une solution pérenne, et elle pourrait être révoquée à tout moment. Le sort de Huawei reste donc lié à la situation politique entre les deux géants mondiaux, qui pourrait changer à tout moment sans préavis.

Yohann Poiron

L’auteur Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.