À l’approche de son événement Unpacked du 25 février 2026, Samsung n’a plus vraiment besoin de teaser les grandes lignes : tout le monde attend la gamme Galaxy S26. Ce qui attire l’attention, maintenant, ce sont les détails qui trahissent une stratégie.
Et l’un d’eux est intrigant : le Galaxy S26 Ultra conserverait un capteur selfie de 12 mégapixels, mais changerait de fournisseur au profit de Sony.
Galaxy Unpacked le 25 février : les fuites passent en mode « fine print »
Samsung a officiellement calé son événement Galaxy Unpacked au 25 février (diffusion en ligne, depuis San Francisco). Dans cette dernière ligne droite, le leaker Ice Universe affirme que le Galaxy S26 Ultra resterait sur 12 mégapixels à l’avant, mais avec un capteur Sony — possiblement le IMX874 — en lieu et place d’un module ISOCELL.
Sur le papier, les spécifications rapportées ressemblent à une copie conforme :
- 12 mégapixels
- 1/3,2″
- 1,12 µm
- f/2,2
Autrement dit : pas de gain évident en taille de capteur ni d’ouverture plus lumineuse. Ce choix a un sens industriel : un swap de capteur, c’est potentiellement moins de redesign interne, moins de contraintes d’intégration, et un risque maîtrisé côté chaîne de production.
It seems that I forgot to add information about the front camera of the Galaxy S26 Ultra. It is like this: 12MP , SONY, 1/3.2″ , 1.12um F2.2 85° https://t.co/w652u985XJ
— Ice Universe (@UniverseIce) February 16, 2026
Pourquoi basculer chez Sony, alors ?
Parce qu’en selfie, la différence ne se joue pas seulement sur la « taille » — elle se joue sur la signature : HDR et gestion des hautes lumières (ciel, fenêtres, contre-jour), rendu des carnations (teintes, transitions, rougeurs), micro-contraste (texture de peau vs sur-lissage) et surtout le duo capteur + ISP + traitement IA.
Sony a historiquement une solide réputation sur la dynamique et un rendu colorimétrique souvent jugé plus « naturel », mais le résultat final dépendra surtout de la manière dont Samsung recalibre son pipeline (HDR multi-frame, segmentation visage, tonemapping, réduction du bruit) autour des caractéristiques du capteur.
La fuite évoque aussi un champ de vision à 85°, contre environ 80° auparavant. C’est une évolution discrète, mais très concrète à l’usage avec des selfies de groupe plus simples, des vlogs plus confortables, et un cadrage moins « serré » sans basculer dans un ultra grand-angle caricatural.
L’ère des « mises à niveau silencieuses »
Cette fuite raconte quelque chose de plus large : sur les flagships 2026, on n’est plus dans la course au mégapixel côté selfie. Samsung semble plutôt chercher une amélioration qualitative — plus facile à vendre via des exemples (HDR, teints, vidéo) que via une ligne de spec.
Si le passage à Sony se confirme, l’objectif pourrait être double : homogénéiser le rendu entre capteurs (photo/vidéo, avant/arrière) via un nouveau tuning IA, et sécuriser l’approvisionnement et la performance sans toucher au design interne.
Au final, ce n’est peut-être pas « révolutionnaire »… mais c’est typiquement le genre de changement qui, une fois bien réglé, se voit immédiatement dans la vraie vie : un visage moins cramé en contre-jour, des tons plus justes en intérieur, et une vidéo selfie plus stable dans les scènes difficiles.



