Fermer
OS

Microsoft dresse la liste des limitations des ordinateurs Windows 10 on ARM

Microsoft dresse la liste des limitations des ordinateurs Windows 10 on ARM

Si vous étiez curieux de connaître les différences entre les PC Windows 10 basés sur les processeurs Intel et AMD, et ceux utilisant la puce Snapdragon de Qualcomm, Microsoft a récemment énuméré les limites des applications et des « expériences » sur ces derniers sur les périphériques  Windows 10 on ARM. Depuis sa découverte, la liste de Microsoft n’existe plus, à l’exception des versions en cache que vous pouvez trouver sur les archives Internet tierces. Pourquoi un tel secret ? Regardez simplement la tablette Surface originale.

Les processeurs modernes sont principalement basés sur deux conceptions différentes : une appelée « x86 » introduite par Intel en 1978 qui est également utilisée par AMD dans les processeurs de bureau et portables, et une conçue par ARM dans les processeurs mobiles fabriqués par Qualcomm, Samsung, et NVIDIA. Ces deux modèles sont complètement séparés, et Microsoft doit façonner Windows pour les deux.

En 2012, Microsoft a présenté le premier appareil Surface intégrant un processeur Tegra 3 de NVIDIA basé sur l’architecture ARM et un système d’exploitation nommé Windows RT. Microsoft a conçu la Surface pour apporter une concurrence à l’iPad, mais l’appareil n’a pas réussi à s’imposer, car les propriétaires ne pouvaient pas exécuter leurs applications de bureau traditionnelles basées sur une architecture x86.

Pire encore, les clients ont dû faire face à la toute nouvelle interface tactile de Windows 8. Et, ils ont été contraints d’installer uniquement des applications à partir du Microsoft Store, qui était à ses débuts à l’époque et ne supportait pas entièrement les applications dites « universelles » multi-appareils. La prise en charge de Windows 8 RT a pris fin en janvier 2016, suivie de Windows 8.1 RT en janvier 2018.

Des PC « Always Connected » décevants ?

Nous voilà à la fin de l’année 2017. Microsoft et Qualcomm se sont associés pour leur initiative « Always Connected » dont le but est d’offrir des PC sous Windows 10 avec une connectivité 4 G LTE native et une autonomie assez folle. Fabriqués par ASUS et HP, ces premiers ordinateurs portables sont basés sur le processeur Snapdragon 835 présent dans les appareils mobiles. Cela signifie que Microsoft retrouve le marché de Windows on ARM.

Pour la défense de l’entreprise, sa plateforme d’application multi-périphérique « universelle » a mûri au cours des cinq dernières années. Vous pouvez installer Cortana, Microsoft Edge, Word, Skype et d’autres applications sur plusieurs périphériques, qu’ils reposent sur des processeurs x86 basés sur Intel et AMD ou sur des puces ARM de Qualcomm et Samsung. Mais, il existe encore des limites à la version de Windows 10 on ARM, comme on peut le voir dans la liste récemment retirée de la société.

Voici une simple liste des limitations, dont certaines concernent les développeurs, mais qui se répercutent sur l’expérience de l’utilisateur final :

  • Les périphériques Always Connected prennent uniquement en charge les pilotes 64 bits conçus pour l’architecture ARM (ARM64)
  • Les applications 64 bits développées pour les ordinateurs Intel et AMD ne fonctionneront pas sur ces ordinateurs
  • Si un jeu ou une application repose sur une version d’OpenGL ultérieure à la version 1.1, ils ne fonctionneront pas sur ces PC. Il en va de même pour les applications et les jeux qui nécessitent des accélérateurs matériels OpenGL et/ou des pilotes « anti-cheat »
  • Les applications qui chargent des composants Windows 10 non-natifs peuvent échouer/tomber en échec ou peuvent simplement ne pas se charge
  • Les appareils basés sur une puce ARM qui exécutent une version mobile de Windows peuvent avoir l’écran dans une mauvaise orientation ou ne pas démarrer
  • Les machines virtuelles utilisant Hyper-V pour les périphériques basés sur ARM ne seront pas exécutées.
Mots-clé : Always ConnectedMicrosoftWindows 10 on ARM
Yohann Poiron

L’auteur Yohann Poiron

J’ai fondé le BlogNT en 2010. Autodidacte en matière de développement de sites en PHP, j’ai toujours poussé ma curiosité sur les sujets et les actualités du Web. Je suis actuellement engagé en tant qu’architecte interopérabilité.